La ligne

Salut à toutes et tous ! Voilà une bédé assez courte, pour répondre à une demande qui revient souvent dans mes messages. J’espère qu’elle conviendra aux principaux intéressés 🙂

As usual un grand merci à Alex, ma relectrice de talent, et à mon poilu pour leur soutien et leurs conseils ❤

Bonne lecture !

97 réflexions sur “La ligne

    1. Donc l’homme bien n’existe pas, c’est juste un tricheur qui essaye de paraître bien. Dommage pour moi et désolé d’avoir pris le temps de m’exprimer, je retourne faire la vaisselle…

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      1. Sérieux si vous trouvez que le Henri-Gontran de la BD est vraiment un homme bien, il y a un problème…. Il y a heureusement pas mal d’hommes qui sont beaucoup mieux que lui et qui maintiennent la ligne (bon concept y compris pour moi en tant que femme) à un niveau beaucoup plus correct. Il cautionne un conjoint violent et une agression pédocriminelle, il revendique du sexe, il évite la réunion des parents…. le niveau est faible quand même.

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    2. Je n’ai pas réussi à trouver le bouton pour mettre un commentaire donc je le fais en réponse à un existant :).
      Merci beaucoup pour cette BD très drôle et très instructive sur les mauvaises réactions que des hommes se croyant irréprochables peuvent avoir. Je me suis moi-même reconnu dans Henri Gontran en essayant de montrer que j’existe, qu’il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier, blablabla, alors que le sujet n’est pas là… merci encore et continuez ce que vous faites! Les mentalités ont besoin d’évoluer !

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    1. Mon ex mari se gargarisait de « tout faire » à la maison et hurlait que je voulais faire de lui un boy, alors que dans les faits, fallait que je demande 10 fois pour avoir la chance qu’il passe l’aspirateur, faisait la vaisselle 1 fois par semaine, repassait ses chemises et c’est tout ! Le reste c’était bibi… Ah si il aimait faire les courses, une fois que je lui avais fait la liste 😉
      Et il a toujours été persuadé d’être un mec bien

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      1. Ah tiens, le mien aussi se plaint régulièrement de tout faire à la maison… c’est vraiment consternant, je ne sais plus comment lui expliquer que la charge mentale, ce n’est pas lui qui vit avec…

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      2. Le mien est parti pour les mêmes raisons, persuadé qu’il était de  » tout se taper » alors que je faisais mes 39h semaine pendant que lui, à son compte, choisissait de ne travailler que l’ aprem… Et à qui je devais demander de débarrasser la table du petit déj et d’en faire la vaisselle (j’étais partie travailler quand il emmenait les enfants à l’ecole…), et qui trouvait ça injuste. S’il passait l’aspi une fois ensuite il s’y referait pendant 3 semaines  » je l’ai fait la dernière fois  ». Il ne  » savait pas  » comment on emmene un enfant en rdv médical ou à une réunion à l’école, etc. Les enfants l’entre daient tellement se plaindre qu’à leurs yeux j’étais bordélique et feignasse… Bref, depuis son départ, je revis, mes enfants aussi.

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    2. Bonjour,

      Je vais certainement me faire allumer mais je ne comprends pas le problème avec le fait qu’il bougonne si elle ne veut pas faire l’amour (une relation mutuellement consenti bien sûr) ?

      Dans la bd on le voit bouder mais pas la critiquer pour celà. Est-ce mal d’exprimer son ressentiment, sa déception ? Que devrait-il faire ?

      Le prendre avec le sourire ? S’en moquer ?

      Si l’on retourne la scène ne pourriez vous pas être frustrée devant un refus ?

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      1. Le sexe n’est pas un dû dans un couple, à partir de là, où est la légitimité à bouder si elle ne souhaite pas faire l’amour avec lui ? À quel moment dans ta vie tu boudes quand t’obtiens pas ce que tu veux quand on te doit rien ?

        Si la différence de libido est un soucis dans le couple, ils peuvent en discuter calmement entre adultes. Bouder, ce n’est pas « exprimer son ressentiment », c’est juste se comporter comme un gros bébé pas capable de se prendre en charge émotionnellement. Donc on reporte encore sur la femme la charge mentale de devoir gérer la frustration de l’homme, tel un enfant capricieux à qui on refuse un jouet.

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  1. Bonjour Emma et merci. Très finement retranscrit, juste et délicat, comme à votre habitude. Carine 

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  2. Bonjour,

    Merci pour cette belle analyse qui explique bien les choses.

    Je vous écris pour vous citer une collègue de formation qui nous avait dit:

    « Mon mari ne m' »aide » pas aux tâches ménagères. Il fait sa part. Si je dis qu’il m’aide ça suppose que tout est censé reposer sur moi et que s’il m’accorde son aide je peux m’estimer heureuse. Or il ne m’aide pas, je ne suis pas sa mère, on fait chacun notre part, ce qui est juste. »

    Merci pour le partage de votre travail que j’apprécie beaucoup.

    Bonne soirée !

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    1. ahahha ça me rappelle ma belle-mère qui m’avait dit « oh mais toi tu as de la chance, Mika (son fils donc) t’aide à la maison »
      Ce à quoi j’avais répondu « comment ça il m’aide ? il fait sa part, on habite là tous les 2 non?
      Et je n’ai pas de chance, je l’ai bien choisi 🙂  »
      Mon mari est un féministe qui progresse chaque jour 😀 à sa décharge, ça n’est pas toujours facile de déconstruire son éducation, la société etc. Moi même je me vois avec des réactions anti-féministes par … habitude. On progresse!

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      1. Moi à la « j’ai de la chance » je ne dis pas « j’ai bien choisi » mais « c’est juste normal ». Je trouve que dire « j’ai bien choisi » ça donne l’impression que celles qui ont un boulet à la maison ont mal choisi et que c’est leur faute. C’est pas solidaire et c’est faux. On ne devrait même pas avoir à choisir selon ce critère là. On vit à deux, on gère à deux, parfois il faut du temps pour construire un équilibre égalitaire, mais c’est normal. Pas une chance si un mérite. En tout cas pas pour moi.

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  3. J’hésite à faire un mail de réaction… hum hum…
    Nan mais en fait, vraiment j’adore vos BD, et j’adore encore + les partager à ma compagne, et encore + à mes enfants ados (2 filles bien, 2 mecs bien). Je compte bien que ça participe à semer des petites graines de (r)évolutionnaires. Merci pour votre super travail… et bonne soirée

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  4. Merci merveilleuse Emma pour cette nouvelle bd toujours pleine de justesse et bien argumentée 💜 ça fait tellement de bien de te lire après une double journée !

