444 réflexions sur “Fallait demander

  1. Bonjour Emma,
    Un article récent dans L’obs m’a interpellé et m’a ouvert l’esprit sur cette charge mentale qui repose en effet très majoritairement, pour ne pas dire exclusivement, sur les femmes, nos compagnes.
    Âgé de 64 ans, marié depuis 38, nous avons eu 3 enfants et actuellement 4 petits-enfants.
    Tout est à reprendre et j’espère bien continuer à vivre longtemps pour amorcer un changement radical dans nos pratiques.
    J’ai été un père et un époux exemplaire, bravo la modestie ! Et bien malgré tout j’ai encore beaucoup à apprendre et cette BD m’aencote ouvert les yeux.
    Merci et à bientôt pour de nouvelles aventures.

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  2. Bravo Emma !
    Pour ma part, à plus de 70ans, j’ai tout assumé d’un premier mariage sans enfant.
    Puis d’un deuxième mariage avec enfant pour lesquels j’avais arrêté de travailler pendant 9 ans.
    Je ne regrette pas: ayant eu un métier dans l’enfance, je ne me voyais pas poser mes enfants pour aller m’occuper de ceux des autres.
    Quand j’ai repris, j’ai tout assumé du foyer, bien sûr.
    Et j’assume seule une grosse diminution de pension !
    Je pense que les femmes au foyer devraient avoir, sinon un salaire, mais au minimum des droits à la retraite automatiquement, comme si elles avaient travaillé.
    Etonnement pour moi: ma fille de 40 ans, dans un couple qui a des valeurs d’égalité, qui communique, se bat elle aussi pour le partage de la charge mentale dans le foyer.
    Et moi-même je m’interroge sur le pourquoi qu’une femme indépendante, active et serviable comme moi, se dégotte des hommes qui, soit ont été orphelins très jeunes, soient en bisbille avec leur mère, maîtresse femme, soit enfant à qui on enlevait tout de devant.
    L’histoire se répète et nous, les femmes, avons un sacré boulot fou pour recadrer les habitudes.
    Encore… si on y arrive ! Pour qu’un couple évolue, même si la femme impose un changement, il faut quand même être deux à le vouloir.
    Sachant que pour que les habitudes de société change, il faut très souvent…trente ans !

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  3. Merci pour vos BD et celle-ci tout particulièrement, des mots et des images qui traduisent ce que je n’arrivais pas à exprimer, ni à voir aussi clairement. L’histoire concernant le rangement de la table qui prend 2 heures, c’est tellement moi, sauf que je me disais, « ce que tu peux t’éparpiller ma chérie », mais non en fait! et c’est tellement bon d’en prendre conscience, alors merci, merci! Je vais la faire lire à mon amoureux de ce pas, en plus elle a été publié le jour de son anniversaire, quel beau cadeau!

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  4. Bonjour,
    Dans les différents articles que j’ai pu lire concernant la charge mentale, les situations présentées concernent très souvent des couples (hétéro ou non, ce qui d’ailleurs ne me semble pas être un distinguo important car il s’agit dans les deux cas de couples) où la répartition des tâches se fait entre les deux parties de ces couples.
    Qu’en est-il des « séparés, divorcés, veufs, parents solos, …. » pour qui la charge mentale ne repose plus que sur une personne ?
    Quand fera t-on évoluer les jugements de divorce qui en confiant quasi systématiquement la garde des enfants aux mères font reposer la totalité de la charge mentale sur ces dernières ?
    Dans ce cas, une compensation matérielle et ou financière devrait être prévue en conséquence et non « un devoir de secours » ! (l’expression elle-même illustre bien la situation !!!)
    Ce n’est pas en comparant les revenus de l’un et l’autre et en allouant une prestation alimentaire et/ou compensatoire que la charge mentale disparait ! mais en comparant ce que l’un et l’autre peuvent partager dans la vie quotidienne des enfants et en tenir compte que cela pourra évoluer …
    De plus, les mères se retrouvant seules pour élever leurs enfants doivent aussi assurer les rentrées financières de la famille et travailler d’autant plus dur car la charge mentale est doublement présente. La performance et le rendement n’ont que faire de notre charge mentale …. les employeurs non plus ….

    il faut que les choses changent et pas seulement à l’intérieur des couples mais également dans la vision que tous à tout niveau nous avons du fonctionnement des familles en couple ou non.

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  5. Chez nous la charge mentale nous semble a peu près égale. Je ne supporterai pas que mon épouse fasse tout alors que je me prélasse devant la télé. Aussi, depuis notre vie commune, 38 ans, je fais ce qui me plaît le plus : gérer le budget, penser aux menus et faire les courses en conséquence, cuisiner le plus souvent, prévoir et organiser les loisirs, etc…Mon épouse se charge de la propreté, lessives, raccommodage. A la naissance de notre fils j’ai assuré le biberon, les changes afin de laisser la maman se reposer, notamment le matin. Puis, le cursus scolaire n’a posé aucun problème, chacun assurant une part selon ses disponibilités et ses compétences. Il y a partage des » charges du ménage » sans problème si on y met du plaisir à le faire et que l’autre n’y trouve que du bien fait dans ce que chacun à fait ou accepte la discussion pour l’améliorer. Je ne suis pas « moderne » mais quelqu’un qui a compris qu’une femme plus disponible, moins « surbooké » est une femme heureuse et « on aime les femmes que l’on rend heureuse » (marcel achard).

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    1. Bonjour Rémy

      Je vous félicite de partager les tâches avec votre épouse.Cependant, quelque chose m’a frappée dans votre commentaire. Vous écrivez « je fais ce qui me plaît le plus : gérer le budget, penser aux menus et faire les courses en conséquence, cuisiner le plus souvent, prévoir et organiser les loisirs, etc…Mon épouse se charge de la propreté, lessives, raccommodage.  » Cela peut vous sembler tout naturel, mais, mécaniquement, vous faites ce qui vous plaît, et votre épouse se charge du reste. C’est comme si vous vous serviez le premier dans un plat en piochant ce que vous aimez, laissant à votre partenaire ce qui ne vous a pas plu. Vous voyez où je veux en venir ? Je ne dis pas que ce que vous faites n’est pas du travail : je dis juste qu’à vous lire, j’ai l’impression que vous faites ce que vous avez envie de faire, et elle fait ce qui doit être fait même si ça ne lui plaît pas. Je ne sais pas si ça lui plaît de faire ce qu’elle fait. Le savez-vous ?

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  6. Bonjour je viens d’acheter votre livre un autre regard et pas de BD de la charge mentale dedans ?? C’est pourtant ce qui est annoncé sur les diffèrents articles concernant votre BD. Merci pour votre retour.

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    1. Bonjour Emilie,
      C’est une erreur de leur part, le livre a été préparé bien avant que j’écrive Fallait demander. N’hésitez pas à leur signaler.
      La BD « Fallait demander » sera publiée avec d’autres dans le tome 2.

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  7. Avec une fracture du bras qui a oblige toute la famille a contribuer j ai pu faire baisser grandement de manière perenne ma quote parr des taches menageres ce qui me permet de me concentrer sur ce second metier de « home planner » qui semble effectivement majoritairement féminin

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  8. Une bonne investigation du quotidien de beaucoup de mamans…. dommage … quel gâchis et on ne s en rend compte souvent que lorsqu il est trop tard. Moi personnellement, j y ai perdu mon couple… aujourd’hui je suis seule avec mes enfants donc évidemment je gère beaucoup de choses , mais je suis plus heureuse « seule » que quand j avais la sensation d être « seule à deux » .

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  9. merci ! j’ai 54 ans , 2 ex maris 3 enfants et 2 beaux enfants ( famille recomposée) … je suis seule maintenant avec le petit dernier ( 16 ans) … merci d’avoir mis des mots sur ce que je n’ai JAMAIS réussi à faire comprendre à mes ex…. je vous partage un maximum …

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  10. ouaip ouaip, super BD.
    en écho à Rémy & Caroline : il m’arrive en effet de temps à autres d’entendre un argument d’homme (en général) du genre : « moi je ne fais pas ci ou ça, parce que je n’aime pas ». Et de fait, c’est comme ça que des hommes faisant les courses et la cuisine de temps en temps (et l’astiquage de la voiture, le rangement du garage, les travaux…) et moi de rétorquer, en gros : « moi non plus je n’aime pas faire telle ou telle tâche, et je préférerais faire 1 000 autres choses pendant que je m’y adonne. mais je crois bien qu’il en est de même pour ma compagne ! pourquoi faire autrement que partager tout cela ? quel critère justifierait que TU lui laisses faire ce que TU n’aimes pas ? » hum hum, bah, y fô bien que les choses se fassent. ça, c’est de l’argumentaire !!

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  11. J’ai le même constat à la maison cependant…

    Je suis plutôt actif et participe aux tâches ménagères mais ma femme semble porter une plus grosse part de cette charge mentale….. qu’elle contribue TRES FORTEMENT à augmenter !!!!

    Par exemple, penser à une sortie piscine c’est penser la veille au maillot à laver, aux lunettes au bonnet de bain, à la carte de piscine …. . De mon côté préparer une sorte piscine c’est attraper un maillot propre (pour moi un maillot de bain n’est jamais sale puisqu’il n’est utilisé que dans un bassin avec des produits désinfectants) et une serviette en partant. Si on a les lunettes c’est bien, si on les a pas on fera sans.

    Ma charge mentale est moins elevée car je suis moins perfectionniste et qu’improviser quand il manque quelque chose ou s’adapter quand ce n’est pas parfait est aussi une bonne chose (pour les enfants aussi, c’est ça aussi la vie!)

    Alors oui les femmes gèrent beaucoup de choses mais elles pourraient en laisser des moins importantes voir des totalement inutile de côté!

