Fallait demander

EDIT : Fallait demander est maintenant éditée dans le tome 2 de mon livre Un autre regard, disponible ou commandable en librairie, et sur les sites de vente en ligne 🙂

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http://www.francetvinfo.fr/societe/egalite-homme-femme-la-repartition-des-taches-domestiques-en-trois-graphes_902569.html

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702 réflexions sur “Fallait demander

  1. Intéressant de mettre les mots sur les maux.
    Toutefois pour aller plus loin, il faudrait comprendre pourquoi et comment la reproduction du « partage » des tâches se met en place dès le plus jeune âge

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    1. Je pense que c’est le conditionnement et les stéréotypes qui ont la vie dure.
      Chez moi mon homme partage les tâches domestiques , je partage les travaux de bricolage et de jardinage mais mon fils , jeune adulte qui est encore à la maison ne prend pas le relais et se fait servir par son père et attend que je fasse de même, que je le serve aussi. …Je ne sais pas d’où il tient cette attitude…..il me fait passer pour une mauvaise mère. J’estime en avoir fait assez.

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  2. Bonjour,
    J’ai un point à ajouter à votre analyse et à votre série de conseils.
    Les filles, quand vous constatez que votre compagnon a fait la vaisselle, passé l’aspiro ou je ne sais quoi du même type, ne lui dites PAS merci. Il ne s’agit pas d’être désagréable ou mal élevée, mais simplement de réfléchir à ce que sous-entendrait un remerciement. Si, quand ton Jules a lavé par terre, tu lui dis merci, cela sous-entend que tu prévoyais de le faire et qu’il t’a débarrassée d’une corvée, ou tout au moins que tu es responsable de l’organisation du ménage. Ce remerciement revient donc à valider une idée sous-jacente : c’est à toi, lafâme, d’organiser le fonctionnement de la maison. Si tu en doutes, pose-toi cette question : combien de fois Jules t’a-t-il dit : « Oh, chérie, tu as rangé la vaisselle (changé la couche de bébé, rangé le salon, rappelé le plombier), merci ! »
    Si on veut établir que le fonctionnement du foyer doit être partagé de manière équitable, il faut aussi effacer l’idée établie que c’est Elle qui gère et Lui qui aide.

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    1. C’est exactement le fond de mas pensée et c’est en cela que le « Fallait demander » est gênant. Demander à être aider ??? WTF ? On ne doit pas être aidée, on doit s’épauler. Je regrette que vous ne parliez pas des heures de recherches sur internet passées généralement par les femmes à : trouver les vacances idéales, réserver les billets de trains… ; trouver une activité pour les petits pas loin de la maison ; gérer le budget commander des photos, courses, jouets… j’avais fait une petite liste de mes métiers :
      Je suis une femme qui travaille dans une entreprise à plein temps et…
      Je suis une mère,
      Je suis une femme,
      Je suis une fille,
      Je suis un réveil-matin,
      Je suis la machine à ranger,
      Je suis la nounou-éducatrice,
      Je suis une infirmière,
      Je suis une travailleuse manuelle,
      Je suis RH de la nounou et de l’aide ménagère,
      Je suis une agente de sécurité,
      Je suis la conseillère psy,
      Je suis parent d’élève,
      Je suis la consolatrice,
      Je n’ai pas de (vrais) congés,
      Je suis la cuisinière parfois,
      Je suis la lavandière,
      Je suis la comptable,
      Je suis la gentille organisatrice des loisirs,
      Je suis payée… par mon entreprise (moins qu’un homme)

      à méditer

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    2. Ou plutôt… Dites-vous mutuellement merci ! Je prépare 99% des repas par goût et pas parce ue j’y suis forcée même si mes horaires me le permettent plus qu’à mon partenaire et pourtant il me dit toujours merci.

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    3. Je ne suis pas du tout d’accord avec vous Emm. Pour moi le merci est important et cela ne signale pas que la femme est responsable de tout. Les hommes/conjoints/pères devraient aussi penser à dire merci quand la cuisine est propre, le repas est fait, le bébé est changé, c’est certain. Mais je pense que c’est une erreur (même si c’est sous une autre forme que le « merci ») de ne pas signaler à son conjoint que l’on apprécie qu’il est fait quelque chose pour la maison, pour le couple, pour la famille.

      Moi je trouve ça essentiel de signaler à ma compagne que ce qu’elle fait n’est pas un dû et que j’ai à la remercier ou à apprécier quand quelque chose a été réalisé qui va dans le sens d’un mieux être. Ce que je trouve pas normal aussi c’est de considérer certaines choses comme des corvées. Mais bon, c’est sûr que quand c’est toujours quelqu’un qui s’y colle il peut commencer à subir les choses. Mais personnellement, il y a des choses que je considérerai jamais comme des corvées et que je suis heureux de pouvoir réaliser avec ou sans remerciement.

      Le problème d’ailleurs toujours davantage des reproches que des remerciements.

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      1. Ah oui, la « gratitude attitude » n’est pas très ancrée dans beaucoup de familles et c’est regrettable .c’est une vieille amie qui me l’a fait découvrir, je ne la remercierai jamais assez pour cela.
        J’ai aussi appris la règle des 4 C pour vivre en paix avec les belles familles: pas de conseils, pas de commentaires, pas de critiques et QUE des COMPLIMENTS! Dur, dur….mais si on ne veut pas se fâcher avec la belle famille, il faut savoir s’y prendre. Tiens Emma, cela ferait bien une BD

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    4. Bonjour,
      Au contraire, je pense qu’il faut dire merci. Mais bien sur, ça doit marcher dans les deux sens! Un merci est une reconnaissance de l’effort fourni. Et ça fait du bien! Aux hommes et aux femmes.

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    5. N’importe quoi… Dire merci ne dégrade pas la personne qui le reçoit ! Nous nous disons merci de temps en temps dans mon couple quand nous faisons des choses. C’est bien perçu, c’est une façon au contraire de reconnaître ce qui est fait, l’effort, dans les deux sens. C’est positif 😉

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    6. Bonjour,
      je ne suis pas d’accord avec toi. Je pense que dire merci est important mais doit ce faire dans les deux sens ! Avec ma femme, nous partageons nos vie et nos taches depuis plus de 13 ans maintenant, et je l’ai toujours remerciée d’avoir accompli une taches ménagère comme elle m’a remercié elle aussi de faire les miennes. Loin de l’idée de dire « Merci de m’avoir débarrassé d’une corvée » nous nous disons « merci d’améliorer notre quotidiens en faisant chacun nos taches ».
      L’idée de dire « merci » à l’autre comme un soutien et une reconnaissance et à mon sens ce qui doit-être encourage, et non « l’abandon pur et simple du merci » qui encourage au contraire la banalisation des taches dans leur ensemble.

      Par exemple: je m’occupe de faire à manger (pour moi, ma femme et ma fille), je fais les courses (car pour moi l’un ne va pas sans l’autre…), je m’occupe de la vaisselle, concernant le linge, un de nous le met dans la machine puis l’autre l’étend (en fonction de nos horaire de travail), je passe l’aspirateur et la serpillière une fois par semaine.
      Concernant notre enfant, c’est chacun son tour, tout simplement…1 couches chacun, 1 jours le bain avec maman, le lendemain la douche avec papa…etc.
      Et ma femme s’occupe de la poussière, des lits, du rangement et de sa carrière.
      Pas une fois je n’ai manqué de lui dire merci pour ce qu’elle fait et pas une fois elle n’a manquée de me dire merci pour ce que je fais. Et cela nous à toujours encouragé à continué car c’est un merci de reconnaissance qui encourage l’autre à continuer pour le bien de son foyer ! Le faire disparaître serait, a mon avis, une grosse erreur !

