40 réflexions sur “Michelle

  1. Un peu de ménage dans nos vieux cerveaux sclérosés fait du bien et permet d’y voir plus clair.
    Merci beaucoup Emma pour ce très bon et très ludique travail de nettoyage des méninges 😉 ainsi que pour les pertinentes références choisies.
    Réda

    Aimé par 1 personne

  2. Pourquoi les hommes ne prendraient-ils pas part dans cette réforme (révolution ?) en matière de conception du couple ? Je crois bien que c’est la femme qui a les données en mains (la conscience claire qu’il y a quelque chose de pourri au royaume des couples), mais je ne crois pas qu’il faille qu’elle s’occupe seule de la mise en place d’un nouveau système de couple, égalitaire et respectueux. Cela tiendra d’ailleurs mieux, et, peut-être déjà plus vite, si les « maris » étaient invités, aussi tôt que possible, à prendre part à la résolution du problème du couple qui ne s’est aucunement choisi, aucunement défini.

    J'aime

  3. super article merci!
    il me fait me poser plein de nouvelles questions… alors que je suis sensée 1/ être déjà sensibilisée à ce genre de sujets et 2/ être éduquée (agrégation)…. je suis bien loin du compte!
    merci encore!!

    J'aime

  4. Pendant des années mon épouse m’a aidé, j’étais indépendant et elle s’occupait de la comptabilité, ménage, éducation de notre fille. Elle a repris des études supérieures (tout en continuant ses tâches) et c’est mise indépendante un peu avant ma pension. Elle gagne bien mieux sa vie actuellement. Nous avons inversé les rôles, je m’occupe d’une partie du ménage comme elle le faisait il y a quelques années, ce qui est un minimum au vu de l’aide qu’elle m’a apportée. Il devrait effectivement y avoir une volonté politique pour reconnaitre le travail fournit dans la plupart des cas par les épouses et pourquoi pas faire partager les responsabilités du ménage aussi par les hommes. Ne devrions-nous pas commencer dans l’éducation dans les familles ? Encore merci pour votre article bien étayé.

    J'aime

  5. Merci Emma !
    Petite correction sur le texte lu lors du mariage : « Art 214 : Si les conventions matrimoniales ne règlent pas la contribution des époux aux charges du mariage, ils y contribuent à proportion de leurs facultés respectives. »

    J'aime

  6. Merci Emma.
    Je n’en peux plus de lire des injonctions contradictoires dans les articles ou magazines sur la parentalité. Ne nous y trompons pas : ils s’adressent aux mères et uniquement aux mères, les enjoignent à trouver des « trucs et astuces » pour les pitchous loulous, les recettes de cuisine, le ménage, la déco, en plus des régimes pour (re)devenir mince après la grossesse… tout en utilisant des micro-articles pseudo-féministes en guise de caution, sous couvert de conservatisme.
    Ton article parle de tout, comme d’habitude.
    J’aimerais que tes idées deviennent « mainstream ». On en est encore loin.

    J'aime

  7. Bonjour

    Je dois être spécial mais dans mon milieu je n’ai pas beaucoup de couples sur ce modèle: hélas pour avoir une vie décente les deux parties du couples sont obligées de travailler pour pouvoir s’en sortir !

    Avoir une femme cantonnée au tâches reproductive sous entend que les revenus généré par un seul emplois sont nécessaire pour payer le loyer + les besoins + les enfants ?

    J'aime

  8. Hum, l’aventure de Michelle. Dommage que la loi ne le reconnaisse pas plus mais on pourrait considérer:
    – qu’elle a travaillé en tant que gestionnaire/ comptable (non déclarée) pendant 20ans
    – qu’elle a travaillé comme femme de ménage/nounou (non déclarée) pendant 20ans et plus.
    Ca en fait des sous que Michelle (et le FISC, et la sécu, etc.! ) pourraient réclamer à D…

    J'aime

      1. Bof, tu peux faire des calculs en gros:
        – nombres d’heures travaillées
        – salaire moyen dans la profession (femme de ménage/ comptable/ etc)
        – primes (ex: heures sup, travail le we, travail le soir, etc.)
        A ajuster suivant l’époque.
        En général l’INSEE est une bonne source d’information car ils ont des stats assez anciennes sur la popu française.

        J'aime

  9. Merci pour cet article Emma !

    Dans ce qui est exprimé par Michelle apparaît cette réalité du monnayage du sexe que la femme est trop souvent obligée de pratiquer, dans la relation de couple comme dans le travail du sexe.