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    1. Messieurs mattjol, chris_de_B et Patrick
      C’est encore une fois si facile, car cela revient à dire que c’est la faute des femme (ENCORE) si leur charge mentale est si importante. Parce que aimer que les choses soient BIEN faites et BIEN organisées pour en profiter plus c’est un mal? Vouloir faire de son mieux, s’améliorer toujours, dans l’attention portée à notre famille comme dans notre travail, voire notre art et demander la même QUALITÉ D’IMPLICATION à nos partenaires est un tort?
      Cela m’arrive souvent d’improviser et de m’adapter, je TRAVAILLE avec des enfants et ma foi, quand la météo, un problème de bus, de sécurité, d’absence d’un animateur, de matériel même s’il avait été vérifié, survient, je peux improviser et m’adapter seule pour une dizaine d’enfants, avec une équipe, jusqu’à la soixantaine, et vous? Et je sais le faire chez moi, mais je sais que c’est plus sympa d’improviser quand le maximum de précautions ont été prise, parce que improviser et se récupérer un enfant avec une insolation ou une crève à cause d’un manque de jugeote, non merci.
      En fait, j’ai surtout l’impression que vous êtes bien content de laisser la charge mentale que génère votre « capacité d’improvisation » à vos compagnes .Un maillot n’a pas besoin d’être lavé? Vous savez combien de germes peuvent se développer dans le tissu et du coup là ou vous l’avez laissé quand le désinfectant n’est plus actif? BEEERK! Pour moi, on n’est pas loin de la maltraitance par négligence. Mais je ne m’inquiète pas trop, je suis sure que la maman, ELLE, a conscience de cela ET LAVE LES MAILLOTS. J’adore les activités improvisées, mais on ne peux pas faire comme ça tout le temps, sauf si quelqu’un derrière « GÈRE ».
      Je sais que c’est beaucoup plus facile d’improviser sereinement quand tout est bien géré, et je sais que je peux profiter de ce plaisir parce que j’ai un conjoint qui gère aussi et qui est conscient que plus on est prêts à tout, et mieux on peut improviser au besoin. Peut-être parce qu’il travaille lui aussi avec des enfants, et qu’il sait comme moi qu’il est plus sympa d’improviser avec 60 gamins (ou à la maison) quand tout est paré à toutes les éventualités.
      À vous lire on comprend que c’est la maman qui se charge de tout ça, mais c’est de SA FAUTE si elle se rajoute de la charge mentale. Belle façon de se décharger de ses responsabilités!
      Si vous voulez qu’elle se sente libre d’improviser et d’être moins parfaite, retroussez vous les manches!

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  12. J’ai l’impression de me retrouver complètements dans cela. Moi je dis BRAVO pour mettre des mots sur un mal être sociétale.
    En pleine séparation, on ne me comprends pas car mon mari « m’aidait ». C’est sûr qu’en ayant un boulot où il était absent plus de 250 heures par mois vous pensez bien qu’il « m’aidait » à petites doses et seulement si je le demandais.
    Pour mon entourage (aux bonne vieilles attitudes machistes je l’avoue, que ce soit homme ou femme) c’est incompréhensible, on m’a même critiqué pour avoir laissé mes enfants à mon mari pour aller voir mon père à l’hôpital 2 jours de suite. Le pauvre s’occuper seule de ses enfants que c’est terrible.
    Et je me retrouve en vous car moi aussi né en 1980, études supérieures, poste à responsabilité, maman, présidente d’association, on me reproche mes engagements et mon perfectionnisme.
    Mais c’est malheureusement ce que la société actuelle nous demande et comme une c…je suis malheureusement tombé dans ce schéma.
    Ma décision de me séparer, c’est aussi pour faire une large pause dans tout ça, d’arrêter de supporter « un 3ème enfant », de revenir au terre à terre. D’ arrêter d’être une de ces « wonderwomann » des années 2000 , et ne pas mettre la pression à mes fille. mais là aussi grosse charge mentale. Que ce soit moi, la femme qui prenne la décision de me séparer, pour des « broutilles » c’est inacceptable et l’on a même voulue que je me fasse « soigner ». Imaginer comment cela se passe….
    Mon futur ex m’a même avoué qu’il ne savait pas comment il allait faire sans moi, il n’a que 40 ans mais ne sait pas servir d’un ordinateur, ne sati pas choisir les vêtements des filles , ne sait pas remplir les papiers le concernant ou les concernant, là aussi pour notre divorce je dois m’occuper de tout ce qui est paperasses administratives, vente de la maison, transfert d’abonnement, sécurité sociale etc etc..
    Il ne comprend pas que je le quitte vu j avais tout le confort, apporté par son salaire bien sûr ( le mien ne compte pas, ahahahah je déclare autant que lui). Il a juste oublié les gestes de tendresse, pas remarquer ma perte de poids spectaculaire, (ben oui 2 métiers dans la même journée, le salariale et celui de « chef » de foyer ça remplace le sport et les régimes), et peut-être aussi, mais là c’est trop en demander, un peu de reconnaissance.
    Tout ça fait un tout, et cette charge mentale je veux m’en libérer au maximum, et c’est déjà passé par arrêter de ce demander ce que les autres pensent de nous. En 37 ans, c’est ma première vrai rébellion mais je pense que celle-ci va me permettre de me libérer de cette fameuse charge mentale.
    Dans un post plus haut quelqu’un met qu’il faut 30 ans pour le changement, ben depuis le temps que les femmes se battent pour leur libéralisation et l’égalité hommes/femmes, c’est plutôt un sièvle qu’il va nous falloir !!!!

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    1. Bonjour,
      Si les raisons pour lesquelles vous souhaitez divorcer, c’est : « Il n’est jamais présent à la maison, il me délaisse et n’a pas de gestes de tendresse envers moi », alors il est peut-être plus important de lui mettre un ultimatum que de partir, mais éventuellement c’est une raison.
      En revanche, en lisant votre commentaire, j’ai beaucoup plus l’impression d’une colère et d’un espoir que le monde sera plus beau demain, qu’il n’y aura plus cette charge mentale, plus besoin de s’occuper de la maison ou plutôt le faux espoir que le fait d’avoir un mari en moins fera moins de tâches domestiques… Un peu comme si vous vouliez partir en vacances (de votre mari), et qu’au lieu de poser des congés, vous posiez votre démission.

      La deuxième chose que je lis dans votre commentaire, peut-être que je sur-interprète, c’est que votre mari vous aime encore. Il dit qu’il a besoin de vous pour remplir des papiers, mais il en vrai il a peut-être besoin de vous tout court.

      Enfin bref, je ne suis pas dans votre couple, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’être triste pour vous et de vous le dire, ne serait-ce que pour vous faire réfléchir.

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    2. Bonjour Nache,

      Ton commentaire me parle enormément : séparée depuis 4 ans avec un garçon en résidence alternée et un boulot à temps plein, le partage des tâches et l’allègement de ma charge mentale que je ne suis pas parvenue à avoir par le dialogue et la bienveillance, je les ai obtenus de fait avec la séparation.
      Aujourd’hui, j’ai plus de temps libre pour souffler et j’ai beaucoup moins de scrupules à exiger du papa de mon fils qu’il prenne sa part de jours « enfants malades », de rendez-vous médicaux ou chez le coiffeur.
      Tu me diras : la charge mentale est la même puisque je dois continuer de penser à tout. Pas tout à fait exact. Car le ton que j’emploie est beaucoup moins bienveillant (parce que désormais je me fiche de l’impact que ça aura sur notre couple ou ce qu’il pensera de moi) et ne souffre pas la contestation. Et du coup, il commence à prendre le pli mais comme pour toi, il n’a pas compris ce qui lui arrivait et me garde toujours rancune de lui avoir enlevé son petit confort.
      C’est triste de devoir en arriver là. Mais je suis plus heureuse maintenant que je ne l’ai été en 10 ans de vie commune et SURTOUT, moins stressée et fatiguée par tout ça, le temps que je consacre à mon fils est de bien meilleure qualité.

      Voilà, je te souhaite du bonheur et je suis certaine que le meilleur est à venir !

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  13. Bonjour,
    Je me permets une remarque : vous ne parlez pas des enfants dans votre article.
    Je m’intéresse à la « parentalité positive » ; et une idée qui circule, c’est d’impliquer les enfants dans les tâches ménagères – à hauteur de ce qui leur est possible, bien sûr – donc probablement aussi pour une petite part dans la charge mentale.
    Je me suis laissé convaincre des bénéfices pour les enfants d’agir en ce sens.
    Je soupçonne que si les hommes on tendance à s’exclure de l’organisation de la vie de famille à l’age adulte, c’est probablement parce qu’on a tendance à les en exclure quand ils sont enfants – en tout cas, ça fait partie des causes.
    Et c’est peut-être un bon levier pour faire évoluer les choses.

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    1. On en revient toujours à la même chose : si les petits garçons et les petites filles voient régulièrement et quotidiennement leur père et leur mère balayer la cuisine, nettoyer les chiottes, éplucher les carottes, ranger la maison, anticiper, faire la lessive, et tout le bazar qui va avec la vie quotidienne, il n’y a aucune raison pour que le garçon devenu adulte se croit exempté de l’organisation de la vie de famille. Cela lui paraîtra évident comme cela lui paraît évident d’aller se brosser les dents tous les soirs, puisqu’il voit ses deux parents le faire de manière égale depuis toujours.