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    7. Désolé mais je dis merci à ma compagne quand elle fait le ménage et inversement elle me dit merci quand je le fais, cela s’appelle le respect de l’autre et du temps qu’il a consacré pour l’autre, même si c’est normal, cela toujours du bien à dire et/ou à entendre. Si vous rentrez dans un combat mental pour toutes les choses du quotidien, je vous plains.

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    8. J’ai du mal a accepter cette idée pour ma part : je vois ça comme une impolitesse. Quand ma femme me donne un coup de main pour ranger la vaisselle, nettoyer la maison passer la tondeuse, porter des matériaux ou poncer un mur je lui dit systématiquement merci. D’ailleurs la réciproque est loin d’être vraie, par ce que « j’ai pas à te dire merci, on doit s’épauler » et ça commence doucement à m’agacer…

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  3. Article très intéressant.

    Il est clair que la charge mentale n’est pas égale dans un couple. Par contre, elle est acceptée. je connais pas mal d’amies qui ont décidé de quitter leurs partenaires, en partie pour un manque d’investissement dans la gestion du quotidien.

    Bien entendu, l’éducation et les stéréotypes ont encore la vie dure, mais aujourd’hui on a le choix de son conjoint. Si il ne fait pas l’affaire, on peut s’en aller et vivre seul(e). Ce qui pour beaucoup devient le vrai bonheur.

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  4. C’est dit avec justesse et avec finesse. Je comprends mieux mes difficultés à faire saisir mon point de vue à ma compagne : ne pas se prendre la tête à ce point pour organiser le ménage et les enfants. Pour moi l’essentiel est que les choses soient faites à temps.
    Maintenant, je vois ce que ma position avait de confortable et en quoi je refusais de prendre en compte son conditionnement social et le mien. Je vais tâcher de prendre sur moi ma part de charge mentale, comme j’ai jusqu’ici assuré ma part des tâches concrètes.

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  5. Beaucoup de très juste dans tes dessins. la nécessite me semble urgente en effet de  » déculpabiliser  » en laissant faire un peu en acceptant le désordre. Pour le sujet de la Charge mentale… je la trouve anxiogène et dangereuse. quand je vivais seul, je n’avais pas de « charge mentale  » au sens de charge j’avais une organisation personnelle. Maintenant que nous somme 5 quand ma compagne part en formation 2/3 jours ou une semaine, je ne me met pas pour autant de Charge mentale, je continue l’organisation quotidienne et une fois arrivée au WEnd je range ( 4 h ) et j’organise les courses pour la semaine suivante. du coup c ‘est le DAWA mais que sur une periode d’une semaine … ( c est sur que si ma compagne revient plus tot , elle s’arrache les cheveux )

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  6. Merci. Mille merci ! Vraiment ses quelques bulles m’ont permis de mettre un mot sur ma détresse actuelle.
    Je ne souhaite pas m’étendre sur mon cas personnel mais je vis des moments très dur pour moi personnellement alors que pour d’autres femmes dans ma situation c’est pire et je ne savais pas mettre les mots sur ma détresse et mes attentes vis à vis de mon compagnon. Maintenant je sais qu’il fait que je me décharge mentalement et qu’il va falloir que lui se charge mentalement.
    Merci encore

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  7. Cet article est une merveille, bravo ! Tu as mis les mots justes. C’est affreux de lire les commentaires partout, sur les réseaux sociaux et tout. On est tellement de femmes concernées. Comment nous sortir de cette misère ? A part exterminer les hommes ? Mouahaha. Non sans rire, chapeau pour ton article, tu as beaucoup de talent !

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  8. On peut aussi vivre avec le Prince Charmant et détester ça.
    Voyez ce que dit Sandrine dans son blog et les réponses.

    http://blog.scommc.fr/je-vis-avec-le-prince-charmant-et-je-deteste-ca

    Personnellement je pense que ce qui compte c’est la liberté de chacun et de pouvoir vivre dans un climat agréable sans tensions, sans stress, sans calculs….et de se sentir bien ensembles et à l’écoute de l’autre, de ses propres besoins et de ceux de l’autre. Bien sûr on ne peut pas toujours deviner lesquels et il faut demander avec amour et tendresse avant que la marmite explose.

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  9. J’ai apprécié cette BD. J’aimerais la partager avec mon conjoint mais il est anglophone. Y a-t-il une traduction en anglais de cette BD ? Si non, voulez-vous que je le fasse ?

    Bien cordialement,

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  10. « La charge mentale repose en quasi totalité sur les femmes » … suivi d’une illustration qui montre une femme pensive et anxieuse et un homme libéré, sans stress, sans pensés… Ben voyons ! C’est vrai, c’est bien connu, nous les hommes, dans un couple, on ne pense pas, on ne planifie rien. Pas besoin, quand un problème arrive, boum ! On a la solution immédiatement et on agit instantanément. Rien ne nous préoccupe jamais. Les scientifiques ont d’ailleurs trouvé le script de la solution miracle à tout; il était planqué dans notre gêne Y !! … Franchement, votre message est bon, en plus…mais ne laissez pas passer de telles absurdités, pitié…

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    1. C’Est bien… La bd vous fait réagir. Statistiquement les femmes en font toujours 2.5 fois plus que les hommes à la maison tout en travaillant à l extérieur… Ce n est peu être pas votre cas Bravo! Mais vous êtes une exception.
      le nombre de burn out a augmenté en flèche dans la population féminine… Étrange.. peut n y a t il pas de lien, mais peut être est ce lié.

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  11. Le mental sert à porter une charge mentale. Les hommes portent aussi la leure contrairement à ce que vous semblez penser. Le monde ne se résume pas au cocon familial. Si les hommes font homme au foyer les femmes les appèlent chômeurs. Si une femme fait femme au foyer il faut la plaindre …
    Les stéréotypes à éviter d’enseigner aux enfants c’est à quel point les filles n’ont pas eu de chance d’être des filles.

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    1. C’est vrai que c’est hallucinant comme de nombreux hommes au chômage n’en branlent pas une à la maison. Ils avaient tellement l’habitude que ce soit leur femme qui fasse tout le boulot le matin et le soir qu’il leur vient même pas à l’idée qu’ils pourraient faire leur part de travail, et je parle même pas de jouer les hommes au foyer. Heureusement, c’est surtout je pense l’ancienne génération, celle qui a été éduquée dans l’esprit de la femme qui s’occupe du foyer quand l’homme rapporte le fric, et qui a du mal à saisir que si l’homme reste au foyer quand la femme rapporte le fric, l’homme pourrait éventuellement apprendre à utiliser la machine à laver.

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  12. Aurait pu aussi s’appeler : « mais J’ALLAIS le faire… » en tout cas je reconnais parfaitement cette situation qui me fait parfois explosé et en même temps culpabiliser car effectivement mon conjoint accomplit son lot de tâches à la maison (même si on est pas exactement à 50/50) mais se repose entièrement sur moi pour « piloter le projet ». Et je n’ai jamais réussi à lui faire comprendre ce qui coinçait la dedans alors merci de l’avoir mis si bien en mots et en images ! Nous avons 3 garçons à la maison. J’essaie de leur inculquer tout cela mais pas facile quand finalement tout le monde compte sur la seule femme du foyer pour tout organiser, supporter et gérer !!!

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  13. Ce strip est absolument parfait ! MERCI MERCI MERCI ! 🙂 J’adore ton blog et ça me fait toujours plaisir quand il y a un nouvel article.