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  5. J’adore, comme d’habitude !!! Mais j’hésite à la montrer à mon mari. Je l’ai déjà fait auparavant mais ce sujet le crispe énormément. Soit il a exactement la même attitude que Henri Gontran en disant qu’il n’est jamais insultant, qu’il fait très attention à sa manière de parler par ex, qu’il fait ci ou ça. Soit il revendique le plaisir et la liberté et donc de faire les choses quand il veut, de préférer vivre, boire l’apéro, s’amuser et donc moi je suis rabat-joie avec mes exigences ! Bref ça fait du bien d’être compris et soutenu par d’autres !

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    1. Moi je suis une femme qui revendique le plaisir et la liberté de faire les choses quand je veux, je préfère vivre, écouter de la musique. Et mon mec est rabat-joie avec ses exigences. Alors je crois qu’il faut aussi savoir sortir du cliché sexiste qui veut que les femmes sont forcément rangées et les hommes bordéliques (en couple hétéro). Il y a juste deux personnes qui ont des besoins différents et également légitimes. Oui, vraiment, la discipline du ménage ça me pourrit la vie et heureusement mon homme est capable d’entendre ça. Non, celui ou celle qui est rangé et ordonné n’a pas raison et le/la bordélique n’a pas tort. Sortons de l’injonction morale. Allons vers l’écoute mutuelle des besoins pour trouver un équilibre dans lequel le bordel fait partie de la vie. Et le besoin d’ordre est un besoin, pas une loi.

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  6. question honnête d’un « mec cis blanc 50 ans » qu’est très certainement pas parfait mais qui tente de s’améliorer: en quoi la remarque sur le petit pantalon rouge est-elle déplacée ?

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    1. Je dirais : parce qu’une femme ne s’habille pas pour faire plaisir aux hommes qui l’entourent, et que ceux-ci n’ont pas à faire de commentaire sur son physique ou sa façon de s’habiller (surtout quand ça a une connotation sexuelle). Quand un collègue complimente une femme sur son apparence ça peut lui donner l’impression d’être un pot de fleurs destiné à l’agrément des hommes, non une collègue appréciée pour sa valeur professionnelle ou humaine. Et quand c’est derrière son dos, ça entretient dans le milieu de travail un climat où les hommes peuvent se sentir autorisés à considérer ainsi les femmes. Enfin, il faut garder à l’esprit qu’une remarque de ce genre, isolée, ne prête pas forcément à des conséquences énormes ou négatives en soi ; mais c’est aussi l’accumulation qui peut devenir pesante. À l’évidence, s’il est déçu que cette collègue n’ait pas mis son petit pantalon rouge « aujourd’hui », c’est qu’il a précédemment fait une remarque sur le fait qu’elle était bien agréable à regarder dedans, quelques jours auparavant. Et que peut-être, elle a par ailleurs été sifflée dans la rue, importunée dans le métro, regardée bizarrement en réunion dans la même journée pour le fameux pantalon rouge. Recevoir ce genre d’insinuation de manière récurrente, ça mine.
      Cela dit, bravo pour la volonté de s’éduquer, on le fait toutes et tous progressivement … 🙂

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      1. Bonjour,

        merci pour votre réponse nuancée 🙂

        «une femme ne s’habille pas pour faire plaisir aux hommes qui l’entourent» effectivement, c’est évident. Je sais que ça ne l’est pas pour tous, mais pour moi ça l’est. Mais est-ce un mal si un effet secondaire est que ça leur fait plaisir ? En fait ma question n’a pas de sens: que ça soit un mal ou pas, c’est un fait (et pas seulement pour les hommes d’ailleurs), donc la question ne se pose pas dans ces termes…

        hmmm… comment mettre en mots ce qui me turlupine… d’autant plus qu’elle n’est pas présente, donc ça ne rentre pas dans le cas «accumulations de remarques anodines qui deviennent lourdes», ou d’un quelconque harcèlement, de rue ou au bureau…

        Ma réflexion serait tout autre si elle était présente, là ce serait clairement déplacé… mais ici elle n’est pas là, et c’est important, c’est juste une remarque entre mecs… et d’après mes sources (multiples mais non exhaustives, j’ai pas fait une étude dessus), les filles aussi se font ce genre de remarques entre elles (mmmmh, t’as vu le jeans de Jean-Gontran comment il lui moule les fesses ??? ou qu’est-ce que j’aime quand Karl-Henry met son petit tshirt moulant), et même des groupes mixtes peuvent se mettre d’accord sur le fait que le petit top de Jeanne-Marie est vraiment petit et n’aide pas à la concentration (situation vécue, et c’est pas un mec qui avait lancé le sujet) ou que le tshirt de Karl-Henry (toujours lui) n’aide pas non plus à refroidir l’atmosphère… Donc est-ce encore du sexisme quand ça se fait tous azimuts ? (J’insiste sur le fait que les intéressés ne sont pas présents ou pas interpellés, il ne s’agit pas de remarques qui leur sont faites) (parfois d’ailleurs ça peut arriver quand ils sont présents, et ça peut ne pas être un problème si une vraie complicité existe entre les personnes)

        Et oui, pour répondre à certains autres commentaires qu’on m’a fait ci-dessous, on m’a déjà complimenté sur la façon dont mon tshirt moule mon torse musclé, mais ça m’a juste fait éclater de rire car c’était clairement de l’humour (je n’ai pas vraiment un physique qui se prête aux compliments sérieux 🙂 )

        Pour en revenir au sujet, je suis plus interpellé par la réponse ci-dessous de Chat-Perché: le problème de la différence hiérarchique entre les deux protagonistes. Que la blague soit bonne ou pas, la remarque problématique ou pas, Henri-Gontran va rire. Parce que ne pas rire serait nocif à sa carrière ou à sa pause café. Je pense qu’à moins d’être un chevalier blanc (ça c’est un symbole sexiste s’il en est…), ça nous est tous arrivé, à des degrés divers.