      Il n’y a aucune raison non plus pour que la fille devenue adulte se croit, seule, chargée de la plus grande majorité des tâches…

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  14. En même temps, et je ne parle que pour moi, quand je prends une responsabilité ménagère, je tiens à m’en occuper complètement. Que ce soit l’approvisionnement, la lessive ou quoi que ce soit. Si c’est moi qui m’en occupe, c’est moi qui m’en occupe. De A à Z Avec mes règles, mon système. Donc, exemple concret, si je fais les courses (en ce y compris la planification des repas) avec une liste affichée si qqn veut rajouter quelque chose, j’achète ce qui est sur la liste et rien d’autre. Pas question de « oui mais tu savais bien ». C’est pas sur la liste, je ne prends pas. Autre exemple: les chaussettes pas retournées. La règle, c’est tous les vêtements à l’endroit. Pas fait, pas nettoyé. Ca allège considérablement la charge mentale, mais en contrepartie faut essuyer les « m’enfin papa j’avais *AB-SO-LU-MENT* besoin de ce jeans, t’es vraiment nul quand tu t’occupes de la lessive ». Ce qui, émotionnellement, m’a l’air, et à nouveau je parle pour mon couple, moins facile à gérer pour mon épouse. Vous en pensez quoi?

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    1. Les vêtements pas retournés, chez moi, c’est simple, si je les trouve à l’envers, je les laisse à l’envers. Donc, dans le tiroir, Monsieur trouvera ses chaussettes à l’envers, ses caleçons à l’envers,ses polos à l’envers. S’il les veut sur l’endroit, il sait ce qu’il lui reste à faire… ^__^

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    2. Ah, les vêtements à l’envers !
      Je rigole, quand j’étends le linge, ce qui m’arrive plus souvent qu’à mon épouse, question de taille, les vêtements de mon épouse ne sont pas à l’envers, ce qui n’est qu’un détail, mais ceux qui ont deux manches ou deux jambes sont souvent avec l’une des deux à l’endroit, l’autre à l’envers.
      Et moi, consciencieux, je remets tout dans le même sens, à l’envers pour les choses délicates, les autres à l’endroit.
      Mais ce n’est pas une charge mentale, ce n’est qu’une anecdote !

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  15. Tant mieux si votre manière de fonctionner vous satisfait. Il serait cependant intéressant d’avoir l’avis détaillé de votre conjointe…
    Vous avez l’air un peu « c’est comme ça et pas autrement » et j’ai du mal à croire que vous puissiez appliquer ce fonctionnement avec autant de rigidité que vous le prétendez au quotidien pendant toute l’année… A moins d’être soi-même une personne intransigeante et ultra méthodique…?

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    1. Ah l’avis de ma conjointe, en effet, c’est très utile, car c’est la dynamique qui compte, en effet. Voici: elle trouve ce mode de travail intransigeant, efficace, froid et sans coeur. Mais, quand elle est au fond du trou elle se dit qu’elle devrait faire pareil pour s’épargner. Pour ce qui est de la discipline, je me défends pas mal, mais on peut toujours mieux faire.

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    2. Mes enfants sont encore trop jeunes pour ce type d’intransigeance, mais pour ma part, je pense que c’est une bonne façon de fonctionner pour ne pas se faire bouffer. à l’époque où avec mon homme c’était la vaisselle chacun son tour, j’avais l’impression de le faire gruger. Je prenais toujours soin de bien mettre les plats à tremper pour que ça ne colle pas, lui oubliait plus souvent, surtout quand c’était mon tour de laver ensuite…
      Maintenant, j’ai cette politique concernant le linge, je ne vais pas aller voir dans notre chambre si ses vêtements traînent par terre, je ne fais pas ses poches pour vérifier qu’il n’a rien oublier de vider. Par contre, je trie pas le linge que je mets dans la machine pour en retirer les chaussettes retournées. à une époque je les remettais à l’endroit au moment de les ranger, ensuite je les rangeais telles qu’elles étaient, aujourd’hui je fais un tas avec son linge et à lui de le ranger où il veut comme il veut (du coup, il déplace le tas).

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      1. Je dois bien reconnaître qu’il faut beaucoup d’alignement émotionnel pour arriver à ça. Mon épouse est nettement dans l’harmonie et la compréhension, et moi dans les règles et la discipline. Vous l’aurez compris. Mais comprenez bien qu’il a fallu du temps pour que nous découvrions nous-mêmes ce qui comptait pour nous, pour arriver à l’exprimer sans acrimonie (gros souci pour moi) et se comprendre mutuellement. Quand on est en retard, par exemple, je sais qu’il est important pour mon épouse que l’harmonie et la bonne entente subsiste: gros effort pour moi. Quand c’est le bouzouf dans le salon, et que je demande un blitz de 5′, elle sait que ça compte pour moi, gros effort pour elle (et pour les enfants, mais ça bon c’est un peu notre responsabilité d’éducateurs). Ca marche ce que ça marche, à la mesure de notre liberté intérieure. Pour ce qui concerne l’éducation positive, c’est évidemment parfaitement lié.

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  16. J’aime évidemment beaucoup, passionnément, le regard d’Emma qui nous renvoie notre incurie, mais surtout notre mépris, au moins implicite, pour la femme. je pense qu’il faudrait, aussi, aux mères d’adopter des attitudes et comportements plus responsabilisants envers leurs fils. Refuser de lui servir de bonne, exiger de lui certains comportements (ranger ses jouets, aider, …) et, surtout, de lui enseigner qu’il DOIT obéir à sa mère, accepter les obligations ET les interdictions qu’elle lui enjoint. Le respect qu’il aura envers son épouse dépend du respect que sa mère aura exigé de lui pour elle.

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    1. J’ai déjà entendu ce discours-là un millier de fois. Mais, réfléchissez deux minutes : la mère peut faire tous les efforts du monde pour éduquer ses enfants et enseigner à ses garçons qu’ils lui doivent le respect, si les enfants constatent au quotidien et depuis toujours, que c’est maman qui fait à manger, ou qui nettoie et range la maison, ou qui va aux réunions scolaires, qui s’absente de son boulot lorsque l’enfant est malade, ou qui organisent les vacances ou fait fait les courses et les valises ou soigne les bobos ou qui achète le petit cadeau pour l’anniv des copin-es, qui veille que les devoirs soient faits et compris, que le linge est propre et les dents sont lavées…, elle aura beau faire tous les discours du monde à ses enfants, les garçons imiteront leur père, et les filles leur mère. Et s’ils ne l’ont jamais vu prendre régulièrement un balai ou faire les courses, dans leur tête (fille ou garçon) ils ont vite compris « qu’est-ce que c’est un papa et qu’est-ce que c’est une maman ». C’est bête comme chou et ya pas besoin de s’appeler Catherine Dolto ou d’avoir un doctorat en psychologie pour comprendre ça. Ya juste beaucoup de mauvaise foi dans l’air.

      Interrogez des petits enfants. Demandez leur « qu’est-ce que c’est un papa et qu’est-ce que c’est une maman ». Ils sont comme des miroirs, il faut juste accepter de s’y voir dedans.

      Tant que les pères ne se remettront pas sérieusement en question et qu’ils arrêteront d’être satisfaits d’eux-mêmes, tant que les pères ne feront pas plus d’efforts pour entendre ce que disent les mères lorsqu’elles se plaignent qu’elles sont fatiguées et qu’elles n’en peuvent plus, tant qu’il y en aura pas un qui se redressera du troupeau de ses congénères pour dire « stop j’arrête d’être con, tu as raison quelque chose n’est pas juste », et qui ouvrira bien grand ses oreilles, les choses n’auront aucune raison de bouger. Les mères continueront à se plaindre et à vivre en colère (ou à divorcer), et les pères à proférer les phrases débiles et toutes faites du genre : ce qu’elles sont chiantes ces bonnes femmes. Plus on en fait, plus elles en veulent…

      Les hommes ont beaucoup de privilèges et ils ne sont pas prêts à s’en priver. D’ailleurs, a-t-on déjà vu des privilégiés accepter de partager?

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      1. @ Sylvie En même temps, l’un n’empêche pas l’autre, même si le propos de Salomon semble implicitement excessivement responsabiliser les femmes.

        Ceci étant, il y a un moment donné où il faudra m’expliquer en quoi vos généralisations outrancières sur les hommes font progresser la cause des femmes. Franchement, est-ce que la réalité des inégalités entre hommes et femmes ne vous paraît pas suffisamment problématique pour que vous vous sentiez obligée de l’exagérer ?

        Franchement, continuer à dénoncer ces inégalités est une priorité. Mais il y a un moment où il faudra comprendre que mettre dans le même panier tous les hommes – ce que vous faites explicitement – , c’est à dire les gros c******* qui s’en foutent et les gars comme moi qui font le maximum pour ne pas profiter de leurs privilèges, ça n’améliore aucunement la situation des femmes, voire être contre-productif.

        Vous savez, vous pensez certainement que soupçonner l’ensemble des hommes d’être des infâmes dominators est une attitude militante. Mais en fait, si vous voulez leur faire passer des idées progressistes, je crois que vous avez plutôt intérêt à mettre un point d’honneur à être juste à leur égard. Juste, ni plus, ni moins. Moi, franchement, j’en ai suffisamment connu de ces moralisateurs qui ne connaissent rien à ma vie, qui ne font pas un quart de mes efforts pour lutter contre les inégalités au quotidien, qui se permettent, bien sûr sans savoir, de mettre en cause ma participation aux tâches domestiques. Ben oui, je suis un homme. Donc, forcément, je n’en branle pas une pour profiter de mes privilèges.

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      2. Les généralités, par définition, n’incluent pas les exceptions. A priori, vous vous considérez comme telle, et vous avez probablement des raisons pour affirmer cela, je n’en doute pas. J’en connais des pères qui s’impliquent sincèrement dans leur vie de famille. Il ne s’agit pas pour moi d’attaquer gratuitement les hommes ou de les faire culpabiliser par bête esprit de revanche. Simplement, cela me ferait tellement plaisir qu’ils prennent conscience du déséquilibre, et qu’ils acceptent de se remettre en question.