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  14. Aujourd’hui à dire vrai je retrouve davantage et même totalement deux plus grands enfants
    Qui pourtant sont des filles
    Que leur père
    Je dois assumer l’entière charge mentale de tout l’administratif qui concerne mes enfants
    C’est vrai que tout cela est aussi totalement étranger à leur père
    Remplir et renvoyer les dossiers
    Envoyer les préavis dans les temps
    Contrôle technique
    Rendez vous médicaux Etc etc
    Merci pour cette BD que j’aimerais leur imprimer
    …….

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  15. Réflexion très intéressante, et BD très agréable à lire, merci!

    Je pense cependant qu’il serait également intéressant de réfléchir au conditionnement à se mettre la pression sur ces tâches. Au lieu de décharger des sources de stress sur son/sa conjoint(e), pourquoi ne pas s’en débarasser? Certaines tâches sont tout simplement inutiles, et ne mettent une pression qu’à la personne qui les estime nécessaires.

    Hommes (souvent) comme Femmes (parfois), une fois au sein d’un couple, doivent aussi confronter leur manière de fonctionner avec celle de leur moitié et trouver un compromis, et pas seulement la pousser à accepter leur manière de fonctionner. Tout ça IMHO évidemment!

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  16. C’est très bien de mettre des mots sur ce qui me pèse depuis que je suis en couple. Après avoir lu la.bd, j’ai demandé à mon conjoint s’il lui arrivait en avant de s’endormir de penser à la journée de demain ?? Il m’a dit non, je dors.
    Alors qu’en allant au lit je fais la liste de ce que je dois faire le lendemain. Je ne peux pas m’endormir tant que Ma liste est incomplète…

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  17. je vais surement me faire trucider, mais peu importe. il y a du vrai dans tout cela, le schéma socio-culturel, l’homme chasse dehors et ramène des thunes et la femme s’occupe du foyer, oui ça existe encore. Mais il y a aussi le fait que une fois devenues mères, certaines femmes sont entièrement focalisées sur leur relation avec le bébé et sur toutes les tâches à accomplir qui vont avec dans la maison,
    sans laisser la moindre place au père. Je ne dis pas ni ne pense qu’elles le font exprès, je pense qu’elles ne s’en rendent même pas compte…et je pense que ça peut expliquer, je dis bien expliquer, que certains pères, sans s’en rendre compte non plus, s’écartent parce qu’ils pensent qu’ils n’ont aucune utilité dans cette relation avec l’enfant et sur leur rôle à l’intérieur du foyer.

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    1. Bonjour Chloé,

      je suis d’accord avec ton analyse, cela existe, mais dans ce schéma le couple devient dysfonctionnel et un malaise s’installe. Souvent une forme de rancœur chez la femme (qui ce sent abandonnée) et un mal-être chez l’homme (qui ne trouve plus sa place).
      Et là, a mon avis, c’est à l’homme d’agir pour rapidement endiguer la situation avant le dérapage !
      Car comme tu le dis: « une fois devenu mère.. » et oui, une fois devenu mère…Pour l’avoir vécu en temps que père justement, je peux affirmé qu’une femme peut être contrôlée quasiment que par ses hormones après (voir pendant) la grossesse. Alors qu’en tant homme, hormonalement parlant, nous ne changeons pas ! Et c’est là où nous devons prendre nos responsabilités et montrer à notre femme que nous somme là, et que rien ne se fera sans nous ! A nous d’apporter le soutient dont elle a besoins et de prendre les choses en mains afin de la rassurer et de la sécuriser !
      Pour moi, beaucoup trop d’homme fuis leur responsabilité après l’accouchement sous prétexte de pas savoir où est leur place…et oui, c’est dure, c’est un changement et nous ne somme pas préparé à ce changement…mais c’est la vie, alors on se doit de relever nos manches, de prendre notre courage à deux mains et de se donner à fond pour sa femme et son enfant ! Surtout dans les premier mois !
      Apres, quand la pression retombe et que nous nous habituons à être 3 (ou plus ^^)et non plus 2, alors nous pouvons de nouveaux répartir les taches (ancienne et nouvelles) afin de revenir à l’équilibre (50-50).
      Mais avant ce retour à l’équilibre (voir cette mise à l’équilibre pour certain…mieux vaut tard que jamais…) nous, les hommes, nous devons de prendre en charge un maximum pour soulager et sécuriser maman (qui à déjà le cerveaux qui bouillonne de choses que nous ne pouvons même pas comprendre…) et confirmer notre place dans cette famille qui s’agrandit. Bref, assumer et prendre nos responsabilités.
      C’est facile à écrire, certe, plus difficile à faire et a appliquer, il nous à fallu presque 1 an 1/2 à ma femme et moi pour retrouver notre équilibre, mais j’ai jamais lâché et ça à fonctionné. Mais en tout cas, si on ne le fais pas, que l’on baisse les bras, c’est sûr, ça marche pas.

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    2. C est en partie vrai mais l’homme laisse aussi souvent cela a l épouse au lieu de prendre son rôle de père…. Qui n inclut pas que le jeu! Être père c est aussi se responsabiliser en théorie.

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    3. Je suis assez d’accord avec votre remarque Chloé.
      Dans un registre proche, il y aussi les compagnon(e)s (fonctionne également avec les enfants) qui souhaitent aider, participer, prendre des initiatives, mais qui se font reprendre (sèchement?) par le/la « responsable de projet » car ils s’y prennent mal, sans qu’il y ait derrière une action pédagogique de celui-ci pour faire passer le « simple exécutant simplet » au rang « d’employé pleinement autonome et efficace ».

      En bref, et comme vous l’avez avancé, certaines personnes rendent par leur comportement toute tentative d’aide/partage des tâches difficile.

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  18. Je trouve cette BD très juste et très intéressante. La sujet est complexe car il faut contrecarrer des codes sociétales ancrés au plus profond de notre inconscient. Pour les hommes, prendre leur part de charge mentale et pour les femmes leur laisser la place même si les choses ne sont pas faites comme on le souhaiterait ou comme on a l’habitude de le faire.
    A titre personnel, je viens d’emménager avec mon compagnon et malgré notre volonté à tous les deux d’équilibrer les rôles, nous avons du mal à sortir de ces places pré établies.
    Voici un exemple concret : pour faire les repas, j’aime bien cuisiner mais je ne voulais pas endosser la responsabilité de tous les repas. Je me suis rendue compte qu’automatiquement quand nous étions ensemble, je le plaçais dans le rôle de l’aidant et que je ne lui laissais pas la place la plus intéressante. Je lui proposais de m’aider et le plus souvent il rangeait et faisait la vaisselle. Un jour, je me suis dit que c’était nul de ne lui laisser que les tâches ingrates alors on s’est mis à alterner les rôles pour le plus grand plaisir de nous deux : faire les cookies, préparer le risotto. Par contre, je m’entraine à accepter que ce ne soit pas fait comme je voudrais. Au final, est ce si grave?
    Ce que je veux dire c’est que notre éducation et la société ont tendance à imposer aux femmes de prendre la main sur certaines tâches et aux hommes de leur laisser cette place. Alors essayons de partir sur des bonnes bases. Luttons sur ce que la société veut imposer aux femmes comme aux hommes: nous en sommes tous en partie responsables et nous sommes tous capables de modifier doucement et surement ces héritages du passé.

