Il suffira d’une crise

Pendant le confinement, on m’a souvent demandé mon avis sur l’impact sur les femmes confinées en termes de charge mentale. A ce stade j’avais refusé, car étant, justement, confinées, on communiquait peu, et on n’avait pas encore de statistiques qui permettaient d’avoir un avis (même si, bon, j’avais déjà un peu un avis !)
Bref nous avons été déconfinées, des statistiques ont été produites, voilà donc une BD sur le sujet. J’ai fait un focus sur la question du travail domestique des femmes confinées car on en a assez peu parlé. Je suis consciente de ne pas avoir traité tout un tas d’autres aspects nous concernant, comme l’accès à l’IVG, la précarité, les violences conjugales … peut-être dans un autre opus 🙂

Merci à mon poilu et à Hélène pour leurs relecture,
bonne lecture, et surtout prenez soin de vous ! 

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https://www.bastamag.net/Covid19-deces-en-Ehpad-maisons-de-retraite-coronavirus-crise-sanitaire-soignants https://www.ladepeche.fr/2020/05/08/ma-vocation-dinfirmiere-ce-netait-pas-de-travailler-en-sac-poubelle,8878551.php
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http://www.oecd.org/coronavirus/policy-responses/covid-19-dans-la-region-mena-impact-sur-les-inegalites-de-genre-et-reponses-apportees-en-soutien-aux-femmes-f7da7585/

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https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/07/09/l-accroissement-des-inegalites-femmes-hommes-pendant-le-confinement-en-graphiques_6045739_4355770.html

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https://www.ined.fr/fr/publications/editions/population-et-societes/comment-voisine-t-on-dans-france-con%EF%AC%81nee/ https://www.ifs.org.uk/publications/14861

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https://www.insee.fr/fr/statistiques/4513259

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(Minute autopromo) https://emmaclit.com/2020/03/22/le-pouvoir-de-lamour/

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https://www.ifop.com/publication/etat-des-lieux-de-la-vie-sexuelle-et-affective-des-francais-durant-le-confinement/

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27 réflexions sur “Il suffira d’une crise

  1. Bingo! Les stats sont effrayantes parfois mais révèlent également les inégalités de notre société. Merci Emma de résumer si parfaitement notre position « shivanesque »

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  2. Bravo et merci Emma pour ce beau travail qui doit nous amener à réfléchir et à réagir nous les hommes ! Je lis régulièrement tes billets militants que je partage volontiers.

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  3. Merci pour les chiffres précis, c’est très éclairant.

    La fracture homme/femme est probablement un deux deux fractures du confinement…

    … l’autre étant ville/campagne, parce que clairement, confiné 4 à dans 50m2 OU dans 150m2 + jardin, ça n’a rien à voir. 😉

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  4. Super article, comme toujours.
    Juste un détail, sur le site de l’INSEE ils disent : « Parmi les personnes en emploi, les mères ont deux fois plus souvent que les pères renoncé à travailler pour garder leurs enfants (21 % contre 12 %) ».
    Cela signifie-t-il que 21% des mères et 12% des pères ont quitté leur emploi, ou seulement qu’à au moins une occasion, 21% des mères et 12% des pères ont renoncé à effectuer une journée de travail pour s’occuper de leurs enfants ?
    Merci quoi qu’il en soit pour ce super boulot !