        Je n’exagère pas. C’est d’ailleurs toujours ce qu’on dit à ceux qui dérangent.
        Il suffit, pour le moins, de lire tous les commentaires ci-dessus. Toutes ces mères qui n’en peuvent plus et qui n’arrivent pas à se faire entendre. Écoutez autour de vous ce qu’elles ont à dire et ce qui les opprime. C’est tout de même bien étrange toutes ces doléances récurrentes, non? Ce n’est pas par plaisir qu’elles se plaignent. Il y a une réalité derrière la souffrance des femmes que l’on peut choisir d’entendre ou pas.
        Que vous soyez un homme ou une femme, si vous trouvez injuste ces inégalités, vous ne devriez pas vous sentir attaqué, et au contraire vous rallier à cette cause!
        Moi je crois que nous avons tous à y gagner, mais cela n’engage que moi.

        Ma colère se ressent dans mes propos et cela vous fait réagir. Si l’on s’en tient à un affrontement d’humeur, rien de constructif ne pourra en sortir. Moi je suis en colère car en tant que femme et mère, je suis confrontée et sensibilisée au quotidien, et cela depuis ma naissance, à des injustices qui m’amènent à me questionner sur cette inégalité de droits. Il me parait logique que les hommes ne se sentent pas autant concernés, puisque eux sont placés d’office dans le modèle dominant. Je ne dis pas que c’est leur faute personnellement, car ce modèle bien rôdé depuis des millénaires leur est imposé tout comme aux filles depuis leur naissance. Je dis simplement qu’il est possible pour chacun de nous de ne pas tout accepter et de réfléchir à ce qu’on dit et à ce qu’on fait dans notre vie quotidienne, car c’est dans cette vie quotidienne où nous agissons et parlons spontanément, qu’insidieusement passent les idées toutes faites…
        Je ne suis pas une donneuse de leçons. C’est un peu trop facile de dire ça. Je cherche, j’observe, j’apprends, je constate… et je cherche à nouveau.

        Ne pas profiter des privilèges, c’est déjà s’insurger un peu certes, mais cela permet aussi d’avoir la conscience tranquille…

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      3. @ Sylvie. Vous dites « Je n’exagère pas. C’est d’ailleurs toujours ce qu’on dit à ceux qui dérangent ». Sans doute, mais finalement cette affirmation ne montre rien du fait que vous ayez raison ou non. Je vous ferais remarquer à ce propos que quand on montre à quelqu’un qu’il raconte une connerie, il est également fréquent qu’il réponde ce que vous répondez : manière de ne pas se questionner des gens vexés de se voir mis face à leurs contradictions, ils affirment que leur discours « dérange ». A vous de voir si vous voulez faire partie des personnes qui réagissent ainsi ou si vous voulez vous interroger sur le sens de ma remarque.

        En l’occurrence, ma remarque sur votre exagération est bien résumée dans votre phrase « tant qu’il y en aura pas un qui se redressera du troupeau de ses congénères … ». Dans cette phrase, vous dites explicitement que les hommes qui sortent du troupeau n’existent pas. Vous dites donc que je n’existe pas sans savoir ce que je fais. Donc, littéralement, vous exagérez. Je veux bien comprendre que ce propos ait dépassé votre pensée et que vous regrettez qu’insuffisamment d’hommes sortent du troupeau. Mais bon, si c’est cela, il aurait été intéressant de nuancer ce propos. Pensez-vous vraiment que votre critique perde de sa substance en formulant « beaucoup d’hommes » plutôt que « les hommes » ? Non, mais ça change par contre beaucoup de choses pour les hommes comme moi.

        Vous dites « Que vous soyez un homme ou une femme, si vous trouvez injuste ces inégalités, vous ne devriez pas vous sentir attaqué, et au contraire vous rallier à cette cause! » Bah, je reconnais entièrement ces inégalités, je les trouve injustes et les dénoncent comme telles (comme je reconnais bcp d’autres inégalités que je dénonce également comme injustes) mais en même temps, reconnaissez que j’ai des raisons de me sentir attaqué : comme je le dis, vos propos mettent explicitement tous les hommes dans le même paquet. Pour reprendre la phrase précédente, c’est comme si je disais « tant qu’il n’y aura pas un blanc qui se redressera du troupeau de ses congénères racistes … », ben, désolé, mais si je dis ça, je conteste qu’il y a de profondes différences entre les Blancs dans leurs actes pro ou anti-racistes. Or, les différences peuvent être énormes ! Dire cela ne conteste aucunement le caractère structurel du racisme et la réalité de l’expérience de nombre de racisés. Généraliser sur les Hommes, comme généraliser sur les Blancs, ça reste au mieux une maladresse, au pire une escroquerie intellectuelle. Bref, vous dites que je devrais me « rallier à cette cause ». Mais à quelle cause, en fait ? Celle de l’égalité entre hommes et femmes ? Si c’est de celle-là dont vous parlez, ça fait longtemps que je m’y suis rallié. Contester la pertinence de la généralisation sur les hommes, ça n’est pas contester une seconde l’existence de l’inégalité. Au contraire, c’est dire que les inégalités sont suffisamment fortes pour qu’on ne s’égare pas à en voir là où il n y en pas.

        Comprenez-moi, même dans la réponse que vous m’apportez, certains propos laissent encore entendre que je n’ai pas trop conscience des choses. Il y a des phrases qui traduisent la croyance suivante : « de toute façon, un homme est incapable de comprendre ce que vit une femme ». Vous rappelez les commentaires de nombre de femmes, mais si vous connaissez aussi bien que moi la diversité des discours des femmes que moi, vous devez également savoir qu’énormément de femmes ont des discours infiniment moins dénonciateur des inégalités hommes-femmes que quelqu’un comme moi. Donc, oui c’est lassant de constater que même dans votre réponse, ça vous paraît inimaginable que je puisse avoir conscience des choses. Ca me montre juste que pour certaines personnes, je pourrais faire absolument tout ce que je peux, je ne serais toujours et encore qu’un homme, un privilégie qui profite de ses privilèges et que, même si j’ai l’attitude idéale pour lutter contre les inégalités, on me répétera le contraire.

        « Ne pas profiter des privilèges, c’est déjà s’insurger un peu certes, mais cela permet aussi d’avoir la conscience tranquille… » Ne vous inquiétez pas, j’ai bien conscience de tout cela. Mais bon, il y a un moment où je ne vois pas ce que l’on pourrait demander de plus à ceux qui sont en position d’être dominants. Faudrait-il qu’en plus de renoncer à leurs privilèges ils acceptent en plus de culpabiliser pour ce dont ils ne bénéficient même pas ?

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      4. Alors je ne cesserai jamais de parler des hommes de façon statistique (c’est à dire sans dire le fameux « certains hommes » qu’on exige si souvent de moi) et je vais expliquer pourquoi.
        Je reçois des tonnes de messages d’hommes s’estimant « pas comme ça ». Qui m’écrivent des mails de 500 lignes pour me faire la liste des dernières tâches qu’ils ont exécutées afin de me démontrer qu’il ne sont « pas comme ça ».
        En réalité, 95% des hommes ne se pensent « pas comme ça ». Or on sait que la réalité est tout autre, n’est ce pas ?
        Que va-t-il se passer si je commence à dire « certains hommes », suggérant que peut-être 5% ne sont « pas comme ça » ? Les 95% vont s’imaginer dans les 5%, et continuer de se vautrer, la conscience tranquille, dans leur attitude machiste.
        Donc je fais le choix de dire « les hommes »; je préfère que 5% s’interrogent à tort plutôt que 95% se reposent à tort 😉
        Et puis très honnêtement. Ca ne fait jamais de mal une remise en question régulière, même pour les 5%. Personne n’est irréprochable.

        Pour la petite histoire, j’ai quelques connaissances masculines qui participent vraiment à égalité à la gestion du foyer (c’est leur compagne qui le dit, pas eux, donc c’est à peu près fiable)
        Ils ont bien aimé la BD. Ils ne se sont pas plaints d’être victimes de généralités. Peut-être qu’ils étaient trop occupés à préparer les menus de la semaine 😉

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      5. @Emma. Désolé, mais je ne me suis pas plaint d’être « victime de généralités » de la bédé. De certains propos d’autres personnes, ça n’est pas la même chose. Par ailleurs, je suis d’accord sur beaucoup de choses que vous avancez, peut-être l’avez-vous remarqué. 🙂

        Vous savez, le fait que cette manière de généraliser soit la plus pertinente repose sur des postulats hautement discutables. La manière dont vous justifiez votre propos postule en effet que si vous faisiez la nuance que j’aimerais, les hommes ne se remettraient pas en cause. Je ne vois sur quoi cette idée repose.

        Après vos « 5 % », excusez-moi, mais ça n’a grand sens. Les hommes sont extrêmement différents par rapport à ça et quand on en prend pas acte, on passe à côté de quelque chose d’essentiel. Ca n’est pas 5 % d’un côté et 95 % de l’autre. C’est une pluralité de situations. Dire ça remet-il en cause la réalité de l’inégalité hommes-femmes? Bien au contraire. N’oubliez pas que si l’on est très bien renseigné sur le constat de l’inégalité, les solutions sont infiniment moins connues. Et ne pas être naïves face aux discours des hommes – ce qui est pertinent –  , ça ne veut aucunement dire qu’il faut prendre leurs contradictions comme des « excuses » : penser ça, c’est s’exposer à contribuer à produire le contraire de ce que l’on veut.