        Mais la blague illustrée en elle-même, dans ce contexte-là où l’intéressée n’est pas présente, je reste plus sceptique…

        Merci en tout cas 🙂

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    2. Est-ce que vous vous permettriez cette réflexion en parlant du T-shirt jaune de Marc ?
      Sûrement que cette remarque sexualise le corps de celle qui le porte. Et on ne va pas au boulot pour être sexualisé, réifié. On préfèrerait qu’on parle de nos compétences, du taff qu’on a fournit, de nos idées et non de nos bijoux, coiffure et autre vêtements…

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      1. Mais oui. Dans mon boulot on y a va mollo sur le physique mais quand un collègue ou une collègue porte un vêtement particulièrement seyant ou sort de chez le coiffeur ou a changé de lunettes, on lui dit. C’est un compliment, ça marche entre femmes, entre hommes, entre hommes et femmes. On va au boulot pour ses compétences mais on y va avec tout ce qu’on est, son cerveau, son corps, son âme, sa santé, sa spiritualité…. Après on est poli ou pas et on sait dire les choses avec parcimonie et bienveillance ou pas. Et nos collègues hommes sont plutôt contents qu’on leur dise que le pantalon du jour leur va bien de temps en temps et ils ont appris à faire des compliments sur notre nouvelle robe sans qu’on se sente dévalorisée, tout simplement parce qu’on est en confiance et qu’on constate au quotidien que notre travail est vécu à égalité. Désolée pour toutes celles et ceux qui vivent dans des contextes malsains mais heureusement ce n’est pas le cas partout. Et ça peut évoluer : on a mis du temps pour que notre chef comprenne que les blagues sexistes ou racistes c’est mal, même quand les concernées ne sont pas là et même s’il est marié à une femme noire…. mais on a réussi, il a complètement arrêté. Merci aussi au module obligatoire sur les discriminations imposé aux managers par la boite. Mais aussi à notre intransigeance et notamment à celle de nos collègues hommes qui ont refusé de jouer le jeu des sales blagues. Et à notre collègue noire qui a un jour accepté de répondre sérieusement à ses questions en admettant qu’il était de bonne foi, qu’il ne se rendait pas compte. Il a compris, il a arrêté. Il y a une différence entre être un sale con et être le fruit de son histoire….

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    3. La raison pour laquelle nous sommes au travail est notre compétence et pas notre physique.
      De manière générale TOUS les commentaires sur le physique de nos collègues sont donc déplacés y compris ce que vous pensez être des compliments.

      S’il vous faut absolument dire quelque chose demandez vous si vous pourriez dire cela à votre boss/médecin/instit de vos enfants …si la réponse est non: c’est déplacé.

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    4. Bonjour Karl, je me permets d’apporter un élément de réponse.
      Cette remarque est déplacée parce qu’elle correspond à un jugement sur l’apparence d’une femme, sur son physique, sa manière de s’habiller. Or les femmes ne s’habillent pas pour que les hommes les jugent ou leur donne des bons points, comme s’il s’agissait d’une compétition de séduction. Encore moins dans le contexte professionnel, l’apparence physique d’une personne ne devrait pas faire l’objet d’une conversation, mais plutôt son travail, ses compétences. Un patron ne ferait pas ce type de commentaire sur la tenue en parlant d’un employé homme.

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    5. Réponse d’un homme blanc, cis, la trentaine :

      Elle ne l’est pas en elle-même, les femmes aussi ou les non-cis ne se gênent pas du tout pour faire ce genre de commentaire entre collègues de travail avec lesquels ils sont complices… C’est plus une question de caractère, d’affinité ou de pudeur, que de genre ou de sexe.

      Ce qui me semble interpellant, c’est qu’il existe une asymétrie hiérarchique entre les deux hommes, ici, l’un domine l’autre. L’authenticité de leur complicité est nécessairement biaisée puisqu’il est profitable pour les intérêts d’un employé d’avoir la sympathie de son patron… C’est le jeu qu’implique la hiérarchie.

      Cela ouvre des questions fascinantes sur les rapports de socialité et les privilèges dans les structures hiérarchiques. Peu importe la blague du patron, bonne ou mauvaise, sexiste ou non, le jeu implicite de la hiérarchie incitera naturellement les employés à aller dans son sens… Un patron a le privilège de pouvoir faire des mauvaises blagues à des employés dont l’intérêt est d’être en bon terme avec lui (ce qui l’encouragera certainement à se croire super drôle et à continuer de plus belle, que ce soit le cas ou non). Un employé, par contre, n’a pas le privilège de pouvoir dire ces quatre vérités à son patron sans risquer que cela lui coûte des désagréments… On pourrait même concevoir qu’un patron pourrait vérifier la puissance de l’ascendant dont il jouit auprès de ses employés en leur faisant volontairement de mauvaises blagues pour voir à quel point ils font semblant de rire… C’est le jeu qu’implique l’asymétrie de pouvoir.

      Ici, vu l’attitude du personnage, on peut considérer qu’il adhère sincèrement à la blague.

      Ce qui est problématique, selon moi, c’est que le parton possède, en théorie, un devoir d’exemplarité vis-à-vis de ses employés. Il est questionnable qu’il se permette de commenter auprès de ses employés le potentiel d’attraction (sexuelle) de notre amie Lucile et de son pantalon, car cela est déplacé dans un contexte de travail lambda (l’emploi de Lucile ne consiste ici pas à sexualiser son corps ou à le mettre en valeur, elle n’est ni escort, ni mannequin). En tant que modèle, un patron ne devrait pas se permettre de sexualiser une employée et inciter les autres à le faire avec lui, même sur le ton de la plaisanterie.

      Concernant Henry-Gontran, il lui est reproché ici de ne pas s’opposer clairement aux commentaires déplacés de son patron. Mais avant cela, il lui est reproché d’y adhérer (sur le dessin, il semble sincèrement trouver ça drôle). Il serait ici attendu qu’il se rende compte que son patron commet une erreur d’exemplarité avec cette blague et qu’il le lui fasse savoir. Il prendrait alors le risque de mettre ses intérêts professionnels en danger en se mettant en mauvais terme avec son patron pour défendre un idéal de justice féministe ou anti-sexiste. On peut remarquer que cela a ici un coût immédiat, puisque pour se venger de cet affront (ne pas respecter les codes implicites du pouvoir), le patron raccourcit la durée de la pause de notre cher Henry-Gontran, lui montrant ainsi que c’est bien lui qui domine quoi qu’il en soit. Il s’agit d’un rapport de force inégal, mais dans lequel Henry-Gontran refuserait de s’incliner face au plus fort pour défendre ce qu’il estime être juste.

      Prendre position quitte à y perdre, c’est le prix à payer dans ce contexte pour pouvoir se rapprocher de l’idéal de ce que pourrait être « un mec bien » dans la perspective féministe proposé par l’auteure.

      Voici ma réponse, on pourrait creuser encore, mais c’est déjà bien 🙂
      J’espère vous avoir permis de mieux comprendre ce qui se joue ici.