    Les travailleuses du sexe, que nous avons interviewées à la CNT, l’expriment très bien en parlant du tapinage auquel doivent se livrer les femmes, qu’elles se fassent payer pour du sexe ou qu’elles l’échangent, encore de nos jours, pour beaucoup trop d’entre nous, contre une stabilité de couple, une « sécurité » (toute relative) économique.

    Le patriarcat a encore de beaux jours devant lui.

    J'aime

    1. Merci pour ton commentaire ! C’est en effet un des aspects que je voulais mettre en valeur avec cette histoire
      J’ai eu peu de retours dans ce sens, je me demande si ce n’est pas encore vu comme une chose normale …

      J'aime

      1. Le discours pour expliquer en quoi le sexe dans le couple s’assimile à une forme de prostitution non rémunérée a du mal à être entendu. L’intérêt bien compris du patriarcat, qui est de continuer à faire percevoir les travailleuses du sexe comme des ennemies par leurs soeurs, des ennemies se situant plus bas qu’elles dans l’échelle sociale, y est pour quelque chose. Toutes ne voient pas le jeu de dupes de la division sexuelle du travail. La prise de conscience est individuelle et progressive, chacune se faisant sa carte personnelle d’avancées, jalonnée de rencontres avec des personnes ou des écrits. Mais ça progresse et tes publi y sont pour quelque chose !!!

        J'aime

  10. Bonjour Emma.
    C’est toujours avec beaucoup de plaisir et d’intérêt que je lis tes BD.
    Historiquement, le travail au foyer n’était pas nécessairement gratuit. C’est l’une des fonctions du contrat de mariage : le couple s’enrichit, même avec une répartition sexuelle du travail, à la dissolution de l’union conjugale, le « profit » effectué par les deux parties est divisé par deux, cela fonctionne comme une petite société. Cette remarque a peut-être l’air rétrograde, mais si tu l’envisages en 2019, on peut considérer que la personne qui s’est le plus consacrée aux tâches ménagères, que ce soit l’homme ou la femme, et ce au détriment d’un emploi rémunéré en argent, peut effectivement toucher, au terme du mariage, une partie de ce que l’autre a gagné grâce à son travail gratuit.
    Dans le cas de Michelle, l’entreprise son ex-mari D. a pu prospérer grâce à toutes les casquettes que Michelle a endossées de manière totalement gratuite : la compta, toutes les tâches ménagères, etc. N’est-il pas logique que ce soit D. qui compense ce manque à gagner ?
    Le problème, quand l’un des deux époux est indépendant, est qu’ils auront sûrement stipulé une séparation des biens, ce qui est un comble de l’injustice, non ? Avant l’État, n’est-ce pas à D. d’intervenir ? Le juge ne doit-il pas accorder à Michelle une pension alimentaire en considération du travail effectué par Michelle pendant 20 ans ?
    Je serais ravie d’avoir ton opinion.
    Elisabeth

    J'aime

    1. C’est un sujet complexe. La première idée serait de penser que celui qui profite du travail ménager de l’autre lui doit une partie de son salaire (avec les droits retraite, maladie, chômage … associés)
      Mais c’est entériner cette répartition genrée des rôles. Pas un hasard que cela soit au programme du FN par exemple …
      Pour moi il n’y a pas de solution possible sans sortie du capitalisme car le problème de fond, ce n’est pas que les hommes exploitent leurs femmes par nature ou par plaisir, c’est souvent inconscient – le problème de fond c’est qu’on évolue dans un système brutal, concurrentiel, individualiste, où chacun tente de tirer son épingle du jeu dans l’espoir de parvenir à une retraite lui permettant de survivre. Dans ces conditions il n’y aura jamais de solidarité, ni entre les genres, ni entre les différentes classes de femmes. Chacun se reposera sur plus opprimé que soit pour s’en sortir; et c’est un raisonnement cohérent
      Donc pour moi la solution c’est de voir plus large et de militer pour plus d’égalité entre les genres mais aussi pour un autre système, c’est indissociable …

      J'aime

      1. J’ai du mal avec ton affirmation « le problème de fond, ce n’est pas que les hommes exploitent leurs femmes par nature ou par plaisir, c’est souvent inconscient etc… »
        Le problème n’est pas ce qui serait l’inconscience versus la conscience. Il ne s’agit pas d’accuser l’homme d’être conscient ou non, mais de reconnaître le système patriarcal responsable d’une opression systémique des femmes, par la création de lois qui l’organisent et la légitiment. Même dans un couple homme-femme où l’homme serait animé des meilleures intentions du monde, conscient des rapports de pouvoir imposés à sa femme dans sa vie quotidienne, la femme ne peut laisser à la porte ce qu’elle affronte dans sa vie professionnelle et sociale.