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  5. Bonjour Emma, je suis une grande fan de vos récits, et je voudrais me permettre une petite nuance, ou un petit ajout sur le sujet de la charge mentale.
    J’ai un conjoint adorable et de très bonne volonté, et il pense sans doute que notre charge de travail à la maison (et donc notre charge mentale) est la même… Et pourtant!
    Je réalise que la distorsion de perception entre ce qu’il croit faire (soit, autant que moi) et la réalité, vient simplement du fait qu’il ne VOIT PAS ce qu’il y a à faire, ni tout ce que je fais au quotidien!!!
    Il ne voit pas les jouets qui trainent sous le meuble. Il ne voit pas les draps des enfants à changer. Il ne voit pas l’évier de la SDB nettoyé des traces de dentifrice bleues tous les deux jours. Il ne voit pas qu’après avoir fait à manger pour tout le monde, je n’ai pas envie de me relever pour chercher les desserts. Il ne voit pas que je lave ses chemises séparément pour ne pas les abimer. Il ne voit pas que j’ai rangé et nettoyé le tiroir de l’entrée. Il ne voit pas que j’ai rangé le frigo avant d’y ranger les courses. Il ne voit pas que j’ai passé une heure à nettoyer le vomi du petit sur le tapis. Il ne voit pas que j’ai fait les vitres…Etc. La liste est interminable!
    Parfois je tente un lamentable « tu as vu j’ai….(fait ceci ou cela)…? ». Dans le meilleurs des cas j’ai droit à un bref « ah oui, c’est chouette! ». Pâle remerciement pour un truc qui m’a parfois pris 2 heures…
    Et si je craque, et veux dire que j’en ai marre de « TOUT FAIRE »,(ce fût le cas pendant le confinement) il ne comprends pas. De bonne foi il me semble.
    Car oui, il s’occupe des enfants autant que moi. Il fait parfois à manger (enfin, je dois ranger derrière…il ne le voit pas non plus). Il fait des travaux domestiques. Il se voit comme un homme moderne et féministe. Il est totalement pour l’égalité des sexes, il m’encourage dans ma carrière…
    Alors, comment faire comprendre aux hommes que toutes ces choses que nous faisons ne sont pas des lubies? Ne sont pas superflues? Que nous ne sommes pas des « grosses maniaques » qui aiment perdre leur temps sur des tâches inutiles? Comment… alors que, le plus souvent, ils ne le remarquent même pas???
    Merci pour tout 🙂

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    1. > Il ne voit pas qu’après avoir fait à manger […] Il ne voit pas que je lave ses chemises.

      Il faut pratiquer l’alternance, s’il fait à manger 50% des repas et qu’il repasse au moins ses chemises, les yeux s’ouvriront tout seuls…

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    2. Bonjour H,

      J’ai bien aimé votre remarque sur ce petit « ajout » au sujet de la charge mentale.
      En discutant de charge mentale, en couple, avec des amies, etc,… c’est une problématique qui revient à chaque fois. On en arrive tout le temps à une conclusion similaire. Il nous semble qu’il y a deux problématiques liées à la charge mentale :

      – La charge mentale des tâches reconnues par les deux partenaires est mal partagée (inconsciemment, même si l’exécution des tâches est partagée équitablement) – c’est l’objet de plusieurs articles de ce blog, entre autres.

      – Les tâches considérées comme nécessaires au bien-être dans le foyer ne sont pas les mêmes pour chaque partenaire. Et sont très souvent bien plus nombreuses chez les femmes. – c’est, j’ai l’impression, plus ou moins ce que vous faites remarquer dans votre commentaire.

      Ce deuxième point vient sans doute aussi de notre société patriarcale (les petits garçons ont le droit d’être bordélique, les petites filles doivent être propre, organisées, toujours belles, etc…) ( l’avis d’Emma sur le sujet m’intéresserait beaucoup). Je pense que beaucoup de couples que je connais éduqueront leurs propres enfants différemment, mais dans l’immédiat ils se retrouvent forcément eux-mêmes confrontés à cette problématique.

      C’est difficile, parce que même en étant conscient du problème de répartition de la charge mentale, il y a quand même désaccord sur le partage, puisque la charge nécessaire au bien-être est plus élevée pour un partenaire que pour l’autre. Et les deux partenaires sont légitimes, on peut se sentir bien dans un appartement avec des tiroirs en bordel tout comme ne pas supporter que les vitres ne soient pas faites toutes les semaines.

      En plus, comme vous le dites, c’est même difficile d’en parler parce que des taches qui semblent évidentes pour un partenaire passent complétement au-dessus de la tête de l’autre.