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  19. Quel talent ! C’est très clair et bien construit, ma mère qui lisait la planche avec moi a compris des choses que j’essayais de lui expliquer depuis des années (la charge mentale, l’inégale répartition des tâches, etc.). Je suis en études sur le genre, un blog sur le sujet, et je n’arrive pas aussi bien à faire passer le message que vous. Preuve que vous avez du talent et que la BD est un bon vecteur.
    Bravo ! Désormais, je vous suis !

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  20. Cette BD est non seulement agréable à lire mais très subtile. Rien n’est proscrit, c’est au lecteur de conclure.
    Autrefois, les femmes étaient chefs des casseroles et géraient l’argent du couple gagné par l’homme de la maison. Il en était ainsi dans les milieux modestes, qui regroupaient tout de même plus de 90% de la population.
    Tout a changé lorsque les femmes ont aussi travaillé à l’extérieur. Elles ont cumulé les taches.
    En plein boom féministe, au début des années 70, l’on disait que la différenciation des sexes résultait de l’éducation. Il fallait supprimer des jouets tout symbole de travail feminin et offrir aux garçons et filles les mêmes jouets, poupées, voitures,…
    J’ai mis tous ces principes en application à la naissance de mes jumelles. Mais je me suis heurté à leur père qui est devenu le héros de la BD, sous prétexte que les taches étaient désormais trop compliquées pour lui. Sa collaboration s’arrêtait à l’aspirateur une fois par semaine « tu pourrais me dire merci »), à inscrire sur le tableau des courses chips et bonbons (pour lui) et à signaler qu’il n’avait plus de chemise repassée. Je rétorquais toujours qu’il devrait me dire merci plus de 20 fois par jour.
    Entrées au collège, nos filles sont devenues des copies de leur père. J’ai fait la grève du rangement, du nettoyage, de la cuisine en semaine…je n’ai eu droit qu’à des remarques acerbes, puis du mépris.
    Je suis partie, seule, et depuis je peux avoir des moments de détente, sortir, vivre.
    On le voit dans la BD, le partage ne résiste pas à l’arrivée des enfants…

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  21. Je trouve ce qui ce dit ici extrêmement pertinent et judicieux.
    Cependant je n’arrive pas à trouvé comment appliquer cela pour améliorer notre quotidien à mon épouse, notre fille et moi-même. Comme nous travaillons tous deux à 100%, nous quittons la maison entre 8h00-8h30 et elle rentre vers 18h00-18h30 et moi vers 19h00-19h30. S’enchaînent repas/vaisselle/rituel du couché de la damoiselle qui se termine vers 21h00-21h30, cela laisse peu de temps pour les activités du foyers surtout si on ne veux pas rapidement manquer d’heure de sommeil (levé 6h30-7h00).
    Il reste les weekends évidemment mais 2 jours pour le ménage/nettoyage complet, la lessive le repassage, les repas, les courses, les activités de notre fille et repos(si il y a le temps évidemment) cela passe très vite. Tout est fait par mon épouse et/ou moi-même mais rarement de manière inégal
    et cela dans un sens ou dans l’autre au gré de l’épuisement respectif de chacun.

    Mon sentiment c’est qu’à l’heure actuel dans notre société concilier 2 emplois à 100%, 1 enfant ou plus, une éducation, un foyer (raisonnablement) bien tenu et un minimum de santé mentale est impossible au vu des 168 heures que contient un semaine.

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  22. Emma, Vous parlez dans votre BD des inegalites menageres. C’est un fait. Et de tout ce que je vois, meme si les ecarts se reduisent (les peres mettent la main a la pate pour preparer un repas, debarasser ou changer un couche), le probleme de la « charge mentale » est bien plus profond. Il serait important que vous expliquiez dans votre BD (pour aider toutes les filles a communiquer avec leur compagnon!) que :
    – ce qui prend du temps est autant de faire quelquechose que de faire germer l’idee, de faire des recherches, de selectionner et de prendre une decision :
    par exemple, organiser les anniversaires des enfants (trouver des idees sympas, faire des recherches internet, en parler aux copines, en discuter avec les enfants, organiser les dates, gerer les plannings, trouver une date commune, envoyer les invitations… OUF). Tu veux que je t’aide ? = le compangnon va penser que c’est juste un coup e telephone a passer a la salle de jeux la plus proche.
    par exemple: les enfants malades: cela signifie avoir le ressenti pour voir quand c’est grave / pas grave, faire des recherches / discuter avec des pendiatres / avec des mamans dans le cas de pathologies un peu compliquees, avoir les connections avec le reseau de mamans / nounous (et donc nourrir ce reseau!) pour etre epaulee le jour J ou la maitresse / la creche vous appelle en plein meeting, cela signifie se liberer pour RV pediatre et organiser le planning des autres enfants pendant le creneau en question, avoir la patience d’etre avec l’enfant pendant ces moments difficiles, trouver des astuces ingenieuses pour lui faire prendre ses medicaments, ne pas s’emmeler les pinceaux entre le traitement de l’un, le traitemet de l’autre et les vitamines du 3e, et puis ensuite, cela sgnifie « administrer les medicaments » (posologie, dosage, regularite etc.). Tu veux que je t’aide ? = le compagnon va penser que c’est juste aller chez la pediatre et que le tour est joue! Et s’il change la couche et met au lit en oubliant de faire prendre les medicaments, la reponse est « tu ne m’avais rien dit, je ne savias pas »(tu ne savais pas que ton gamin etait malade ?) etc.
    Pourriez-vous egalement developper ce point important en BD : je pensee que les femmes sont bien meilleurs, de facto, pour le multi-tasking (multi-taches) et qu’elles le font hyper naturellement (un RV telephonique avec les US, un SMS a la baby-sitter, un rapport au CFO, une commande amazon pour l’anniversaire du dernier, une presentation pour le boss, une commande online pour le diner du soir, etc. etc. Mais ce qu’on demande aux compagnons, c’est au moins de la RECONNAISSANCE ! qui doit prendre 4 formes :
    (a) prendre la mesure du temps passe, de l’energie consacree, du travail fourni (quand tu rentres du travail et que la maison est silencieuse, enfants couches et maison ordonnee / frigo rempli = ne signifie PAS que lamaison a ete comme ca toute la journee ! c’est du boulot !
    (b) prendre la mesure du travail INVISIBLE (les draps laves toutes les 2 semaines : bof on voit pas la difference…… arrrgh; tiroirs mis a jour tous les 6 mois car les enfants grandissent (= acheter ou troquer des vetements; ranger / trier; faire de la place; donner le surplus) : bof on voit pas la difference….. argggh !
    (c) savoir dire merci !
    (d) et surtout, le pire du pire : ne pas dire « tu t’organises mal » ou « T’AS QU’A » (t’as qu’a prendre une femme de menage; t’as qu’a prendre une nounou en plus….) AAAARGH !
    NOUS LES FEMMES ON EST DES MERES ET ON A FAIT CE CHOIX ET ON PREND TOUT CE QUI VA AVEC, LES CALINS ET LES COUCHES DE CACA, LES FOUS-RIRES ET LE BAZAR A RANGER…. ON RALE DE TEMPS EN TEMPS MAIS ON PEUT AIMER CA CAR C’EST LA VIE MAIS ON NE SUPPORTE PAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAS L’INDIFFERENCE, LE JE MENFOUTISME, LA NON RECONNAISSANCE, LES COMMENTAIRES SIMPLISTES !

    Ma tres chere Emma, des que vous avez envie d’un tome 2, c’est quand vous voulez ! Ce theme est central, fondateur, urgent, complexissime, salvateur : on a besoin de vous !!! (car les hommes lisent les BDs)

    MERCI !!!!!