      Je me permet d’ajouter une remarque personelle :

      Il n’existe pas de ligne claire entre le bien et le mal, l’erreur des êtres humains (et pas seulement des « hommes » en tant que genre…) n’est pas juste de la déplacer à leur guise, mais de se convaincre de son existence… Quand à la justice, c’est un concept et un consensus spécifiquement humain qui varie selon les cultures ou les époques (comme le bien et le mal d’ailleurs…). Les relations de pouvoir et de dominance, elles, traversent le monde vivant et l’ensemble de l’histoire humaine, il semble difficile de s’en abstraire… Chaque individu et chaque groupe défends continuellement ce qu’il croit être ses intérêts, c’est ce que font les féministes, et c’est ce que tout le monde fait comme il le peut avec plus ou moins de pouvoir pour le faire…

      Comment faire pour que les conflits d’intérêts inhérents à notre condition humaine puissent gagner en jeu et en équité ? Peut-être en instaurant un système sociétal qui permette que les structures de pouvoir soient continuellement mouvantes ? C’est dans cette axe que l’on touche selon moi au fond du fond du problème…

      Merci d’avoir pris le temps de lire ma réponse.

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      1. Bien vu le rapport de force hiérarchique.
        Les remarques à la con du patron, ça peut s’appliquer dans d’autres domaines. J’ai vécu, peu de fois, des « blagues » de patron racistes, méprisantes, etc. Le rapport de force fait que souvent on se sent obligé de rire avec eux. Ou au moins de se taire. Heureusement certains patrons sont suffisamment humains pour s’excuser après.

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      2. je suis assez d’accord: dans la mesure où ce genre de remarques n’est pas limité aux hommes visant les femmes, et où l’intéressée n’est vraisemblablement pas présente, j’ai un peu de mal à voir le mal.

        Et bien vu pour le rapport hiérarchique, ça c’est effectivement problématique.

        (voir ma réponse plus développée à Claire ci-dessus)

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      3. Bien vu sur le rapport hiérarchique. Il y a des choses qui peuvent se dire entre collègues mais pas entre hiérarchiques. Quant à « elle n’est pas là c’est moins grave », euh… non. C’est pire. C’est hypocrite. Une remarque est déplacée ou pas, quelle que soit la situation. Feriez-vous la remarque devant elle? Si oui (parce que vous travaillez dans une ambiance saine et en confiance), vous pouvez le faire en son absence. Si vous éviteriez en sa présence « pour ne pas la gêner », évitez en son absence. Elle ne peut même pas se défendre, manifester que ça gêne ou que ça dégrade son image professionnelle, ou en rire ou faire des remarques sur votre chemise du jour pour marquer son propre pouvoir. C’est pire que tout. Soyons particulièrement vigilants sur ce qu’on dit des autres en leur absence : spéculer, décider à leur place, commenter…. c’est rarement positif.

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    6. Je me permets de répondre ; parce que ça sous-entend que le « petit pantalon rouge » moule ses fesses, et que « aujourd’hui » on n’aura donc pas le plaisir de mater son cul puisqu’elle ne l’a pas mis.

      P.S : très pertinent, comme tout ce que vous faites; les actes plus que les mots, sont la meilleure arme des hommes qui soutiennent notre combat face au sexisme ordinaire !

      Du moins, c’est ce que j’en ai compris 🙂

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    7. Réponse d’un mec cis blanc de 45 ans qui essaie aussi de s’améliorer:
      Tu dirais quoi si tu entendais tes collègues femmes ou hommes dire:
      « C’est dommage, Karl il a pas mis son petit pantalon noir » (sous entendu qui lui moule bien si son joli cul)?
      :D.
      Surtout si tu l’entendais 10fois par mois et que les seuls commentaires sur toi dans ton milieu pro soient en rapport avec tes caractéristiques érotiques…

      Des fois, simplement inverser la question ça permet de se rendre compte du problème. 🙂

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      1. Mais justement elle n’est pas présente, elle n’entend pas, et c’est important !

        Ça serait complètement différent si c’était en sa présence, surtout répété de façon systématique, mais ici rien ne laisse à penser que c’est le cas ! C’est ça qui me fait tiquer. (Voir ma réponse plus développée à Claire ci-dessus)

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      2. Inverser la question n’a de sens que quand les situations sont symétriques. Sinon inverser la question n’est qu’un moyen d’effacer le rapport de domination, comme dans les plaintes de racisme antiblanc ou de sexisme antihomme.

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    8. Si c’est une question sérieuse, parce que ça ne se fait pas. Les femmes ne sont pas des objets à mater, reluquer. C’est tout simplement déplacé.

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    9. Je réagis à votre 2nd commentaire.
      D’une manière générale, une complicité suffisante est nécessaire envers la personne pour se permettre ce genre de remarque pour être certain(e) que ce n’est pas blessant, qu’elle soit présente ou non. Que tout le monde le fasse n’est pas une preuve que c’est acceptable, juste une preuve que tout le monde se permet d’exprimer des choses qu’il n’est pas censé exprimer s’il veut être respectable.

      Pourquoi n’est-ce pas respectable me direz-vous? Eh bien ptet pasqu’une réunion n’est pas le moment idéal pour partager en coeur que Karl-Henri est une chaudière. Je veux dire que si on ne prend pas Karl-Henri sur la table de réunion, eh bien on ne parle pas des signes qui en sont précurseurs non plus.

      Cela créer également un climat où il est acceptable de critiquer le physique d’autrui. Si une blague en contexte détendue peut être ok, quid de juger à longueur de journée ce qui est à notre goût ou non? Un peu de bienveillance et en particulier quand il s’agit du style vestimentaire d’autrui. Ne dites pas de Karl-Henri que ce t-shirt est moulant, dites que Karl-Henri assume son style.
      Malheureusement le jugement en lui-même se fait très majoritairement sur les femmes et si Karl-Henri se prend 1 blague vaguement limite, combien de regards déplacés ou de remarques gênantes prendra Jeanne-Marie?

      Le faire dans le dos des gens est ptet même encore moins sympa car cela leur retire la possibilité de rétorquer si cela les gêne

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  7. Ben moi, j’ai pas ce problème…j’élève seul mes gosses 🙂 et ça se passe bien… ça veut pas dire que je suis un mec bien, juste que je fais tout (en en refilant un peu aux marmots, faut pas déconner…pis ça les rend autonomes).
    Fabien-Gontrand…

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  8. chère feministe,

    J e suis entièrement en accord avec votre analyse; mais je ne peux m’empecher de vous faire remarquer que MOI, Marcel Theo ne suis pas du tout comme cela.
    Je suis disponible pour en discuter quand vous voulez.