        « c’est leur compagne qui le dit, pas eux, donc c’est à peu près fiable » : excusez-moi, mais la domination masculine est un fait. Que les femmes soient plus objectives que les hommes sur la répartition des tâches est une toute autre chose. En fait, c’est juste une croyance de votre part sur laquelle vous peinerez à argumenter. Je trouvais à ce titre mille fois plus judicieux l’argumentation précédente de Sylvie sur les enfants miroirs de ce que l’on est. Soit dit en passant, je n’ai aucun intérêt personnel quant à privilégier l’une ou l’autre des interprétations : chez moi, les deux ont strictement la même représentation. Ils ne le disent pas de la même manière : mon fils de 6 ans est étonné que des gens puissent considérer normal que les femmes en fassent plus, ma compagne, elle, est au courant que ça existe.

        Après, il semble que ça vous paraît improbable qu’un homme vraiment égalitariste puisse revendiquer une reconnaissance, ni plus ni moins, de ce qu’il fait et ce qu’il est. Pour vous, il semble que c’est l’apanage des exploiteurs. C’est sûr que ça arrive aussi. Sans doute est-ce lié à mon histoire de personne ayant fréquenté nombre de moralisateurs-trices qui voient ce qu’ils veulent voir (et oui, ils existent ! Et ne sont aucunement des alliés dans la lutte!). Mais bon, sans doute dois-je lire aussi dans votre propos – et ça m’irait très bien – que si je veux un juste reflet de ce que je fais et suis, il vaut mieux m’arrêter sur ce qu’en pensent ma femme et mon fils, qui sont ceux qui me connaissent le plus, plutôt que sur des propos de militants féministes qui ne me connaissent que vaguement. Vous auriez raison en cela. Je retiendrais au moins cela de votre discours.

        Après, si je réagis, c’est aussi que le sujet me paraît essentiel comme pour vous 😉

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      6. Ce que je ne comprends pas c’est qu’il vous paraît en fait essentiel de vous défendre, et que de vous démarquer, de bien dire « non pas moi ».

        Si j’ai bien lus vos commentaires, je suis vous êtes dans une relation ou le partage des tâches est équilibré, respect mutuel, et et vous en êtes heureux.

        Emma a fait une BD en pensant à toutes ces femmes, qui sont une grande majorité des femmes en couple (les statistiques sur la répartition des charges sont claires et je ne parle même pas de la charge mentale) qui souffrent au quotidien par manque de ce que vous et votre compagne vous avez.

        C’est la que je comprends pas : pourquoi vous semble-t-il plus essentiel de mettre en avant que vous ne faites pas souffrir votre compagne, plutôt que de mettre en avant la souffrance d’une grande majorité de femmes ?

        Quand on parle de violences faites aux femmes (et oui j’inclus la répartition des des tâches… Quand je pleure régulièrement devant mon-ex-mari en lui disant que je n’en peux plus d en assumer autant et qu’il me tourne le dos pour aller regarder un film de c’est violent), pourquoi « des » hommes trouvent ils plus important de débattre du fait que tous les hommes ne le font pas, plutôt que de chercher une solution ensemble à ces violences faites et proposer des pistes d’action ?

        C’est malheureusement un travers commun aux groupes dominants afin d’éviter de traiter le problème et occuper l’espace de discussion avec tout autre chose…et c’est toujours indécent., même si vous n’en avez pas conscience.

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      7. @ Cec. « pourquoi « des » hommes trouvent ils plus important de débattre du fait que tous les hommes ne le font pas, plutôt que de chercher une solution ensemble à ces violences faites et proposer des pistes d’action ? » Bah, vous voyez bien dans mon propos que ma réponse met aussi l’accent sur le fait que j’estime que c’est une réponse inadaptée et que j’appelle donc justement à chercher des pistes d’action.

        Pour le reformuler, l’idée c’est que si l’on part du cas de la moyenne des femmes faisant comme si cela s’appliquait à l’ensemble, on surestime les difficultés de celles qui ont des difficultés inférieures à la moyenne et, surtout, on sous-estime celles des autres. Et, plus qualitativement, on fait une description des relations hommes-femmes comme relevant d’une même problématique : ce qui est faux. S’il y a des problématiques différentes et qu’on applique un seul et même remède, on ne peut résoudre le problème que des personnes auxquelles ce remède est adapté, pas des autres.

        Or, j’observe des cas de figure très variés (liste non-exhaustive) :
        -le couple où l’homme considère que « ça n’est pas à lui de s’occuper des tâches domestiques »
        -les « plus ou moins égalitaristes genrés » : madame spécialisé dans certaines tâches, monsieur dans d’autres.
        -Les « plus ou moins égalitaristes non-genrés » : pas de spécialisation de l’un ou l’autre dans une tâche spécifique.
        Bref, trois cas de figure très différents. Trois solutions différentes.

        « C’est malheureusement un travers commun aux groupes dominants afin d’éviter de traiter le problème et occuper l’espace de discussion avec tout autre chose » : si ça n’est pas du procès d’intention ! Je me tue à expliquer que je suis en désaccord avec une interprétation, je fais ce que je peux pour l’expliquer et on vient me dire que j’ « occupe l’espace de discussion avec toute autre chose ». Ou est-ce que je parle de « tout autre chose » ? Je ne parle que du même sujet, mais j’ai simplement le culot de penser que, même homme, j’ai des choses à dire dessus.

        En fait, faudra plutôt que vous m’expliquiez en quoi mes suggestions d’aborder cette pluralité des problématiques vous paraissent moins bonnes et pourquoi, de mon propos, vous ne voulez en retenir qu’une petite partie. Si vous changez le sens de mes propos, ce n’est plus à ces propos que vous répondez, mais à d’autres, fantasmatiques.

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    2. « Le respect qu’il aura envers son épouse dépend du respect que sa mère aura exigé de lui pour elle. » :
      Hum, non, je ne crois pas : le respect qu’il aura envers son épouse dépendra du respect qu’aura eu son père envers la sienne, d’épouse, car c’est le père qui sert de modèle aux garçons pour devenir les hommes qu’ils seront. Les pères enseignent aux garçons ce que c’est que d’être un homme, et les mères enseignent aux filles ce que c’est que d’être une femme. Quant à la relation de couple qu’ils auront plus tard, c’est le couple parental qui servira d’exemple – ou de contre-exemple !

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      1. Mais oui, c’est sci-en-ti-fique. D’ailleurs, on le voit bien dans les familles monoparentales où les garçons élevés par des femmes, privés de modèle paternel ne deviendront jamais vraiment des hommes. Et comme ils n’auront pas non plus d’exemple de « couple parental », ils seront incapables d’avoir une relation de couple.

        Franchement, je trouve ces déclarations à l’emporte-pièce (surtout introduites par un « Hum, non, je ne crois pas » plutôt condescendant) à tout le moins malheureuses, ou pire, refletant une idéologie assez nauséabonde. Et puis asséner que « c’est le couple parental qui servira d’exemple – ou de contre-exemple », ça revient un peu à dire qu’un enfant ayant eu un exemple parental dysfonctionnel reproduira ce schémas, ou l’inverse, et qu’un enfant ayant un exemple parental sain reproduira ce schémas, ou l’inverse. Merci…

        Je vous laisse bien sûr le bénéfice du doute, et vous avez, bien évidemment, le droit de penser ce que vous voulez. Il est possible aussi que j’ai mal interprété vos propos, mais tout ça me parait bien péremptoire et déconnecté de certaines réalités, surtout sur un blog qui lutte contre les stéréotypes.

        D’ailleurs, pour appuyer et clarifier vos propos, vous pourrez peut-être m’éclairer: j’ai été élevé par ma mère, mon père étant mort alors que j’étais très jeune. J’ai grandi sans « modèle paternel » (mais avec des référents masculins divers dans leur implication et leur personnalité: oncles, grand-pères etc), ni exemple de « couple parental » (ma mère a rencontré son compagnon actuel alors que j’étais déjà majeur et autonome), et je suis devenu un homme ouvert aux problématique d’égalité homme-femme, capable d’assumer toutes les tâches ménagères et d’avoir une vie de couple saine, équilibrée et mes compagnes (et non épouses) n’ont jamais eu à se plaindre d’un manque de respect à leur égard, bien au contraire. On intègre ça comment dans votre théorie?

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      2. Je pense surtout qu’il n’y a pas qu’un modèle dont les enfants s’imprègnent.
        Il y a les parents bien sûr ; mais aussi les autres personnes qui vont s’occuper d’eux : nounous, grand parents, corps enseignant. Les amis et les parents des amis. L’univers médiatique.
        Bien sûr que le modèle parental influence la façon dont on se construit, c’est juste pas le seul.

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      3. Je me réponds à moi-même puisque je ne peux pas le faire sous le commentaire de V. :

        Il y a je crois un malentendu, induit sans doute par le fait qu’à l’écrit, on n’a que les mots, pas le ton, ni les temps, ni les expressions. Mon « Hum » était censé reproduire le petit bruit que l’on fait avant de répondre, après avoir réfléchi – pour indiquer justement que je ne répondais pas du tac-au-tac, mais que j’avais pris le temps d’y penser, justement pour ne pas être péremptoire. Je suis désolée que vous l’ayez pris ainsi. Et « je ne CROIS pas » n’est pas « Ce n’EST PAS AINSI » : je dis juste ce que je crois, moi, je ne dis pas que c’est la réalité, et encore moins que c’est « sci-en-ti-fique », ça c’est vous qui le mettez dans mes mots. La condescendance n’est pas dans mon caractère, mais j’aime bien débattre et confronter nos idées, en toute cordialité, sans animosité, sans agressivité. Votre opinion est tout aussi valable que la mienne, même si elles ne se recoupent pas !