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  23. Pour répondre à Chloé : nous n’avons pas (encore) d’enfants mais je me reconnais totalement dans cette BD! Mon conjoint « participe » aux tâches de la maison mais c’est en effet moi qui les coordonne par défaut, sinon rien ne se passe. Il ne voit pas les poubelles qui débordent, le frigo vide, la baignoire archi sale, le panier à linge qui déborde, etc. Si je lui demande, pas de problème, il s’y colle mais c’est effectivement le « fallait demander » et c’est épuisant. Et quand il se lance à faire à manger c’est « qu’est-ce que tu veux manger ma chérie? » Encore à moi d’avoir une idée et si je lui fait remarquer « mais c’est pour cuisiner ce qui te plait ». Bref, sincère ou de mauvaise foi, à voir mais on en revient à la charge mentale au-delà de l’exécution.
    Donc pourquoi pas la théorie de la relation exclusive mère-enfant (vrai pour certaines femmes sûrement mais pas toutes loin de là) MAIS je suis persuadée qu’en effet depuis l’enfance nous sommes conditionnés dans des rôles bien définis et qu’il est très difficile d’en sortir, pour les hommes comme pour les femmes.

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    1. Je ne remets en aucun cas en cause cette BD que je trouve, somme toutes, pertinente.
      Cependant, certaines choses sont reprochées à l’homme de manière totalement injuste et injustifiée. Et personne ne le fait remarquer ici, ce qui a le don de m’énerver.

      Pour commencer, cette histoire qui revient de manière récurrente sur le choix des vacances, le choix de la cuisine de ce soir, le choix en général. Vous êtes très souvent, mesdames, reléguées par défaut au poste de chef de la maison, non pas par profit/flemme de notre part (bien évidemment il existe beaucoup d’hommes qui agissent comme ça, mais c’est loin d’être la majorité en réalité) mais par peur de conflit.
      En effet, combien de fois, et dans combien de foyers différents, peut-on retrouver cet aspect ? Loin de moi l’idée de placer l’homme en victime, mais c’est toujours pareil à ce niveau là (encore une fois, je généralise, ce n’est évidemment pas toujours vrai). Dès qu’on propose un truc, ou qu’on répond à une question de choix qui concerne directement madame, s’il y a un désaccord quelconque sur ledit choix, CA IRA TOUJOURS dans le sens de madame.

      Exemple tout con : « Tu veux manger quoi chérie ce soir ? -Ce que tu veux je m’en fous. -Resto ? -non -Plateau télé/apéro dinatoire ? -non -Pâtes bolo ? -non, en fait je mangerais bien des sushis, emmène-moi au resto ». Pareil avec les vacances ou quoi que ce soit hein… Les moments où on participe dans ces choix, vous nous reprochez de pas le faire assez souvent, mais au final on finit toujours par aller où vous aviez prévu d’aller. Et vous de nous reprocher de pas avoir assez d’idées…
      Quand on est en soirée en couple, c’est toujours madame qui veut rentrer et qui force le mari. Mais là je tombe dans le cliché. Cependant cela reste terriblement vrai.
      Je rajouterais les sautes d’humeur dès qu’on aide mais qu’on le fait pas assez bien pour vous « laisse-moi faire tu t’y prends comme un manche ! ».

      Bref… Il y aussi de la mauvaise foi de votre côté. C’est pas toujours de la faute des hommes si vous finissez en chef de maison et nous en parfaits canards insupportables « oui ma chérie, tout ce que tu voudras », pour éviter de vous énerver alors qu’on est bien d’accord que cette attitude ne fait qu’empirer les choses.

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  24. Cette BD est très intéressante cela dit, je ne suis pas convaincu par certains points. Il ne s’agit pas forcément d’allonger le durée du congé paternité par exemple pour résoudre le problème du rapprochement père-enfants. Je pense au contraire que c’est surtout une question de volonté du papa de sacrifier un peu de son temps de carrière pour être avec ses enfants. Et je pense que ça arrange bien des mecs au contraire que madame s’occupe de tout ^^

    Je suis papa de 2 enfants (dont 1 en garde alternée maintenant). Je ne me suis absolument pas reconnu dans cette BD. Je suis issu pourtant d’une éducation plutôt machiste en la matière (mon père, ouvrier de carrière, n’aidait jamais ma mère pour le ménage ou les enfants). Pour autant, je n’ai jamais reproduis ce schémas de vie. J’ai un boulot équivalent cadre dans l’info, je me suis toujours attelé à faire passer ma vie de famille avant le boulot. Je me suis toujours occupés des enfants (petit déjeuner, déjeuner ou diner, la douche, les lessives…), et même au seins du foyer, j’ai ma part de tache. Moi et ma compagne sommes tous 2 des chefs de projet maison. Et même si je reconnais ne pas forcément faire les choses parfaitement, aux yeux de ma compagne, elle est pour sa part largement soulagée des taches que les femmes que vous décrivez, font.

    Alors est-ce que je suis un super papa ou un super conjoint? Je crois pas. Mais par contre, je suis pour l’équité des taches dans une société où de plus en plus de femme travaillent. Et ça me parait évident, à moi en tout cas, que de prendre part à l’organisation de la vie du foyer.

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  25. D’accord avec Katarina, c’est à mes jeunes grands enfants ou jeunes adultes encore à la maison que je dédie cette BD, particulièrement le coup du lave-vaisselle dont on a extrait LA chose dont on avait besoin….et laissé le reste dans l’évier.

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  26. Ce n’est pas une question de sexe, c’est une question de fainéantise. Ces gens ont été élevés en ayant tout acquis et en n’ayant rien à faire. Ce n’est pas parce qu’ils sont des hommes que ce sont des fainéants. Une différence chromosomique ne décide pas de la fainéantise.
    Je vois bien ce dont tu veux parler, ça n’arrive pas que dans les couples comprenant un homme blanc hétérosexuel, ce genre de situations. Je suis en colocation, et c’est à moi de tout faire: courses, vaisselle, ménage, factures, organiser les lessives, le linge, réparer quand ça ne marche plus. Quand je dis à mes colocs (oui, des hommes blancs hétérosexuels, comme moi…) de faire tel ou tel chose, ils me disent oui et ne le font pas. Ils ne font jamais leur vaisselle, ne font jamais les courses, volent ma nourriture constamment (car ils n’ont rien acheté), et trainent pour me rembourser les factures. Quand ils font une soirée à l’appartement, ils disparaissent magiquement le lendemain et pendant 1 semaine (ils vont chez leur copine, leur autre esclave), attendant bien patiemment que j’ai rangé leur bordel. Tous les soirs quand je me fais à manger, il réclament que je leur donne une partie de mon repas car ils ont la flemme de préparer…
    Bref la situation est similaire.
    C’est juste des gros flemmards qui ont été éduqués à ne rien faire et à attendre que tout soit fait, en sirotant leur bière de merde, et qui ont surtout besoin d’un putain de coup de pied au cul.
    Je tiens à signaler que la copine d’un de mes colocs est aussi atteinte de fainéantise sévère et que j’ai hâte de voir comment leur couple va fonctionner. Pour le moment, leur chambre est un immonde dépotoir de détritus et de pourriture, il faut slalomer entre les cartons de MacDo pour s’y déplacer (oui car ils ont la flemme de se faire à manger évidemment).
    Monde de merde.

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  27. Bonjour,

    Bravo c’est très bien résumé !

    En tant que père célibataire, je confirme le poids de ces taches domestiques et familiales, de cette gestion multitaches… et j’invite tous les hommes à prendre leur part de responsabilité en la matière.