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  9. L’image que j’avais de moi « d’un homme bien » a encore pris une baffe. Je ne connaissais pas ce concept de ligne et je réalise que j’adapte aussi cette ligne régulièrement. Est-ce pour me sentir bien ? Est-ce pour apparaître « homme bien » ? La question mérite une introspection.

    Merci de continuer à nous faire réfléchir. Je terminerai juste avec cette nuance que j’espère pleine d’espoir, je ne suis pas un « homme bien » mais j’y travaille 😉

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      1. Laisse tomber Joseph, t tellement enfoncé dans tes certitudes que tu viens perdre ton temps à écrire ici ce genre d’inepties.
        Lamentable.

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  10. Quel beau travail ….
    Comme toujours :
    Subtil, intelligent, parfaitement scénarisé.
    Ce partage que vous en faites est un petit cadeau surprise pétillant.
    ✨✨✨✨✨✨MERCI ✨✨✨✨✨✨

    🆎

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  11. je ne suis pas sûr que propager des clichés va aider les « mecs bien » a avoir une meilleur vision du féminisme.

    Honnêtement le comportement et remarque stupide au bureau ou avec les collègues sont partagé avec les femmes même si les sujets peux changer – alor son peux trouver que les sujet stupide ayant trait au patriarcat, sont plus stupide que ceux ayant trait à d’autre sujet. mais c’ets arbitraire comme jugement. / Elle ne participe pas non plus tant que ca qu’elle le dise à la vie de la maison amusez vous à compter les heures dans votre propre couple, si vous êtes un couple eduquez jeune et citadin, ave cun de ces fameux mec bien. Vous serez vite fixé pour vous même. (mais intégrer réellement toute les charges, ménage, anticipation, planification, facture, démarche adminsitrative, course, rangement des placard, réparation, organisation des loisir, mise à jour des ordinateur etc.. Pas juste les charge cliché) / Quand au sex sérieusement ? je veux dire, c’est tellement variable d’un individus à l’autre… Il y a des homme que le sex n’intéresse pas plus que cela. Et bien souvent l’homme se force et les femmes ne le sauront jamais de toute leur vie. C’est mieux ainsi dans l’intérêt du couple.

    Donc bref .. A un moment il faudrait commencer par se regarder en face. Les femmes sont des humains comme les autres. Ni mieux ni pire, ca varie d’un individus à l’autre.

    Que la société fut patriarcale, et qu’il y a encore aujourd’hui de nombreux reste, oui. Evidement. Mais de là propager autant de clicher, au lieu d’entamer une vrai réflexion profonde sur les cause des problème, qui ne sont pas du tout tous lié au patriarcat.

    Bien souvent ce que certaine féministe appel des inégalités sont juste le reflet de leur expérience personnel lié un couple qui n’est pas harmonieux, comme dans une mauvaise colllocation.
    Si vous n’avez pas les même attente, et que vous faites plus que votre conjoint ou avez des exigences et que cela vous dérange.
    He bien il y a un gros souci. Cela n’a rien à voir avec le fait que votre homme est un homme, cela à avoir que vous avez des attentes que cette personne ne pourra pas combler, car si elle vivait seul, elle n’agirait pas comme vous le desireriez.
    Mettez un maniaque et une bordélique ensemble, cela ne marchera jamais avec une logique féministe. Cela ne peux marcher que dans un couple ou les deux individus on suffisamment travaillé leur mental et leur état émotionnel, pour être capable de gérer l’inégalité au sein du couple.
    Il est normal que l’homme range 3 fois plus que la femme si il est maniaque; C’est l’équilibre d’un couple que chacun face plus que l’autre dans les domaines qui lui tienne à cœur. A condition que cela soit fait sans le moindre ressentiment ou sensation d’injustice. Et ceci ne peu être fait que si l’on a suffisamment travailler sur soi même, avant de se mettre en couple.

    Franchement on parle beaucoup trop du patriarcat, et pas du tout assez de l’humain. L’humain à d’énormes problèmes qui sont pour partie la cause du patriarcat. Et il se trouve que les femmes sont des humains comme les autres. Le patriarcat est par conséquent tout autant la faute des femmes que des hommes. Il est essentielle que la société comprenne cela. Tant qu’on en sera pas là, on va encore rester dans l’inégalité un bon moment.

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    1. Bien dit, Henri-Gontran !
      Tu as bien su déplacer la ligne pour rester un mec bien en minimisant les effets du patriarcat et en parlant de clichés ! Et cet exemple sur la répartition des tâches entre le maniaque et la bordélique était si subtil qu’elles ne se rendront pas compte qu’il est à côté de la plaque.
      Vraiment bien joué !

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      1. Accusez l’autre de déplacer des lignes, ne serait ce pas s’accuser soit même de le faire aussi?
        À quelqu’un qui oppose un conte exemple à un discours à sens unique, peut on réfléchir en retour sur le mécanisme à l’origine du contre exemple plutôt que de le minimiser au rang de cliché ?

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    2. Sachant que jusqu’en 1945 les femmes n’avaient pas le droit de vote en France, on peut donc dire que les femmes n’ont des droits humains que depuis 80 ans.
      Dur en ce cas de blâmer les femmes autant que les hommes non ?
      Ne pensez vous pas que votre argumentaire est un peu spécieux, au vu de ce rappel ?
      Ou, en résumé, LOL !!

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  12. Trop bien ! Merci pour cette BD ultra-misandre qui défonce les mecs qui ont conscience ou prennent conscience de la nécessité de mieux répartir les rôles dans le couple et dans le foyer ! Que les choses soient claires, messieurs : quoi que vous fassiez, vous êtes des merdes et des exploiteurs !

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  13. Bravo!