        J'aime

      2. Je ne comprends pas bien ton commentaire, en quoi ma réponse nie-t-elle l’existence du patriarcat ? Je dis que les deux sont intimement liés (capitalisme patriarcal)

        J'aime

  11. Bel article, avec différents points de vues. Bravo.
    De mon avis, je trouve le ton beaucoup plus pédagogue. J’avais eu plus de mal avec la forme sur la BD de la charge mentale. Elle me semblais moralisatrice, sans dénigrer la problématique et son ampleur.

    Je me permet de partagé mon point de vue, sur une thématique de cette BD.

    Pour moi, le travail n’est pas gratuit mais plutôt non-rémunéré. C’est une charge nulle pour le foyer.

    Si l’on défini le travail comme une compensation financière qui représente une part plus ou moins juste de la création de richesse induite par son activité, alors il faut considérer la gestion d’un foyer comme un travail.
    Pour répondre à la question en quoi la gestion d’un foyer est une création de richesse, il faut résonner en économie et se demander que fait économiser ce travail à la société.
    Cela est visible et peux ce conceptualiser plus facilement avec la gestion d’un enfant.
    Je prends un exemple.
    Une femme choisissant d’être « mère au foyer », elle ne confie pas son enfant à une crèche. Les crèches sont en partie financé par l’état (structure,formation du personnel, etc.).
    En ne confiant pas son enfant à une crèche elle fait diminué la demande. Donc par effet domino elle participe à la diminution de l’investissement nécessaire par l’état.
    Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

    Ma vison est la suivante, il faut voir la gestion d’un foyer comme une somme d’économies pour le foyer mais également pour la société et l’état.
    C’est pourquoi, je pense que ce travail doit être considérer comme un travail. Même si il n’y a pas de rémunération perçu.

    Je vais attentivement relire cette BD, car elle amène de nombreuses réflexions.
    Merci pour ce travail.

    J'aime

  12. Un grand merci pour cet article extrêmement touchant et intéressant!

    Je pense que tu as raison lorsque tu affirmes que seule la sortie du système capitaliste nous permettra de trouver de réelles solutions.

    Je suis assez ennuyée par la proposition de certaines féministes de rémunérer les femmes au foyer. Je crains que cette initiative ne pousse à davantage de sexisme dans le milieu professionnel.
    J’ai la chance d’avoir un emploi dans lequel je m’épanouis et je ne supporterais pas que cette situation soit menacée par des politiciens attachés au sacro-saint patriarcat à grands coups de : « Mais maintenant que vous pouvez être payée pour faire ce pour quoi vous êtes venue au monde, laissez la place aux hommes et allez nettoyer votre foyer! ».

    Je déteste toutes les activités liées à la gestion du foyer; ce sont pour moi de véritables corvées, un mal nécessaire. Je ne veux pas prendre le risque d’être cantonnée à ça sous prétexte que je suis née avec un appareil plutôt qu’un autre.

    J'aime

    1. je suis assez d’accord quand vous vous dites ennuyée par la proposition de certaines féministes de rémunérer les femmes au foyer. Le revenu universel, dès 18 ans, voire avant (certainEs avancent la naissance) serait une réelle avancée.
      Il me semble toutefois qu’une telle mesure, rétroactive, aurait le mérite de permettre à beaucoup de femmes, pour qui le revenu universel viendrait trop tard, de sortir de la mouise quand elles se retrouvent seules (décès du conjoint, divorce) après avoir passé leur vie à élever leurs enfants, à aider leur conjoint sans que cela se traduise par des droits (chômage, sécu, pension etc…)

      J'aime

  13. Merci pour votre analyse. Hélas les problèmes cités sont en partie le fruit du pétrole gratuit qui a mené le capitalisme là où il est, La fin de l’energie pas chère, annoncée pour bientôt, devrait mettre fin à la fois aux travaux « pas trop fatiguants », au salariat en général et à ce qui reste de démocratie, avec un retour massif aux champs (accompagné d’une chute démographique conséquente.) Dans ce contexte hélas relativement crédible, il serait utile de se pencher dès maintenant sur les scénarios des rôles « après ». Plutôt que de rêver à un revenu à vie qui ne peut être tiré que d’encore plus d’injustices ou d’une croissance hypothétique de l’exploitation de ressources finies.