      J’essaye un début de réponse à votre question finale (« comment faire comprendre aux hommes que ces choses ne sont pas superflues »). Désolé d’avance si je suis à côté de la plaque. Peut-être qu’un début de solution c’est reformuler la question : « Comment faire comprendre à mon conjoint que ces choses ne sont pas superflues *pour moi *, et que si mon bien-être lui tient à cœur il doit s’en soucier également»

      Je pense qu’il ne voit pas ces tâches parce qu’elles ne sont *réellement* pas nécessaires pour lui (ou en tout cas pas aussi fréquemment). Plutôt que chercher à le convaincre qu’il y a une vérité objective et absolue de fréquence de tâches à effectuer, mettre en avant le fait qu’il y a un désaccord entre vos besoins mutuels et que vous en souffrez. Discuter en reconnaissant mutuellement qu’il n’y a pas de vérité absolue concernant la charge de tâches à effectuer, mais également tout en reconnaissant que chacun est légitime à demander un environnement dans lequel il se sente bien (et que en vivant en ménage, on influence forcément l’environnement de l’autre). Je pense qu’il est plus simple d’entendre « il faut que je participe pour que ma/mon partenaire se sente bien, vu que je participe à augmenter le border qui la/le dérange », plutôt que « il faut que je participe parce que ma/mon partenaire dit que c’est des tâches nécessaire et que j’ai tort/que je ne suis pas légitime de penser le contraire. »

      Bien sûr, il y a des taches dont la nécessité et la fréquence est plus objective (nourrir les enfant par exemple…), mais vu ce que vous racontez, j’ai l’impression qu’au moins, cette partie est reconnue et partagée par votre conjoint.

      Voila… j’espère ne pas avoir raconté n’importe quoi (n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez). En tout cas je vous souhaite beaucoup de courage.

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      1. Je lis vos réponses avec avidité! c’est loin d’être « n’importe quoi », je trouve tout ce que vous dites vraiment très intéressant car je n’aurais pas vu les choses ainsi… Il n’y a pas de solution magique, je me doute, mais aborder cela avec un peu plus de détachement que mon simple ressenti pourra aider, effectivement.

        Une fois de plus, je trouve que Emma nous résume bien la situation : nettoyer régulièrement (les murs, les sacs à dos des enfants, les chemises tâchées, les outils…) coûte moins cher que de les remplacer (cela marche aussi pour les choses bien rangées que l’on retrouve facilement au lieu de les racheter!), faire immédiatement ou anticiper est plus efficace et efficient que de procrastiner… Globalement – et parfois inconsciemment – c’est ce que je fais au quotidien et qui me prend tellement de temps (et la tête!). Cette formulation pourra aussi m’aider à expliquer à mon conjoint pourquoi, des fois, je m’agace… Et que ce n’est pas « pour rien »!

        Pour finir je dirais ceci : je pense que dans tous les couples -quels qu’ils soient – il y en a un des deux qui est plus « prévenant » ou « soigneux » ou « maniaque », « tatillon » que l’autre… Peu importe de quel sexe…
        Cela peut sembler matérialiste, mais je pense que c’est aussi une façon de prendre soin de l’autre, de lui apporter du confort, de la sécurité, et même de lui montrer son amour en lui permettant de vivre dans un foyer accueillant, confortable, rassurant. Alors, pour celui des deux qui est parfois agacé par ce comportement… N’oubliez pas que c’est aussi pour vous que votre moitié fait tout cela! Et pensez à l’en remercier, de temps en temps… Cela le/la touchera beaucoup, vous verrez ! 😉

        Merci à vous de l’intérêt bienveillant porté à ma remarque!

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    3. Pour ma part je ne vois que l’échange des rôles qui peuvent permettre ça, mais ça ne marche que via la contrainte extérieure (un changement de boulot, par exemple)

      On va vous vendre que la clé c’est la communication, je n’y crois pas.
      Pour les couples dont le partenaire est dans une démarche active de rééquilibrer les choses, oui ça va aider. Pour tous les autres, ça va être une charge supplémentaire pour vous, la charge éducative et émotionnelle de convaincre le conjoint et ménager son égo. Le risque est de prendre sur soi une fois pour engager cette discussion posément, obtenir une petite avancée, puis la voir disparaître au premier obstacle (par exemple, le confinement) et se sentir deux fois plus flouée.