    Je ne sais pas si je suis un mec bien ou pas mais les Henri Gontran me gonflent. Plus que les affreux machistes.
    On peut se sentir visé par des remarques féministes: dans ce cas il faut réfléchir à froid et se demander si elles s’appliquent à nous même ou non. Si oui, il faut s’améliorer, si non, il faut essayer d’éduquer les proches à qui elles s’appliquent.
    Les HG… Ils sont fiers. Fier de quoi? D’être normal. D’être ce que les hommes devraient être normalement dans une société équitable. Et ils ont besoin de l’affirmer. Et ils ont besoin de défendre leur petite fierté devant la moindre suspicion, houlàlà!
    Les HG ont la fierté de ces gosses qui disent à leur mère: « maman, j’ai fait tout mon caca dans le pot! ». A 3ans c’est mignon de l’affirmer. A 30ans… 😀

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  14. Le problème de ce type de raisonnement essentialiste c’est qu’on peut l’appliquer à toutes les catégories d’êtres humains en fonction de leur sexe, de l’ethnie ou de la religion. L’extrême droite fait ça en permanence et ça sera difficile de les combattre si on applique les mêmes schémas mentaux qu’eux. Le message est manichéen. Il me semble que la réalité est un poil plus compliquée. N’oublions pas qu’un stéréotype de genre même renversé reste un stéréotype de genre.

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    1. Si on pouvait éviter ce genre de commentaire toxique visant à comparer résistance féministe avec du racisme s’il vous plaît ?
      Les hommes ne s’appliquent pas aux tâches ménagères, et quand ça leur arrive, ils viennent ici pour s’en vanter et dire qu’ils sont biens…c’est profondément blessant.

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    2. Merci d’avoir su mettre les mots sur mon ressenti face à cette bd. J’avais adoré les précédentes mais celle là me laisse un goût plutôt amer..

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  15. Bravo ! J’adore ! Et oui, il suffit d’inverser les rôles pour s’apercevoir que déplorer qu’un mec, dans le monde du travail, n’ait pas mis son petit pantalon noir aujourd’hui serait assez déplacé et chosifiant ! Merci Emma pour ton travail UTILE !

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  16. Bonjour,
    mon bonheur actuel je le dois aux luttes féministes. En effet, gay, aujourd’hui marié, les droits LGBT doivent beaucoup aux luttes des femmes pour leurs droits (Contraception, IVG etc…) Ce qui me gène, c’est que dans la lutte légitime contre le patriarcat, le féminisme actuel reprend souvent des arguments du patriarcat contre les homme en niant chez les femmes un désir et une sexualité propre. Et la BD, très juste sur certains points, malheureusement nie ce désir. Pour moi l’égalité sera quand une femme (et il y en a!) pourra parler du jean moulant d’un collègue sans être traitée de P… ou de S…. car nous sommes des êtres de désir. La sexualité n’est pas une honte. Sauf pour le patriarcat! La lutte doit mener sur le respect des désirs. Je vais peut-être paraître reac, mais pour moi le féminisme est symbolisé par le dessin de Reiser de son album Vive les femmes, où une femme met une main aux fesses d’un homme. Cela représente pour moi un féminisme libre, de plaisir, de désir et d’égalité ce dont on s’éloigne jour après jour il me semble, pour aller vers un féminisme de rancoeur, de combat entre les sexes.
    Bref, je pense que Catherine Millet ou Elisabeth Badinter sont plus féministes que Sandrine Rousseau.

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  17. n’y a t’il pas un problème avec le concept même de ligne ?
    qui décide où cette ligne passe et comment se positionnent les humains d’un coté ou de l’autre.

    Au delà du problème posé par cette vision manichéenne qui reste enfermée dans une opposition homme/femme alors que ça peut s’appliquer de la même manière à tous les humains, on peut se poser la question du caractère fatal et immuable, un homme serait forcément d’un coté ou de l’autre et ne pourrait pas changer.

    Dans le monde réel, ça ne fonctionne pas comme ça. les gens peu importe leur genre sont des deux cotés à la fois en fonction des interactions, des interlocuteurs, des relations, de l’état d’esprit du moment, des contextes, etc.

    Cette notion réductrice de ligne, recoupe une des principaux reproches que l’on peut faire au féminisme mais aussi à toutes les luttes pour son propre clocher: elle divise et oppose les gens au lieu de les réunir dérrière une cause suffisamment universelle pour que ce soit inclusif et non discriminatoire.
    Et la solution elle est connue, il faudrait que la lutte soit pour le vivant, mais malheureusement peu de gens sont prêts à se battre pour autre chose que leurs propres intérêts ou ceux du groupe auxquels ils estiment appartenir.

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  18. Votre bd montre qqch d’universel qui est qu’on n’obtient pas la reconnaissance sincère en se comportant bien « pour faire plaisir  »
    On obtient la reconnaissance sincère des gens en ne la recherchant pas, mais en se mettant à l’écoute profonde d’autrui, quelle que soit sa condition. Cela demande de suspendre notre opinion et tâcher de rejoindre la personne sur le point de douleur qui fait qu’elle se plaint. C’est un gros travail, mais aux fruits réels et beaux.
    Je vous le dis chers henri gontran de tous les pays, ne cherchez pas la reconnaissance, c’est en vain que vous agissez. Cherchez à comprendre du fond du coeur, et vous verrez, vous serez réellement tenu en estime. Et vous n’en tirerez aucune vanité, car vous serez devenus humbles.

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  19. Cette BD dénonce finement ce que sont les rapports de domination au quotidien, l’épisode du pantalon rouge montre un effet de levier entre 3 personnes, avec 2 « victimes » , l’une (HG) étant contrainte si elle veut se faire respecter de coopérer à une situation irrespectueuse envers une personne de sa boîte censée être son égale, mais la situation hiérarchique fausse le jeu: HG est aliéné à son chef.

    2 remarques:
    – Il y a plein de couples hétéros qui sont non-égalitaires avec une forme de hiérarchie, voire d’aliénation entretenue par les deux membres du couple.
    Il y a toujours une transaction, incomplètement énoncée, qui fait que l’un accepte les défauts (« imperfections ») de l’autre parce qu’il(elle) va être plus compétent / rassurant sur d’autres thématiques que celles relevant de la domesticité, du partage des tâches.

    – Ce système fonctionne parce qu’il y a de nombreuses femmes qui le tolèrent et qui l’entretiennent. Parce que récuser ce système serait un aveu de faiblesse, et qu’elles accepteraient mal de se voir elles-mêmes comme des victimes de leur mec.
    Donc elles s’autojustifient dès qu’on les place devant leurs contradictions, avec des discours comme: « de toutes façons je préfère faire la salade que m’occuper du barbecue ». Ou « il rentre plus tard parce qu’il est plus payé » (c’est normal).

    Le problème c’est que ces mêmes femmes vont avoir un comportement de traître vis-à-vis des autres femmes dans des situations où elles devraient avoir un réflexe de solidarité: ceci au travail, à la maison et dans toutes les situations sociales où elles craignent de perdre une once de pouvoir si jamais elles se montrent critiques par rapport à des situations aliénantes.