        Quant à votre situation familiale, elle est en fin de compte assez proche de la mienne : élevée moi aussi par une mère seule, remise en couple alors que j’avais dix-neuf ans, grandi sans modèle paternel mais avec des référents masculins (merci d’en avoir parlé, c’est un sujet important), il se trouve que je suis femme, mais que ces hommes ont été importants pour moi, m’ont orientée sur ce à quoi ressemblent des « hommes bien », pour être à même d’en choisir un « bien » pour moi quand le moment est venu. Quant à ma mère, eh bien j’ai appris d’elle qu’on peut très bien vivre sans homme, qu’on peut tout faire sans eux (sauf les enfants, évidemment), mais que c’est tout de même beau d’en avoir un qui vous aime et qui est à côté de vous – pas au-dessus, pas au-dessous, pas en face : à côté. Partenaire, pas adversaire. Que ça vous ajoute du bonheur, même si vous êtes capable de vous en passer.

        Tout ça pour dire quoi. Que je crois m’être mal et/ou incomplètement exprimée, mais il faut dire pour ma défense que je ne réagissais qu’à une seule phrase dans un seul commentaire précédent et que cela ne me permettait pas d’exposer l’ensemble de mon opinion sur le sujet. Pour vous « rassurer » (?), je vous promets que je suis trèèèèèès loin du stéréotype de la détestable manif pour tous façon « Il faut à un enfant un papa et une maman, sans quoi il grandira tordu », justement parce que je pense à tous les veufs et veuves et tous les divorcés ou célibataires, dont les enfants s’en sortent très bien, pour peu qu’ils soient aimés, et qui ne se portent ni mieux ni moins bien que les enfants issus de foyers dont les parents sont toujours mariés. Et je pense aussi aux couples homoparentaux. Je crois néanmoins qu’il est important, pour se construire, d’avoir des personnes qui remplissent le rôle de modèles masculin et féminin (ce que vous appelez référents), et ils peuvent fort bien être remplis par n’importe qui, y compris du genre opposé (une femme servant de référent masculin, un homme servant de référent féminin) : père, mère, mais aussi professeur, entraîneur sportif, prêtre ou pasteur, membres de la famille, amis, voisins, bref, comme on dit toujours : « il faut tout un village pour élever un enfant » …

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  17. Bonjour Emma
    J’bien aimé la serie de la BD la charge mentale. Par contre je n’ai pas trouvé la serie ‘la charge emotionnelle’. Elle a été publée?
    Ça représente no seulement les femmes fraçaises mais les femmes dans le monde. Je suis indienne. Je voudrais savoir si pourrais traduire vos BD en ma langue maternelle?
    Je ne sais pas comment je pourrais vous contacter directement.
    J’attends votre réponse.

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  18. Je comprends l’article. Mais pas mal de clichés et de caricatures. Je suis un homme et je ne me reconnais pas du tout dans ce qui est décrit. Je n’ai pas attendu d’être avec une femme pour qu’on puisse manger par terre dans ma salle de bain, que mon linge soit impeccable (aussi bien mes chaussettes que mes pulls en cashmere lavés à 30 en programme délicat), que mes placards contiennent autre chose que des pâtes et de la sauce tomate.

    Les caricatures et les clichés c’est dommage. Et faire passer l’idée que LES hommes sont ainsi, ça l’est encore plus. Je vais me faire hurler dessus mais c’est peut-être aussi aux femmes de bien choisir, car ces attitudes en disent long sur l’entièreté de la personnalité avec laquelle elles vont apprendre à vivre.

    C’est aussi sûrement une question d’éducation, entre les mères qui couvent et les pères qui gère uniquement la tondeuse à gazon et les poubelles…

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    1. Bonjour PM,

      Je comprends que vous ne vous sentiez « pas représenté » et je vous félicite de ne pas en être. Moi aussi, je grince des dents chaque fois que « les » hommes prétendent que « les femmes » ne savent pas lire une carte routière, sous prétexte que c’est (mais l’est-ce vraiment ?) vrai pour la plupart mais pas pour moi.
      Ce qui m’intéresse, c’est que vous dites que vous n’avez pas attendu d’être en couple pour être autonome (je raccourcis un peu, mais vous voyez ce que je veux dire) Mon homme aussi était un célibataire modèle : autonome, propre, organisé, pas besoin de moi. Trèèès attrayant, tout ça. Mais… aussitôt que j’ai emménagé avec lui, tout ça a bien changé. Le coup de grâce, ça a été le jour où il a fait une lessive (déjà j’étais contente !), mais que quand je (JE) l’ai étendue, j’ai remarqué qu’il n’y avait pas une fringue à moi dans le tas. Il avait lavé son linge, certes. Mais il n’a lavé QUE SON linge, quoi ! Alors la question que je me pose est la suivante : pourquoi les hommes qui sont parfaitement capables d’être de parfaits partenaires quand ils sont célibataires changent et deviennent de parfaits BOULETS aussitôt qu’ils sont en couple ? Je ne dis pas que c’est votre cas, puisque je n’en sais rien, mais peut-être avez-vous une idée là-dessus et pouvez-vous m’éclairer ?

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    2. Je n’ai pas eu le sentiment en lisant la BD qu’il y ait une telle description des hommes. La BD ne dit rien sur les hommes qui vivent seuls. D’ailleurs, sur ce point, ce n’est pas forcément un indice. Certains qui en font peu quand ils sont seuls vont s’avérer être bien plus propres en partageant leur appartement. Inversement, certains éduqués à l’ancienne vont avoir un appart’ de célibataire nickel chrome, mais vont considérer dès qu’ils sont en couple que c’est à madame d’entretenir le tout (avec le même niveau d’exigence).
      La BD parle plutôt de ce qui se passe quand le couple a un enfant, que monsieur retourne au travail après ses 11 jours de congé paternité, et que pendant que la maman est toute seule en congé maternité, elle assure tout (au moins ce qui concerne la charge mentale concernant les enfants). Ce qui, à ce stade, est plutôt normal. En général, les horaires de la PMI sont incompatibles avec les horaires de travail, et puis en passant H24 avec son enfant, c’est logique que la mère apprenne à bien le connaître et prenne des habitudes pour s’en occuper. Pour le père, c’est assez difficile. En effet, un enfant, ça pompe énormément de temps libre. Quand le père rentre du travail, il passe du temps avec son enfant, il participe aux soins qu’il peut faire le soir, et de son point de vue, il perd énormément de temps libre par rapport à avant la naissance de l’enfant.
      Le problème se pose quand la mère reprend le travail. Le père trouve déjà que son enfant lui bouffe énormément de temps libre (et à raison !), alors il n’est pas du tout prêt à accepter de prendre plus de charge. Autrement dit, la répartition des rôles parentaux est déjà faite, et le retour de la femme au travail n’y changera rien. Ce qui fait qu’elle cumule le travail salarié avec toute la charge mentale qui lui était dévolue quand elle était en congé maternité.
      Ce n’est pas parce que les hommes sont différents, que les mères sont plus responsables. C’est parce que les bébés sont exigeants et que les pères ont peu de temps pour apprendre à s’en occuper.

      Pour donner un exemple. Quand le bébé est nourri au biberon, le papa est souvent d’accord pour se lever la moitié du temps lors de son congé paternité. En toute logique, une fois le congé paternité terminé, c’est toujours la femme qui se lève. Mais une fois le congé maternité terminé, si l’enfant ne fait pas ses nuits, c’est toujours à la femme de se lever (parce que le papa, lui, il n’est pas en congé !).
      Par contre, quand l’enfant fait ses nuits pendant assez longtemps, la répartition des tâches est rebattue et il se peut que le père accepte de se lever la nuit.
      Mais pour le suivi médical, des tailles de vêtements, ce que bébé mange, tout ce savoir et ces habitudes dévolues aux femmes du fait du congé maternité plus conséquent, la transmission vers le père ne se fait pas.
      Par contre, comme nous travaillons tous les deux maintenant que mon fils est à l’école, il prend sa part sur le suivi des devoirs. À moi d’être vigilante et de ne pas le faire trop souvent sous peine qu’il m’abandonne cette charge sous prétexte que c’est moi qui sait faire et qui sait où il en est.

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      1. Je ne sais pas ce que tu entends par le terme « normal » mais je crois que je ne suis pas complètement d’accord.
        Si c’est normal en pratique car le père n’est pas là la journée oui c’est sûr, on est obligées de faire plein de trucs seules par la force des choses.
        Mais si tu veux dire que c’est normal sur le principe, là je ne suis pas d’accord. Même (et surtout) dans les deux mois qui suivent la naissance on ne devrait pas assumer ces choses seules.
        Il semble admis que le congé maternité est là pour s’occuper du bébé comme si nous nous ne venions pas de subir une épreuve physique intense. La preuve c’est que le congé pour adoption est de même durée : on ne tient pas compte du fait que le corps de la mère est abîmé et qu’elle va avoir besoin d’aide.

        Quant aux nuits je n’ai jamais considéré comme normal, même après la reprise du boulot de mon copain, qu’il n’y participe pas. C’est peut-être parce que je supporte mal le manque de sommeil mais je ne mets pas du tout au même niveau la difficulté d’une journée de boulot et celle d’une nuit entrecoupée de réveils pour biberonner. La journée de boulot est organisée pour garder un certain équilibre physique et psychologique (même si on s’en éloigne de plus en plus) alors que deux mois de nuits blanches peuvent facilement mener à la dépression.
        Enfin je dis ça, moi j’ai fait toutes les nuits même pendant le congé paternité mais je m’en serais bien passée 🙂

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      2. En fait, les deux propos se complètent bien sur la question de la « normalité » de la chose. Ca montre, d’un côté, que, dans l’idéal, il faut s’adapter au cas individuel et donc en fonction de la fatigue effective de chacun. Ca montre, de l’autre, que l’allongement du congé paternité est une nécessité.