      On va aussi vous vendre que « les torts sont partagés ». Les hommes ne font pas leur part, mais les femmes seraient trop exigentes. Il y aurait beaucoup à dire là dessus, notamment sur le fait que ce qui semble superflu est bien souvent un investissement pour éviter une perte de temps / argent monumentale plus tard. Ex : on prévoit la liste de courses pour la semaine pour ne pas se retrouver à sortir acheter un truc 3 fois dans la semaine ou commander de la bouffe à emporter hors de prix. Les femmes font du préventif, les hommes du correctif, et en tant qu’informaticienne je peux vous dire que le correctif coûte dix fois plus cher. Mais admettons, que le superflu soit vraiment superflu. Vous retirez tout ça, vous ne laissez que ce qui relève de la survie élémentaire de la famille -au passage, ceux qui disent qu’ils s’en fichent des vêtements qui traînent, c’est probablement parce que les dits vêtements finissent toujours par revenir propres, comme par magie, dans les tiroirs. Sinon c’est séance panique au bout d’une semaine, t’as pas vu ma chemise – mais admettons : vous avez retiré, allez, 10% de la charge mentale. Le reste : faire les courses, emmener les enfants aux activités, chez le médecin, faire les papiers, les repas, le ménage, reste une charge ENORME. Les tenants du discours « les femmes en font trop » n’ont juste jamais géré un foyer. C’est quasiment un travail à plein temps, qu’on retire le superflu ou non. Faire croire que c’est fatiguant parce qu’on se prend trop la tête, c’est encore une fois dévaloriser le travail au foyer, le minimiser, l’invisibiliser.
      Donc n’écoutons pas trop les grands défenseurs du « lâcher prise » qui disent se complaire dans un appart crade avec des paniers à linge qui débordent et un évier rempli de vaisselle sale et de moucherons. Fort est à parier que ce ne sont pas eux qui prennent les rendez vous chez le médecin.

      Tout ça pour dire que, désolée, je n’ai pas de solution à part la CONTRAINTE, extérieure, et dans la durée. Si vous partez en déplacement 6 mois les chances sont grandes pour que votre conjoint réalise que votre organisation n’est pas du superflu mais un ensemble de rouages minutieusement huilés et testés pour minimiser le temps passé et optimiser votre confort de vie à tous.
      Courage à vous !

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      1. Effectivement, les reflexions dont je faisais part ont souvant été faites en discutant avec des couples sans enfants, et sans difficultés financières majeures. Et une grosse partie de la charge mentale semble venir *dans ce cas particulier* de préférences personelles.

        Ce n’est effectivement pas comparable avec le quotidient d’une majorité de couples.

        Désolé si mon commentaire sonnait un peu « les femmes en font trop »… Encore une fois, je n’ai pas d’enfants et je suis mal placé pour juger l’organisation des gens qui en ont. Les reflexions que j’ai partagées m’ont personellement aidé à prendre conscience de certaines choses, mais je ne pense pas que ça resolve tout, loin de là. Je suis content si mes remarques peuvent un peu aider H à discuter de certaines tâches avec son conjoint (même si ça ne concerne que 10% de la charge…)

        En tout cas merci Emma pour votre travail, et merci H pour votre réponse! N’hésitez pas à nuancer mon commentaire, Emma à raison : « Faire croire que c’est fatiguant parce qu’on se prend trop la tête, c’est encore une fois dévaloriser le travail au foyer, le minimiser, l’invisibiliser. »

        Plein de soutien, en tout cas!

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  6. Merci pour cette nouvelle BD.
    Je retrouve pas mal de vécus, chanceuse que je suis pas forcément que féminins, mais je voudrais rajouter une expérience vécue qui m’a questionnée :

    Le temps que les parents ont dû consacrer à faire l’école à leurs enfants ( et la je ne parle même pas de la cuisine etc) n’a souvent pas été défalqué des temps de travail, malgré une « ‘demande » gouvernementale auprès des employeurs d’être dans la bienveillance…

    Perso, on s’est reparti les jours d’école/ cuisine entre nous deux ( oui, chanceuse je sais) et forcément ça laissait moins de jours où on travaillait. Attention, jour ne veut pas dire heure, les jours travaillés étaient hyper efficaces!