    Ces mêmes femmes n’hésiteront pas à se positionner entre deux discours : le discours féministe qu’elles dénonceront comme « excessif » (sans comprendre qu’elles se tirent une balle dans le pied car rien n’est jamais acquis en termes de droits) et un discours masculiniste qui va les rassurer sur leur identité.

    Quelle femme n’a pas entendu une voix intérieure lui dire « plus je suis féministe, moins je suis féminine » ou bien « plus je suis féministe, plus je risque de me faire exclure de mon groupe social » ?

    Ca pourrait faire l’objet d’une future BD, Emma.

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    1. Euh… de nombreuses femmes entretiennent ce système parce qu’elles y sont adaptées et donc elles gagnent au jeu. Celles qui sont sûres de leur séduction, de leur féminité, et que dans la transaction elles dealent le ménage contre d’autres avantages dont elles n’ont pas envie de se charger. Et l’autre chose, c’est que de nombreuses femmes entretiennent ce système parce que s’y opposer se paye par… le célibat. Clairement revendiquer l’égalité complète dans la vie domestique et professionnelle ça fait de vous une femme qui a du mal à trouver un mec qui considère aussi que c’est juste normal. Or l’amour est une aspiration profonde et légitime, par ailleurs tout couple (et toute forme de vie commune) passe par le compromis. Ajoutons que la plupart des femmes aspirent à avoir un enfant et que la nature fait qu’elles doivent trouver un père entre 18 et 40 ans (en gros) pour que ça marche. Vous n’imaginez pas ce que ça génère comme stress et comme compromis pourri pour les femmes. Il serait bon de rappeler aux hommes que non seulement il est normal de gérer 50% de la vie domestique et familiale mais aussi que l’âge normal pour faire des enfants c’est entre 25 et 40 ans (et encore 40 c’est risqué). Réfléchissez à votre projet de vie perso, pas seulement votre carrière et avant d’avoir 40 ans. Si vous ne voulez pas d’enfants, si vous n’en voulez pas avec elle, c’est OK mais dites-le vite. Et si elle vous parle bébé à 32 ans, non elle n’est pas hystérique, elle est normale. Et si vous n’êtes pas prêt, faites ce qu’il faut pour l’être. (et d’ailleurs on n’est jamais vraiment prêt). L’horloge biologique des femmes est AUSSI le problème des hommes (j’attends Emma sur ce sujet….)

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  20. Bonjours à tous,

    Qu’elle serait à votre une réaction approprié à ce genre de remarque, au travail que se soit en face ou derrière le dos des femmes ??

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    1. Quand je n’ai pas envie d’acquiescer face à un comportement macho, raciste, etc., mais que pour une raison ou pour une autre, , je préfère ne pas entrer dans le débat, si j’y arrive, je feins l’étourderie, et fais semblant de ne pas avoir entendu, soit, si quelque chose se passe à ce comment, je reporte mon attention dessus (je salue une personne qui entre, je remarque subitement quelque chose dans l’entourage, me souviens subitement d’une question que j’avais prévu de poser à l’interlocuteur). C’est le choix de la facilité, mais parfois, le débat est inutile (par exemple, quand on m’assène que le réchauffement climatique, c’est la punition divine à cause des gays, je sais qu’argumenter, c’est peine perdue).

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  21. Pour ne réagir qu’à un thème (même si j’abhorre les généralisations en général) : vraiment, une majorité de femmes a peu de désir sexuel ? On trouve dur si notre partenaire n’a pas envie, on ne se sent pas désiré-e et on est frustré-e, c’est normal. ça ne signifie pas qu’on lui en veut !

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  22. Chaque jour depuis des années de mariage, je fais les courses, prépare à manger, fais la vaisselle, fais le ménage, sors le chien, aide aux devoirs, fais la lessive et étends le linge, je me lève en premier et achète les croissants. Je travaille bien sûr et pas qu’un peu avec de fortes responsabilités et des horaires décalés, ce qui me permet de payer le loyer, les charges, les impôts, les courses et les vacances. Ma femme, très concrètement, rentre le soir en se mettant les pieds sous la table et elle sort beaucoup avec ses amis. Je reconnais dans ma situation (que j’accepte pourtant et qui n’est pas isolée) beaucoup des caricatures que l’on dresse souvent, vous notamment Emma, dans l’autre sens. Je tiens moralement, mais le stress me bouffe.
    J’ai une vraie question: dans un contexte où la parole de l’homme est vue comme suspicieuse (et on peut parfaitement le comprendre), comment se situer lorsqu’on pense être honnête, de bonne foi et sujet à cette fameuse charge mentale?
    Merci par avance pour un regard non méprisant, vengeur ou sarcastique, car ce n’est pas mon cas.

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    1. Vous déplacez la ligne comme ça vous arrange, mais je doute que le portrait que vous faites de vous même soit pertinent. Vous êtes juste un homme et ça, ça suffit pour vous décrire. Le reste n’est que de l’auto-appreciation opprimente pour nous toutes les femmes de se faire autant insulter de parasites qui mettons juste les pieds sous la table

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    2. On n’est pas QUE un homme ou une femme, on est un individu qui a le droit de ressentir des injustices, de mal vivre des parties de sa vie,
      Pour s’en sortir, le dialogue semble le plus efficace, dialogue avec le.a conjoint.e, mais aussi échanges informel, en « 1 to 1 », avec des amie.s, collègues, personnes de la famille… pour savoir comment ça se vit, ces problématiques-là, chez eux.elles, et essayer d’y trouver des idées, des pistes de solutions pour son propre couple…

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  23. Une fois de plus WAW!! j’adore!! je voudrais la forwarder à tout le monde; mon mari inclus (lui c’est sure je vais le lui envoyer pour qu’il réalise encore plus) Surtout je voudrais l’envoyer à mes collègues et à mon boss qui se croit, dur comme fer, être du bon côté de la ligne alors qu’il est le premier à me dire que je n’ai pas mis ma « petite robe rouge » aujourd’hui 😦 Je vais la partager c’est certain!! MERCI MILLE FOIS POUR TOUTES LES BDs Même moi, elles m’aident tellement à pouvoir mettre des mots sur ce que je ressens et que je n’arrive pas à exprimer

    emilie

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  24. Comme toujours, une explication simple à un concept plutôt compliqué. Les hommes ne sont pas tous mauvais comme les femmes ne sont pas toutes géniales non plus. Et effectivement on a tous tendance à jouer le « pas moi ». C’est comme ces 2 enfants supplémentaires que l’on a certainement tous chez soi « pas moi » et « personne ».