        Tant qu’il n’y a pas un congé paternité plus long, schématiquement, les hommes et les femmes sont forcément dans des positions différentes. Soit on considère que le congé de Madame justifie qu’elle gère les réveils nocturnes, mais cela peut être injuste pour elle. Soit on considère que l’un et l’autre sont également astreints à la gestion des réveils, et on ne tient pas compte des contraintes de Monsieur. Bref, l’une et l’autre se retrouvent dans des situations différentes les amenant dans une situation où il est presque impossible de trouver une solution équitable pour les deux.

        A quoi, il faudrait aussi ajouter la prise en compte, au cas par cas, les effets de l’accouchement sur madame.

        Par contre, le jugement sur le fait que la journée de travail est faite pour garder un équilibre et qu’elle serait moins éprouvante que des nuits entrecoupées, désolé, mais ça c’est vraiment un point de vue bourgeois. Et ça montre que, effectivement, parmi tous ces hommes qui ne se lèvent pas la nuit pour biberonner, il y en a quand-même qui ont objectivement des contraintes plus fortes que d’autres. Dont, en premier lieu, les heureux veinards qui travaillent de nuit, au plus grand bénéfice de leur bien être physique et psychologique, pour lesquels la question des réveils nocturnes ne se pose pas en ces termes.

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      3. Ce que je veux dire c’est qu’il y a(vait) un code du travail censé tenir compte du rythme biologique humain. Code certes imparfait, qui reflète des inégalités de classe, qui entérine d’un certain point de vue l’exploitation de l’homme par l’homme mais il y avait quand même des règles qui visaient à protéger physiquement et psychologiquement les travailleurs.
        Il n’y a pas de code du travail pour les femmes en congé maternité. Il n’y a pas de règles. Tes journées de travail c’est pas 7h c’est 24h. C’est le bébé qui détermine tes horaires, tes heures de pause, tu n’as aucun moyen de défendre tes droits face à un être aussi exigent et centré sur ses propres besoins. Face au patron (qui a les mêmes défauts 😉 ) il y a(vait) le code du travail.
        Bien sûr ça dépend des cas et mon point de vue est complètement bourgeois je ne m’en cache pas ; mais je ne suis pas sûre que les femmes de bourgeois soient plus aidées par leurs conjoints, forts friands d’heures supplémentaires, que les autres. A mon avis ce n’est pas la pénibilité de la journée qui détermine la disponibilité nocturne mais bien le sentiment (conditionné) d’être responsable ou non de sa progéniture.
        Après quand le dit conjoint travaille de nuit ou de soir bin comment dire la question ne se pose pas c’est pas comme s’il pouvait se dédoubler.

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      4. « C’est peut-être parce que je supporte mal le manque de sommeil mais je ne mets pas du tout au même niveau la difficulté d’une journée de boulot et celle d’une nuit entrecoupée de réveils pour biberonner. »
        C’est pas à ce niveau là que se situe la différence. Quand on a un nouveau né qui ne fait pas ses nuits (et pas ses jours non plus), la seule solution pour ne pas péter les plombs, c’est de se mettre au rythme du bébé. Quand il dort, on dort, même en plein jour. On fait pas la vaisselle, on lave pas le sol, le linge sale s’entasse, mais on dort, parce que y’a que comme ça qu’on peut survivre. Sauf que quand on travaille toute la journée, on ne peut pas dormir même quand bébé fait la sieste. Alors si le père se lève la nuit, la mère dort un peu plus la nuit (et est plus dispo pour s’occuper de la maison le jour), mais le père dort beaucoup moins, car le sommeil qu’il n’a pas la nuit, il ne le prend pas pendant le jour.
        Bien entendu, selon les couples (et selon les bébés !), la répartition peut se faire différemment. Parfois, l’allaitement ne laisse pas le choix sur celui qui se lève (et entre nous, allaiter 3 fois par nuit et moins fatiguant que donner le biberon une seule fois).
        Le fait essentiel, c’est qu’un bébé, c’est une charge considérable de travail supplémentaire, auquel on s’attend rarement. Malgré toutes la bonne volonté du père, une charge inégale se met en place au moment où il reprend le travail, et le rééquilibrage est compliqué quand la maman y retourne à son tour.
        Ce qui signifie, et il me semble que c’est aussi le propos de la BD, qu’il ne s’agit pas d’un problème individuel et que ce ne sont pas les femmes qui choisissent mal leur mec et c’est fini pas la peine d’en parler. Il s’agit au contraire d’un problème de société, qui peut se résoudre en partie par des choix de société, comme l’allongement du congé paternité.

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      5. Je comprends de ce que tu dis que tu as trouvé une solution te permettant de te reposer un peu et de laisser ton partenaire dormir pour être en forme pour sa journée de boulot.
        Il me semble néanmoins que quand tu dis « on » tu parles en fait de toi et je pense qu’il n’est pas possible en matière de parentalité de présenter ta solution comme la seule possible, tu ne crois pas ?
        Moi il m’est impossible de m’adapter au rythme du bébé comme tu le présentes. Dormir quand il dort nécessite une capacité à s’endormir sur commande … Enfin ça n’a jamais été possible pour moi : il fermait les yeux j’allais me coucher direct et je finissais par m’assoupir pile au moment où il se réveillait. La torture intégrale.
        La solution (pour moi) aurait été de pouvoir enchaîner au moins 4 ou 5h de sommeil la nuit en alternant les biberons.
        C’est pour ça que je ne considère pas normal que celle qui reste au foyer gère les nuits car dans certains cas pas possible de se reposer la journée non plus. C’est peut-être une bonne solution dans certains cas, rien de plus 🙂

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      6. Bon, en résumé, vous êtes d’accord : la règle, c’est de s’adapter le plus justement aux réalités des deux. 🙂

        Quand je parle du point de vue bourgeois, ça n’est pas pour dire que la bourgeoisie est le lieu enchanté d’un égalitarisme entre les sexes. C’est pour dire que ces considérations sont inséparables et très liées aux questions d’égalité entre les sexes.

        Pour le dire vite – ne le prenez pas mal – mais c’est vrai qu’on a quand-même l’impression que vous parlez d’une situation que beaucoup – exploitation domestique mise à part ! – vous envierez – moi et ma compagne les premiers – . En fait, on a un peu l’impression que vous parlez de couples dans lesquels les deux ont la chance d’avoir un emploi, semble-t-il pas des plus chiants des boulots, et, apparemment, avec une certaine marge de manœuvre dans l’adaptation de leurs emploi du temps pro.

        Or, on sait que les inégalités sociales, notamment dans l’accès à un boulot « correct » sont au cœur de l’explication des inégalités de travail domestique. Et très souvent, dans les couples, les stratégies pros sont (en partie) définies à deux, si bien que si les femmes sont, dans le couple, généralement perdantes, elles étaient souvent d’accord avec le choix de leur conjoint. Je ne dis ça aucunement pour responsabiliser les femmes, mais plutôt pour dire que des choix contraintes par le travail tel qu’il est contribue à créer les conditions d’une inégalité dans le couple.

        Si vous prenez mon exemple, et bien voyez-vous, j’ai consciemment refusé de jouer ce jeu de ma carrière, l’une de mes principales motivations étant de pouvoir jouer mon rôle familial. Et bien, je peux vous dire que si ma compagne s’y retrouve « domestiquement », on sait très bien que « économiquement » on y a sacrément perdu. Et si je ne le regrette pas, force est de constater que ceux qui ne font pas comme moi ont raison du point de vue de la maximisation de leur revenu et de celui de la famille. Concrètement, tout en étant convaincus de l’intérêt de votre démarche, on sait que, dans la société actuelle, faire des choix égalitaristes pour le couple, ça veut souvent dire en payer le prix. L’un comme l’autre.

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      7. Non monsieur l’arbitre je ne pense pas qu’on soit d’accord 😉 mais passons !

        Il me semble qu’à partir de votre exemple et en disant  » les inégalités sociales, notamment dans l’accès à un boulot « correct » sont au cœur de l’explication des inégalités de travail domestique » vous suggérez que les couples les moins aisés partagent le mieux les tâches.
        Alors que précédemment vous suggériez le contraire en prenant l’exemple des boulots de nuits ou fatiguants qui ne permettent pas aux pères d’assumer leur rôle.
        Bref je ne vous suis plus ! Les hommes les plus précaires participent-il plus, ou moins à la gestion du foyer selon vous ?

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      8. Euh non Emma, je ne parlais pas de moi puisque j’ai allaité mes enfants. Comme je le disais, il s’agit d’un exemple, d’une illustration. On est loin du cas général. Déjà il y a beaucoup de femmes qui allaitent encore pendant le congé paternité, donc elles se lèvent toujours pour nourrir leur enfant. Ensuite, énormément de bébés font leur nuit quand la mère reprend le travail.
        À te lire, je croirais entendre les détracteurs de ta BD, qui expliquent que comme leurs exemples personnels ne collent pas à 100% à ta BD, même si sur le fond ils s’y reconnaissent bien, ils refusent de discuter du fond pour se concentrer sur le petit détail qui ne leur convient pas.