    Les efforts « écolo » (zéro déchets, potager, recyclage) ont surtout pour effet d’alourdir copieusement une charge de travail considérée aujourd’hui déjà comme source de stress alors même que nous disposons d’electroménager, de services abordables et de supermarchés. La question de la répartition risque de ne même plus se poser. Joyeux « effondrement » à tous et à toutes.

    J'aime

  14. Super bd, comme d’habitude. Et très proche de ce que je vis actuellement. Je suis mère de deux enfants, la plus jeune a 1 an. Je gère 100% des tâches dédiées aux enfants.
    J’ai cherché du travail, et j’avais trouvé, mais au bout de une demi journée, mon homme m’a supplié de rentrer pour m’occuper du bébé. Donc, après bien des galères, il a trouvé un travail à son tour, et je reste avec les enfants. Son travail n’a (sinon ce serait pas drôle) pas d’horaires fixes. Quand il part le matin, il ne sait pas à quelle heure il rentre. Mes journées sont pathétiques, nourrir les enfants, ménage, courses. Aujourd’hui, après une nuit quasiment blanche (les dents du bébé…), je n’en peux plus. Je me sens épuisée, lessivée. J’ai envie de tout mon coeur d’une meilleure répartition des rôles. Mais j’ai beau en parler à mon homme, lui faire prendre conscience de cette situation… rien ne change. Qu’est ce que je dois faire? Merci d’avoir lu Emma. Tes bd sont d’utilité publique.

    J'aime

    1. Je suis désolée et je compatis 😥 je pense que la discussion c’est toujours positif mais ça a ses limites … c’est un rapport encré dans nos passés et dans les structures qui nous entourent. Je n’ai pas de solution magique à proposer mais souvent le plus efficace est de changer le cadre : chercher un travail à l’extérieur pour te sentir légitime à prendre une place en crèche. (tu l’es même sans ça mais c’est bien difficile à faire entendre)
      Bien sûr, on sait qui se charge des inscriptions et de l’adaptation dans la plupart des cas, mais ça permet quand même de diversifier tes sphères de vie.
      Et aussi, l’engagement politique 🙂 cette année on organise la grève des femmes !

      J'aime

      1. oui, on est totalement légitime à obtenir une place en crèche, qu’on travaille ou pas, de même qu’on est totalement fondéE à inscrire son enfant à la cantine, même si on est au chômage ou au foyer. Il y a quelques années, la municipalité où se situe l’école où j’étais instit a essayé de fermer les inscriptions aux familles où la femme ne travaillait pas car il y avait plus de gamins à inscrire que de places à la cantine, malgré deux services. Ca a été un tollé et la FCPE s’est battue contre cette idée. La municipalité a dû trouver une autre voie.

        J'aime

  15. Bonjou Emma,

    J´ai trouvé la BD très intéressante.
    Je pensais que les choses évoluaient dans le bon sens (de part ce que j´observais dans mon entourage) mais les chiffres semblent prouver l´inverse.

    Un point que tu soulève et qui m´avait déjà frappé, c´est que les hommes délèguent des tâches qi´ils avaient pour habitude de gérer lorsqu´ils étaient célibataires. Ayant vécu seul pendant des années jusqu´il y a quelques mois, je ne voit aucune raison valable de ne plus m´occuper des tâches ménagères comme je le faisais avant.

    Je trouve l´articulation du feminisme et de l´anticapitalisme intéressante, malheureusement, le feminisme mainstream, dépouillé de toute subvertion politique, a totalement evincé ce type de considérations de son agenda pour se concentrer sur des sujets qui ne sont que des conséquences de la domination systémique capital/patriarcat. De son côté, le féminisme radical souffre d´une décrédibilisation dans le débat public car jugé trop extrême (on observe d´ailleurs que le terme « extrême » ou encore « radical »sert dans bien des cas à décrédibiliser une position sans avoir à démontrer quoi que ce soit).

    Dans tous les cas, merci pour tes BD qui nous font rire et refléchir. J´ai notamment découvert le principe de la charge mentale grâce à la BD que tu y avait consacré.

    J'aime

Les commentaires insultants, méprisants et/ou paternalistes seront modérés ! Merci ;)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s