    Je n’ai même pas essayé de rattraper la nuit, pas possible physiologiquement pour moi, mais c’est pourtant la solution appliquée par tous les parents dans ce cas que je connais… Pareil, on a gardé les week end sans travailler, pour les enfants, et puis aussi pour nous finalement. Pourquoi dans mon entourage sommes-nous les seuls à avoir pu nous arranger, avec nos employeurs ou nos responsables ( et mon employeur n’est pas un modèle de bienveillance, je l’ai juste imposé…)?

    Alors oui on est ultra chanceux, mais d’où ça vient cette culture d’être fier de se défoncer pour son employeur, au détriment de sa famille/sa ou son conjoint.e/ soi-même ? Je précise qu’il on aime tous les deux nos boulots et que j’étais déjà a mi temps, donc il ne nous restait plus que 150% travaillés à faire rentrer dans la semaine…

    En attendant, je te souhaite une bonne  » reprise » et surtout un bel été, avec ou sans voyage c’est enfin l’occasion de décrocher, tous, quelques jours d’affilée sans obligations…

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  7. Hello,
    Merci pour cette BD toujours aussi bien faîte et intéressante.
    Rebondissant sur cette description du couple hétéro où l’épouse est constamment dans l’attention au foyer et à l’époux, tandis que l’époux y est indifférent, je serais curieux du fonctionnement des couples homo masculins, où il y a justement 2 hommes.
    Daniel

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  8. Encore merci pour votre blog.
    Quand en tant qu’homme je dis que je suis féministe, souvent on me rie au nez. Mais je veux du féminisme car, entre autre, si on ne respecte pas les femmes il n’y a pas de raison qu’on respecte les pauvres, les handicapés, etc.
    Dans votre témoignage je relève quand même un point encourageant: des hommes changent. Des hommes prennent leur responsabilité au sein du couple. Ils sont une minorité mais cette minorité n’existait pas il y a 20ans.
    Je pense que votre blog est une des causes de ce changement.
    Merci.

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    1. My thoughts exactly! Emma, je suis en Angleterre et au début de septembre j’aurai les adolescents chez moi depuis six mois, et votre message m’a touché énormément. J’ai l’impression que votre message mérite d’être diffusé plus loin. Je sais que vous avez déjà un livre publié en anglais, mais comme traductrice du français vers l’anglais moi-même, je serais ravie de traduire ce dernier blog pour vous et de le partager, comme je connais beaucoup de femmes anglaises qui seraient impressionnées, confortées et rassurées de ce que vous écrivez pendant cette période difficile. Avec les problèmes qui continuent aux Etats-Unis aussi, votre audience serait énorme. N’hésitez pas à me contacter!

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  9. éh bien moi j’ai la chance d’avoir un mari qui gère la maison et les (4 !) enfants, j’ai pu télétravailler … lui, par contre, n’a pas été payé en juin : son employeur (la Mairie de Paris) lui a refusé l’asa parce que (je cite 🙂 « votre femme télétravaille, donc elle est à la maison, donc elle peut s’occuper des enfants, donc vous ne faisiez rien chez vous et vous auriez dû venir travailler » … le chemin est long, très très long.

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  10. Pour rebondir sur le témoignage de H, effectivement les hommes même adorables et attentionnés ne voient pas le problème, là est le veritable déséquilibre (en tout cas dans les sociétés occidentales). Etre heureux en couple est donc souvent un veritable numero d’équilibriste, car ce décalage éducatif, ou de perceptions; garçon/fille mettra des lustres a se résoudre. Donc au niveau legal on peut agir (pas facile toutefois, car même décalage observe dans les instances dirigeantes que dans la société), mais au niveau du couple, que faire? Ici je rejoins Matthieu: exprimer ses besoins a l’autre, encore et encore. Lâcher prise aussi, parfois. Facile a dire hein?

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