    Mais en tant que féministe convaincu, je serai curieux de dénoncer le poids qui pèse aussi sur les hommes. Petite liste susceptible d’inspirer la BD équivalente :

    Elle : « Chéri, ça serait tellement bien si on avait une maison avec un jardin. Les enfants pourraient jouer dehors.  »

    Lui : « Oui, c’est un super idée, mais on va peut-être attendre que le congé parental soit terminé. Car là, on a pas vraiment les moyens avec un seul salaire.  »

    Elle : « Quoi, tu préfères que je reprenne mon boulot et que notre enfant soit gardé par un inconnu incompétent avec vingt autres gamins qui braillent ! On a pas fait un enfant pour le confier à d’autres !  »

    Lui : « Ok, ok… c’n’est pas ce que je dis… mais quand même, il faut faire des choix… »

    Elle : « Bah, alors, si on ne peut pas changer de maison, on peut refaire la chambre, j’ai vu un super meuble qui irait trop bien dans la chambre du petit… »

    Lui :  » Oui c’est beau. Mais 750€ pour une caisse à jouet, je trouve ça un peu cher… on ne prendrait pas une bassine Ikea et on collerait des stickers dessus ?  »

    Elle : « Hors de question ! On ne va pas mettre un truc avec du bisphénol A dans la chambre… je veux du bois bio… »

    Lui : « En attendant, as-tu vu qu’on était à découvert depuis 10 jours ? »

    Elle :  » Bah, tu ne peux pas faire un virement depuis ton compte épargne ? Sinon on fera un emprunt… c’n’est pas compliqué… »

    Lui :  » Bah voyons… je te rappelle qu’on a ouvert ce compte pour payer les études de notre petit…
    Et dans tous les cas, le mois prochain il y a la taxe d’habitation à payer..  »

    Elle : « Ok. Tu veux toujours avoir le mot de la fin… Changeons de sujet. Il faut qu’on parle des vacances. J’ai pensé qu’on pourrait louer une maison à l’île de Ré ? non ?  »

    Lui: « Pfff… je vais retourner bosser moi !  »

    – – –

    On pourrait continuer avec un certain nombre de choses équivalentes. La pression sociale sur les hommes est également pernicieuse. Nos conjointes sont trop souvent déresponsabilisées de la gestion financière et administrative. Elles attendent de leur conjoint de subvenir à leurs besoins, et de leur offrir le confort matériel propice à accueillir leurs enfants.

    Si l’on veut bâtir un monde équitable ( ≠ égalitaire ) il faut rééquilibrer des deux côtés. Arrêter de faire porter aux seuls hommes le poids de ces responsabilités.

    Car pour acheter « la maison de rêve en centre-ville avec jardin », je ne vois pas d’autre issue que de bosser 70h par semaine !

    Bref… changeons ce monde !
    🙂

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  28. Ce comportement (qui est typiquement masculin) n’est pas réservé aux hommes, ni aux jeunes ménages avec enfants. Pour ma part j’appelle ça la « tyrannie des cools ». On ne peut pas revoir à la hausse notre tolérance avec ces gens là car ce n’est pas une histoire de tolérance mais d’abus. Typiquement, quand on les rencontrent pour la première fois, ils auront nettoyé leur appartement, les draps ne tiendront pas debout tout seuls, la vaisselle sera faite, le lieu aéré. C’est pas parfaitement propre bien sûr, mais c’est tout à fait acceptable. Puis rapidement pour aller dans leur sens, il faudrait accepter de manger plats déséquilibrés (à tout repas qu’on ne fait pas nous-même), accepter qu’à 90% du temps, la/les chambres puent, que la douche soit grasse, glissante et pleine de cheveux, accepter d’attendre 1 heure que la vaisselle qui déborde soit faite pour pouvoir préparer à manger (quand on a moins d’une heure pour manger à midi et/ou qu’on a super faim), accepter qu’un coup d’aspirateur rapide sur la moitié de l’appartement (quand l’autre est motivé) c’est faire le ménage, que les toilettes (à l’entrée de l’appart) soient tellement dégueulasses que quand on rentre chez soit on doit prendre sa respiration pour passer (c’est drôle apparemment). Des choses qu’eux-mêmes vivant seuls n’accepteraient pas à ce point. Ceux que j’appelle « les cools tyranniques » cherchent des personnes qui vont prendre en charge les choses, ça les délestent et c’est un petit jeu de pouvoir conscient ou inconscient qui booste leur confiance en eux (au détriment de l’autre qui passe pour trop exigeant ou maniaque). Tenter d’être moins exigeant ou espérer du changement c’est juste à perte. C’est un profil de personne qu’il faut simplement rapidement repérer et fuir le plus vite possible avant d’être tellement épuisé (ou trop amoureux) que l’on a plus la force de partir.

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  29. Bonjour

    Bravo pour cette BD très bien faite et qui pointe avec beaucoup de justesse la notion de charge mentale dont on ne parle pas assez.

    Pour ma part, dans mon couple j’applique le principe du partage égal des tâches, qui n’est pas la même chose que la répartition des tâches. Le partage égal, c’est que chacun fait la moitié de chaque tâche ménagère (un repas sur deux, les courses une semaine sur deux, les menus une semaine sur deux, le ménage et la gestion du linge une semaine sur deux…). La répartition des tâches, c’est cuisine et ménage pour l’une, bricolage et entretien de la voiture pour l’autre. Ce qui est évidemment une arnaque, compte tenu du temps que ça prend, et que ce sont des tâches subies d’un côté, choisies de l’autre (en gros).

    Le partage des tâches, ça marche et je peux témoigner que c’est possible, même si certains jours je préfèrerais prendre un bouquin ou faire un tour en vélo que de nettoyer la salle de bains ou d’aspirer le salon, mais il faut le faire quand même, donc on s’arme de courage et on y va.

    Il y a un domaine où je peux faire beaucoup mieux, c’est la gestion des vacances. Là, je suis clairement à la traîne pour tout ce qui est préparatifs.

    Un dernier truc : le partage équitable nécessite aussi de la part du membre du couple qui porte la charge mentale de lâcher un peu prise sur le niveau d’exigence. Il n’y a rien de plus décourageant d’étendre du linge, par exemple, et de voir sa conjointe passer derrière pour l’étendre différemment.

    Bon courage à toutes !

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  30. Bonjour Emma,

    Merci pour votre note, son succès est encourageant !

    Il me semble qu’il y a là deux sujets différents. Le premier et le plus évident est la question de la répartition équitable des tâches ménagères quotidiennes entre les conjoints. Le deuxième est effectivement celui de la charge mentale (le job de chef de projet).

    Là où je veux en venir c’est que la charge mentale peut subsister même quand les tâches sont bien réparties au quotidien. Dans mon cas les tâches sont réparties à peu près à 50/50 entre ma conjointe et moi-même. Mais en toute honnêteté je constate qu’elle anticipe beaucoup plus que moi. Exemple concret : si des amis viennent manger, je me pose la question du menu en sortant du boulot (quitte à dépenser plus en achetant un truc chez le traiteur ou à commander) – axe de progrès pour ma part… 🙂

    Du coup je trouve que la bd aurait pu être plus percutante en mettant aussi en scène des couples où les tâches matérielles sont bien réparties (on essaie de se soigner), mais où pour autant la charge mentale ne l’est pas encore.

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  31. Bonjour,

    Afin de résoudre le manque de volontarisme (non, ce n’est pas le propre à l’homme), dans notre couple, avons mis en place un planning sur le frigo regroupant toutes les tâches à penser et à accomplir afin de répartir équitablement la charge. Par ailleurs on discute des menus pour la semaine et de la liste des courses le vendredi, nous faisons les achats le samedi. Du coup il n’y a que peu d’imprévus et la possibilité de prévoir du temps « libre ».