    Et il est vrai que d’essayer de tirer le spot vers soi pour simplement dire que l’on n’est pas comme ça ne fait que détourner l’attention vers eux et non vers le problème de fond. Plutôt que de dire que eux ne sont pas comme ça, qu’ils aillent plutôt comme tu le dis si bien faire en sorte d’équilibrer les choses en montrant l’exemple aux autres. Plutôt que de faire du mensplaining sur le « pas tous des porcs » aux femmes, un homme « bien » devrait seulement montrer l’exemple aux autres hommes. En prenant sa part de charge mentale dans le couple, en remettant les autres hommes à leur place quand ils ont des propos déplacés, en boycottant les artistes reconnus pédocriminel, etc.

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  25. Le pire, c’est que le concept peut s’appliquer dans d’autres domaines comme le racisme et l’homophobie, avec les gens qui se disent « pas racistes » ou « pas homophobes », mais seulement sur base des critères qu’ils ont eux- mêmes définis.

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  26. Merci, Emma,
    Même si on n’est pas tous d’accord dans les commentaires,
    Cette BD nous fait encore réfléchir, comme à chaque fois,
    Et c’est surtout pour ça qu’on vient te lire!

    Merci beaucoup et tiens bon dans tes BD! C’est ultra-utile à plein de gens, même muets, même parfait.e.s ou pas, même convaincu.e.s ou pas…

    A bientôt j’espère, car je sais qu’un livre est sorti récemment sur le rapport entre le statut de femme et le lien à l’argent (de Titiou Lecoq), il me semble bien que c’est un (des nombreux) sujet(s) auquel tu t’intéresses!

    Bonne continuation! Et toujours un plaisir de te lire!

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  27. Salut, je suis un homme, et assez jeune, j’essaye de me former au féminisme pour faire avancer les choses au moins à mon rythme, je tenais à vous remercier pour le travail de vulgarisation que vous faites, c’est tres utile et clair pour moi et sans doute pour bien d’autres. Merci

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  28. Bonjour,

    J’ai lu la bande dessinée et j’avoue que j’ai trouvé ça intéressant à lire, mais que je ne sais pas vraiment ou me placer là dedans.

    Quand je vois sur internet une « féministe » écrire certains propos offensant qui peuvent insinuer que chaque homme est potentiellement un danger pour son entourage, forcément je vais m’offusquer, mais je ne vais pas envoyer un message privé, je vais souvent ignorer ou alors donner mon point de vue dans les réponses. J’estime que c’est normal que ça me rende furieux, et que ça devrait rendre furieux n’importe quelle personne tolérante.

    Dans la suite des choses, je ne mate jamais vraiment les femmes, je trouve ça pas ultra respectueux, je souhaite faire de mon mieux pour participer aux tâches, et je ne m’offusque pas si ma partenaire de veut pas de sexe, en tout cas je ne vais pas lui en vouloir, après peut être que je vais penser que je ne suis pas suffisemment attirant ou que j’ai fait quelque chose de mal, mais jamais je le dirai, et ça, c’est ptet justement à cause du patriarcat, de se dire que montrer ses émotions est un signe de faiblesse et que ptet ok, ça je l’ai encré (Sauf que je n’y attribue aucun genre).

    J’ai beaucoup de peine à savoir dans mon cas, ce que je pourrais faire pour éviter ce genre de débordements sachant que je me sens déjà pas ultra concerné…

    —————————————————————

    Voilà donc comment j’ai commencé mon message. J’ai relu pour chercher des sources dans le texte, et au final je me rend compte que les réseaux sociaux sont une perte de temps monumentale quel que soient ses bords. J’ai pas à me méler des problèmes des autres, autant essayer d’apporter le bien dans son entourage et de convaincre ses proches d’éviter de penser/faire des choses déplacer. Voilà, c’est tout, pas besoin de répondre 🙂

    Merci pour le partage et continuez vos combats quels qu’ils soient (et restez ouverts), on est assez grands pour faire la part des choses 😉

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  29. Et si on en fait au moins autant voire même plus que notre femme à tous les niveaux du quotidien avec un g rand respect mutuel… Ou se positionnent-on… Ma femme et moi ?

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  30. Salut,
    Je suis un lecteur assidu de ton site et acheteur régulier de tes BDs. Pour autant, cette fois je suis moins enthousiaste.
    Je crois me reconnaître partiellement dans Henri-Gontrand: et oui, il m’arrive de mal recevoir des généralités négatives sur les hommes estimant -effectivement peut-être à tort- ne pas me reconnaître dans nombre de celles-ci. Mais il n’est pas question de moi et je comprend bien, et donc essaye de travailler sur les réactions que ça suscite en moi, que ces généralités visent à dénoncer un système sans viser chaque agent dudit système. Je le fais aussi en parlant, par exemple, des violences policières: je parle en fait d’un système, de l’organisation, qui rend la Police, en tant qu’institution, violente, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a que des policiers violents voir même qu’il n’y a pas de policiers opposés à cette violence.
    Mais justement, tout comme il existe des policiers sincèrement et réellement non-violents, qui regrettent sincèrement et réellement la violence de leurs collègues, etc, il existe, je suppose, des hommes sincèrement et réellement non-sexistes, ou dominateurs, ou je ne sais pas trop comment le dire. Je trouve donc surprenant que la deuxièmes partie de la BD laisse entendre qu’aucun homme ne peut assumer entièrement sa part, que ce serait nécessairement flagornerie et hypocrisie (même involontaire). Certes, il existe des Henri-Gontrand et son comportement, d’autant plus face au discours qu’il tient, est méprisable, mais il peut y avoir mieux, non?
    Je suis tout à fait d’accord avec le côté risible de l’homme qui ramène tout à lui quand il lit des articles féministes, mais ça aurait pu s’arrêter là, à mon avis. La suite terni un peu ton propos…

    Le concept de la ligne me plaît bien quoique je me demande si tout le monde n’a pas sa propre idée d’où placer la ligne en fonction de son genre, de son histoire personnelle, de son appartenance ethnique…

    Et enfin, je suis pas sûr qu’un genre soit plus immunisé qu’un autre face à la flatterie dont on peut faire preuve envers un supérieur hiérarchique (c’est pourquoi « à bas la hiérarchie »). Quand bien même on regrette cette bassesse après l’avoir commise….

    J’ai hâte de te lire à nouveau et félicitation pour ton travail!

    PS: je sais pas si ma comparaison avec les violences policières est juste dans la mesure où on ne naît pas flic, on le devient…;-)

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