        Bobby
        Le cas des couples les moins aisés montre aussi bien là que c’est un choix social et pas individuel. Certes, ce sont les individus qui décident que pour pas trop se serrer la ceinture, il faut que ce soit le moins payé qui sacrifie sa carrière. Mais c’est bien la société qui décide qu’à travail égal, les hommes sont mieux payés. C’est aussi la société qui offre un plus fort taux de chômage aux femmes.
        À noter pourtant qu’il n’y a pas de SMIC homme et de SMIC femme. Du coup, votre démonstration ne tient que pour des couples ayant l’aisance d’avoir au moins un membre gagnant plus que le SMIC 😉

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      9. D’accord j’avais compris que tu présentais ça comme THE solution et que du coup cela justifierait de « normaliser » l’absence de participation des pères aux biberons nocturnes.
        Or j’entends tellement partout « je me lève pas parce que MOI je travaille » que ça me donne envie de distribuer des coups de pelle 😉

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      10. J’ajoute encore une fois que l’allongement du congé paternité serait une solution. Le « elle va nous pondre un bébé » étant souvent l’excuse pour ne pas embaucher une femme et pour la payer moins. Le retour de congé maternité étant parfois rendu difficile parce qu’on a été remplacée et qu’on ne retrouve plus son poste/qu’on est considérée comme incapable.

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  19. @ Emma

    Pour le dire vite, je ne cherchais pas trop à définir de règle sur les classes dans lesquelles il y a plus d’inégalités que d’autres. Ceci étant, indirectement, je suggère qu’il y a moins de raisons qui justifieraient les inégalités dans les couples bourgeois : si les deux ont un temps plein, que l’un et l’autre ont la possibilité d’avoir de la souplesse dans la gestion de leur emploi du temps pro, qu’ils ont une sécurité financière, je ne vois pas à quelle titre les hommes pourraient justifier de se dispenser davantage que leurs compagnes (et réciproquement).

    L’idée, c’est plutôt de dire que chez les précaires, il y a beaucoup de choses qui vont interférer là dedans et qui ont des répercussions sur le couple. Dont des inégalités sexistes en dehors de leur couple, mais aussi bien d’autres rapports de domination. En termes d’inégalités de genre, tant que les femmes ont des revenus plus faibles, fatalement, ça veut dire que le couple dépend plus des revenus de monsieur ce qui a pour produit que, quand il faut choisir, les membres du couple sont généralement d’accord pour privilégier la carrière de monsieur. Ce qui a pour effet d’optimiser la carrière de monsieur, à l’inverse de madame dont les chances de réussite s’amenuisent, etc etc. Bref, le cercle vicieux. Je sais, c’est un peu rapidement expliqué, mais en gros, c’est ça la mécanique.

    En fait, ce qui m’amène à dire que si vous luttez contre les inégalités au sens large, vous limitez les inégalités dans le couple. Dans un schéma idéal, si tout le monde bosse 28h par semaine plutôt que, pour prendre un schéma fréquent, monsieur à 35h et madame à 20h, si tout le monde a accès à l’emploi s’il le désire, si le écarts de salaires entre professions sont moindres, et bien les raisonnements exposés plus haut n’ont plus lieu d’être ou, en tout cas, ils n’ont plus de support de justification. A partir du moment où monsieur a 15h de plus de travail, on ne peut que reconnaître que si ça n’excuse pas tout, ça excuse au moins qu’il ne fasse pas de tâches domestiques pendant ces 15h.

    Pour le dire vite sur mon cas perso, on pourrait plutôt dire en gros que nous étions potentiellement dans ce schéma. En gros, si j’avais accepté les « règles du jeu » de mon milieu, ça aurait eu des répercussions forcément néfastes sur mon couple : en gros, on aurait dû déménager, j’aurais eu un salaire confortable, mais ma compagne aurait dû se faire un nouveau réseau pro (ce qui est long dans son secteur), aurait été au chômage au début et sa carrière aurait été ralentie. J’ai refusé ces règles du jeu pour cette raison, mais bon, il s’avère que j’en paie chèrement le coût professionnellement. Vous voyez, je ne regrette pas ce choix, mais j’ai quand-même sacrément d’amertume de constater que quand on fait des choix directement tournés vers la question de l’égalité hommes-femmes, on n’a aucune reconnaissance de ça. Au contraire, à défaut de savoir les causes de vos difficultés, les gens se disent plutôt que c’est que vous devez être une feignasse. Ben, voyons … si j’ai décidé de jouer mon rôle de compagnon et de père, de refuser le principe des journées de 12h, c’est que je dois être une feignasse : what else ? Mais je crois que vous connaissez un peu cette question … 😉

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  20. Je ne nierai pas que certaines d’entre nous trop nombreuses vivent hélas ce genre de chose. Mais bon de là à en faire une généralité, des clichés sur toutes et sur tous jsuqu’à stigmatiser stigmatiser des dizaines de millions de mecs, désolée si je ne suis pas chaude. D’autant plus que de nombreux zhoms vivent des situations inverses, et que s’ils oseraient ouvrir un blog « Emmo » alors ils se feraient massacrer et traiter de tous les noms malgré la réalité de leurs souffrances. Le problème du sexisme est peut-être donc celui-ci : penser que l’on est seul(e) à souffrir, ne s’intéresser qu’à soit et se moquer des souffrances identiques vécues par d’autres personnes au seul motif qu’elles(ils) sont un peu différent(e)s de nous.

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  21. Chère Emma,

    MERCI !!!
    Que de véracités dans vos propos et quel bien cela fait de voir des dessins et des mots portés sur nos maux.

    On parle, trop souvent à tort, de partage des tâches aujourd’hui mais à y regarder de plus près, en fait, il y a de plus en plus de pères qui aident mais on est bien loin du partage.

    On le voit bien dans les différents commentaires laissés sur votre site, quand les hommes prennent part aux tâches ménagères, si tant est qu’ils en fassent autant que leur femme, c’est pour faire des tâches nobles et choisies (courses, cuisine, etc…). C’est sûr que c’est quand même plus sympa que de récurer les toilettes… Il serait intéressant de savoir, statistiquement, combien d’hommes s’occupent de l’aspirateur, du nettoyage et du repassage dans leur foyer ?

    De même pour les charges parentales… Aujourd’hui tout le monde s’extasie devant les papas modèles et modernes qui déposent la grande à l’école et/ou la petite à la crèche mais combien d’entre eux ont préparé les fringues de tout le monde la veille au soir (et donc veiller à ce qu’il y ait du linge propre…), signer le cahier de la grande, acheter et mis de la crème pour le lange dans le sac de la petite, lever-habiller-préparer et donner le petit déj’ à tout le monde…. Alors c’est sûr, quand c’est papa qui prépare et qu’il manque le pull en plein hiver, le goûter de 16h ou les lunettes pour la piscine, c’est pas grave, c’est juste qu’ils sont « moins perfectionnistes que nous », sauf que si c’étaient eux qui devaient préparer tous les jours toutes ces choses, cela deviendrait grave car nos enfants auraient froid et faim tous les jours ou les yeux explosés par le chlore après des semaines de piscine sans lunette… L’improvisation c’est possible, l’adaptation c’est bien mais quand ça reste ponctuel alors que là on parle de prise en charge quo-ti-dienne.

    Et bien sûr la charge mentale de tout gérer, organiser, planifier pour que tout roule… Alors, bien loin de moi l’idée de généraliser mais dans mon entourage, je ne connais qu’un seul papa qui s’occupe des rendez-vous chez le médecin, des vaccins, des inscriptions scolaires, des valises pour les vacances… 1 sur combien ???

    Et toutes ces inégalités nous pèsent aujourd’hui de + en + parce que, contrairement, dans le monde du travail, on a complètement acquis cette idée de partage égalitaire : partage du temps de travail (hommes, femmes, pères, mères, un emploi à temps complet est un emploi à temps complet), partage des responsabilités, partage des rémunération (car si les femmes sont encore souvent moins rémunérés à poste égal que leur collègue masculin, il y a de plus en plus de ménages dans lesquels Mme apporte 50% des revenus, voir + et voir même 100% sans pour autant que Mr assume + de tâches, de charges parentales ou mentales).

    Alors que faire ? Bien sûr, il y a l’éducation et, le changement des habitudes sociétales, mais cela prend du temps, beaucoup de temps, alors en attendant, continuez vos BD et votre humour !!! Il y en a encore beaucoup à écrire : « fallait demander » de mettre une machine en route alors que le panier de linge sale déborde depuis 3 jours, « fallait demander » de sortir les poubelles alors que le sac est prêt à exploser depuis la veille, etc…. CONTINUEZ !!!

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  22. Merci pour cette analyse pertinente … on a conscience d’un truc qui cloche mais on arrive pas à mettre le doigt dessus, et voilà, une petite BD et tout s’éclaire !
    ( PS : le héros qui part sauver le monde m’a rappelé Thorgal … je me trompe sûrement mais sait-on jamais ! 😉

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  23. A mon avis, c’est plus compliqué. Les hommes et les femmes sont tous les 2 responsables de l’évolution de leur couple, de leur fonctionnement à la maison. En fait, j’ai remarqué que mon mari me renvoie le miroir de moi-même. C’est-à-dire ? Ses réponses, ses comportements correspondent à ce que je pense et demande inconsciemment. Il me laisse tout faire quand en fait, je veux tout contrôler. Exemple : ce que j’appelle le syndrome de la machine à laver : je lui reprochais de ne jamais mettre en route de machine. Un jour il m’explique être surpris car quand il était seul il lavait ses affaires naturellement et depuis qu’on s’était mis ensemble, ça ne lui venait plus à l’idée. J’ai pris conscience que pour moi, c’était une de MES tâches. C’était une de mes responsabilités de femme qui doit gérer sa maison. J’avais besoin de le faire pour me sentir digne de ma lignée de femmes, me sentir une vraie mère. Quand j’ai réalisé cela, l’énormité de mon conditionnement à moi, j’ai lâché et il s’est mis à faire des lessives. Et je l’ai laissé le faire comme il le souhaite, à sa manière, qui est différente de la mienne. il le fait comme il le veut.

    En tout cas, bravo Emma pour ces BD qui aident à prendre du recul sur la vie de tous les jours ! Cette BD m’a tellement inspirée que j’en ai fait un billet sur mon blog !

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