    Et quand on a de la visite, c’est celui qui invite qui cuisine.

    Voilà, ça marche très bien pour nous même si cela fait sourire quand on en parle, car nous en somme assez fiers. Cette organisation dure depuis environ 5 ans.

    Cette histoire de « Si tu m’avais demandé je serais venu t’aider » c’est tellement gamin et facile.

    Bon courage à toutes.

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  32. Bonjour à toutes et à tous,

    Je trouve la bd très bien faite et plutôt juste. Il y a toutefois un problème, me semble-t-il, en effet, le parallèle avec le monde de l’entreprise est fait plusieurs fois et est assez juste. Sauf qu’on projet n’a qu’un chef de projet, n’a qu’un pilote (idem pour l’avion).
    Sauf à faire le 1 semaine sur 2 lu dans les dernier commentaire, je dirais qu’il est nécessaire qu’il y ai qu’un seul pilote.

    En général le pilote sera la personne du couple la moins tolérante au bordel, mal bouffe, manche trop courte ou trop longue.

    C’est en général madame qui l’ai. Cela explique, il me semble, aussi une partie du pourquoi.

    Cela dit, le constat est clair et que notre marge de progression « nous les hommes » est très grande et qu’il faut se faire violence pour maintenir ce constat à l’esprit et y remédier.

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  33. Je ne suis pas d’accord avec Juf. Un couple n’est pas une entreprise (heureusement) et je ne crois pas que le propos d’Emma soit de dire qu’il faut un chef de projet à la maison. Il est tout à fait possible de partager équitablement ce qu’il y a à faire, même si ça demande un effort des deux côtés (j’insiste là-dessus).

    Je pourrais même retourner le propos en disant que si dans l’entreprise on fonctionnait différemment que sur le mode décideurs/exécutants, ça fonctionnerait sûrement mieux et il y aurait moins de stress et de découragement au travail. C’est une autre histoire, mais c’est pour dire que les relations de couple sont aussi des rapports sociaux basés sur l’inégalité. Le patriarcat, c’est aussi de la politique (François et Penelope Fillon en sont des exemples quasi-caricaturaux).

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  34. Je suis d’accord avec le contenu de cette bande dessinée, mais …
    Il s’agit d’organisation …
    Un conseil que m’a donné ma mère, il y a plusieurs années de cela, dans les couples qui fonctionnent, la responsabilité des tache est répartie entre les deux conjoints ; chacun dans le couple a sa part. Il faut que cela soit clair et, sans être écrit, explicite.

    Pour reprendre l’exemple de la copine J., elle est responsable du vidage du lave vaisselle (et donc probablement de la vaisselle) puisqu’elle demande de sortir le biberon.
    Sa demande n’est pas explicite, Si elle souhaitait que le lave vaisselle soit vidé, il aurait fallu le demander : « Au fait, j’ai mis le lave vaisselle, peux-tu le vider quand il a fini de tourner et le laisser un biberon dehors ». Mesdames, nous autres les hommes, nous sommes incapables de comprendre l’implicite, surtout lorsque cela nous arrange.
    Par contre, j’espère que son conjoint est responsable du nettoyage du linge, et donc de porter les vêtements au pressing lorsque c’est nécessaire.

    Pour prendre mon exemple personnel, je suis responsable du linge et lorsque ma conjointe met une machine ou en étend une, je l’en remercie. C’est ma responsabilité d’organiser le nettoyage des vêtements et régulièrement, je demande de l’aide. Etre responsable ce n’est pas faire, c’est plutôt le contraire, c’est faire faire et s’assurer que c’est correctement fait.

    Pour reprendre l’exemple de la copine J., et si son conjoint s’occupe du linge, les seules demande de J. ne devrait pas être « Peux-tu faire partir une machine » car alors elle reprend la responsabilité de la tache. Il faut qu’elle le formule en « Je n’ai plus de body pour le bébé » ou « Je n’ai plus rien à me mettre », ce qui sous entend que c’est à son conjoint de s’organiser pour y remédier. Et si jamais il lui répond « mais tu aurais pu faire partir une machine » alors la réponse serait toute trouvée : « Mais – fallait me demander ! Je t’aurais aidé ! ».

    Enfin, je tiens aussi à dire que dans mon couple, la répartition des tache n’est pas parfaitement équitable entre nous. J’y travaille en appliquant la règle simple suivante : je ne mets pas mon cul dans le canapé tans que ma femme n’y est pas … et ce n’est pas toujours facile.

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  35. Cela fait vraiment plaisir de le voir écrit car je ne me rendais pas compte, je pensais que ranger, organiser, prévoir etc… faisait partie de moi, cela me faisait presque plaisir d’être indispensable (sauf quand je suis malade ha ha ! et qu’il faut que je m’y remette dès que je vais mieux)

    c’est vrai « ‘il faut demander » mais chez moi ‘ »il faut demander gentiment » « sans râler » ,donc j’ai pris sur moi de ne pas être dans un état de cocotte minute qui va exploser et je demande maintenant gentiment (je ne cache pas qu’il m’a fallu quelques années) mais même quand je demande gentiment et ce n’est pas fait et j’ai ensuite une nouvelle réponse « tu me demande de le faire immédiatement et moi je le ferai plus tard » ce qui bien sur est assez insupportable mais j’ai appris encore à supporter et aujourd’hui à force d’attendre il oublie et je finis par le faire…
    et lorsque je demande et que j’ai cette réponse, je le fais et il me fait remarquer que je ne suis pas capable d’attendre et que je n’ai qu’a le faire si ça me fait plaisir.

    bref vous imaginez, MAIS je me plains, ce n’est pas bien car il fait beaucoup de chose à la maison, il a toujours participé à certaines tâches (qu’il doit aimer) et certaines comme laver par terre ou passer l’aspi il ne doit pas aimer…je ne sais pas en tout cas bravo emma continuez c’est super

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  36. BD assez représentative! qui reflète bien la réalité, mais un tantinet « partie prix » et « orienté », un peu trop féministe a mon gout sur certains propos (pas sur que le conjoint soit réceptif si il ressent un msg féministe). Mais l’essentiel est dit alors, Merci.

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  37. Je suis un homme en couple et comme tout le monde j’ai ma dose de charge mentale. Ca concerne n’importe qui, et ce n’est pas un concept féministe, c’est du ressort de la psychologie — ou « développement personnel » comme on dit maintenant.

    Comme solutions il y a la classique liste de tâches, et la tripotée de techniques d’organisation plus sophistiquées (kanban, …). Ca marche au boulot autant que pour soi-même. Leur principal intérêt n’est pas d’organiser mais de soulager le cerveau, celui-ci n’ayant pas à dépenser de l’énergie à garder en mémoire une liste de tâches qui est stockée ailleurs par écrit ! A chacun de trouver la technique qui lui convient le mieux. Et il est d’autant plus nécessaire (j’insiste) d’en trouver une que le travail dans les services se répand, tout comme la porosité entre la vie perso et la vie pro.

    Sur l’histoire de la BD : sans excuser le comportement du glandu en guest star, qu’y a-t-il de dégradant à demander de l’aide ? Ce n’est pas facile de le faire, et ça demande même souvent du courage et de la maturité !

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    1. Quand je suis au travail, mon chef de projet m’assigne des tâches, il ne me demande pas de l’aide. Le fait d’assigner des tâches est une part de son travail, ce qui fait qu’il en exécute considérablement moins que moi. Quand mon chef de projet (ou un collègue) me demande de l’aide, c’est qu’il est en train de me demander de lâcher les tâches qui me sont assignées pour lui donner un coup de main sur les tâches qui lui sont assignées. Aide que je peux parfaitement lui refuser si je suis moi-même sous l’eau (c’est le principe d’une demande d’aide, on peut dire non), alors que je ne peux refuser les tâches qui me sont assignées (c’est pour ça que je suis payée, alors que quand j’aide quelqu’un, je l’assiste dans le travail pour lequel il est payé).

      À la maison, si tu considères que ta femme doit te demander de l’aide, c’est un choix de vocabulaire qui n’a rien d’anodin. Il sous-entend que le travail domestique est son travail, qu’elle est censée accomplir, mais sur lequel tu peux magnanimement lui donner un coup de main. De la même façon qu’au travail, aider quelqu’un consiste à faire une tâche qui ne t’est pas assignée.
      De la part de celui qui demande de l’aide, ce choix de vocabulaire est parfaitement conscient. Ce n’est pas dégradant de demander de l’aide (même si certains le considèrent comme tel). Par contre, c’est accepter de dire à la personne à qui on demande de l’aide qu’elle n’est pas censée faire ce travail. C’est pourquoi mon compagnon m’insupporte fortement quand il me dit qu’il ne m’aidera pas si je ne lui demande pas.

      Cela dit, ce n’est pas vraiment le propos de la BD. Le propos de la BD, c’est de dire que chef de projet, c’est un boulot à lui tout seul, et que si le chef de projet s’assigne autant de tâches qu’à chacun de ses subordonnés, il n’aura pas assez d’heures dans la semaine pour tout faire. Or, à une femme, on lui demande d’être à la fois la chef de projet et celle qui fait plus de tâches que les autres.

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      1. Merci de la réponse (on garde le vouvoiement par défaut, si vous le voulez bien) mais vous avez lu dans mon message des choses qui n’y sont pas. Ma compagne et moi n’avons pas de tâches assignées en propre, chacun prend selon le besoin du moment et ses envies/dispo.

        Il n’est pas question qu’elle me demande de l’aide à chaque fois qu’elle fait la vaisselle (et vice-versa) pour préserver ses blanches et délicates mains, ou pour atteindre une égalité de temps de vaisselle. En revanche, il me paraîtrait débile qu’elle se refuse à appeler à l’aide si la casserole déborde à côté (au cas où, je précise que ce n’est pas forcément elle qui a mis la casserole à chauffer). En effet à cet instant, je ne suis pas « censé » m’occuper de la vaisselle ni resté planté devant la cuisinière si je suis occupé ailleurs, aux toilettes. La nuance, c’est que ce « je ne suis pas censé » s’applique au moment présent, pas en général. Tout est affaire de contexte.

        Merci au passage pour le « magnanimement » qui me met en position de pacha condescendant, ce que je ne pense VRAIMENT pas être, même si comme tout le monde j’ai mes moments de flemme (elle aussi, je vous rassure).

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      2. Dans le cas évoqué dans la BD, on est quand même dans une situation dans laquelle la femme est en train de galérer à faire manger les enfants et faire la cuisine à côté du mari. Lequel mari est forcément conscient de la situation et n’intervient qu’au moment où la casserole a débordé – non pas pour aider mais pour critiquer sa femme.
        J’imagine que dans sa tête à lui, il est un super mari. Parce que quand sa femme demande de l’aide, il est prêt à l’aider.
        Mais je comprends fort bien la femme. Je ne veux pas d’un mari qui aide. Je veux d’un mari qui fasse sa part sans que j’ai besoin de lui demander.

        Et pour reprendre votre référence au monde du travail, si dans votre travail vous jouez au démineur sauf quand un supérieur vous demande de l’aide, soit vous êtes dans une grosse administration, soit vous vous faites virer vite fait à cause de votre manque d’initiative.

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  38. Petit commentaire qui reprend ce que j’ai pu lire des un(e)s et des autres.

    Je précise tout de suite que je suis un homme, que j’estime faire ma part du boulot pour la vie de famille (je précise vie de famille, et pas tâches ménagères qui me paraissent être deux choses différentes). Quand je dis faire ma part, c’est entre autre :
    – aller récupérer ma fille tous les soirs à 19h chez la nounou, afin de laisser ma femme fermer sa boutique, faire sa caisse, et rentrer à 21h voir 22h le soir sans se soucier de notre petite ;
    – réussir à faire manger ma fille tous les soirs, en lui préparant son repas (et suivant ses petites demandes) ;
    – lui faire prendre son bain, l’habiller pour la nuit, jouer avec elle, lui donner son bibi éventuel, la coucher, sortir de la chambre, rerentrer parce qu’elle chouine, ressortir sur la pointe des pieds, etc.
    – préparer le repas du soir, débarasser la table si besoin, mettre la table ;
    – faire la vaisselle si besoin, vider le lave vaisselle (je déteste ça, mais d’une force!!), le reremplir si besoin ;
    – etc, etc. J’avoue ne pas m’occuper du tout du linge, je me contente de le mettre dans la corbeille à linge. il ne traine pas, et c’est tout de mon coté.

    Mais il est évident que, lorsque (et c’est déjà arrivée, ça n’arrive plus depuis que nous avons eu une conversation houleuse) ma moitié rentre, et qu’elle me dit « franchement, j’avais pas envie de manger ça ce soir », ou « fallait pas lui mettre ce pyjama enfin, il a des manches longues – une tache sur l’arrière du pied gauche – une pression qui ferme plus », voire encore « t’aurais pu t’arrêter acheter des yaourts en rentrant de chez les nounous », j’avoue que je craque un peu. Je sais bien que pour elle, c’était peut être évident qu’il n’y avait plus de yaourt. Mais elle n’a peut être pas remarqué que j’ai été acheter des fruits et que j’ai fait une compote à notre fille.

    Tout ça pour ne pas dire grand chose, si ce n’est que la charge émotionnelle, c’est une charge. Il faut s’en décharger, et pas forcément la transférer. On peut aussi envisager que les choses ne soient pas « parfaites » suivant le point de vue que l’on adopte, mais qu’elles soient « satisfaisantes » pour les deux parties.

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  39. J’ai beaucoup aimé cette BD. Malheureusement, comme souvent avec le féminisme, elle ne vise pas une certaine égalité mais seulement à défendre la cause féminine.

    Il manque un équivalent masculin car, même s’il ne s’agit d’une petite minorité, la stigmatisation fait son effet inverse et quel que soit son degré d’investissement dans le foyer, l’homme est finalement enfermé dans ce rôle de glandeur flegmatique. En tout cas, personnellement, c’est ainsi que je le ressens dans mon couple suite à cette publication. Mais c’est peut-être l’occasion de mettre les choses au clair :-).

    D’autant que les clichés sont bien choisis : les corvées plus fréquemment réalisées par les hommes ne sont pas du tout évoquées (poubelles, entretien extérieur, budget, impôts, appels pour les rendez vous, déboucher les toilettes qui débordent, etc).

    Pour aller plus loin, j’aimerai bien qu’on me démontre (ou au moins qu’on m’explique) en quoi proposer de l’aide entraine une charge mentale. Personnellement je pose toujours cette question avant d’attaquer ma liste personnelle de corvée et de truc à faire dans le foyer, par gentillesse.

    Quoi qu’il en soit, toute mes félicitations pour avoir réussi à mettre en évidence ce point crucial et quotidien de tous les couples. Mes critiques se veulent constructives et n’enlèvent rien à mon avis très positif sur cette BD.

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