La faute des femmes

Un petit coup de gueule express parce que des fois on nous prend vraiment pour des quiches. C’est un peu fait à l’arrache, les dessins sont donc (encore plus) moches que d’habitude 😉 vous m’en excuserez hihi. Un grand merci à Amandine pour sa relecture au pied levé 🙂 Et un article d’Arrêt sur images qui parle de la même chose que moi ici : https://www.arretsurimages.net/articles/2017-07-22/Charge-mentale-comment-on-est-passe-d-une-BD-en-ligne-aux-conseils-de-guerison-id10062 Je reviens dans quelques jours avec mon vrai prochain sujet, le temps de travail !

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http://www.liberation.fr/debats/2017/06/28/l-inattendu-retour-de-la-charge-mentale_1580213
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http://www.daronmagazine.com/

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92 réflexions sur “La faute des femmes

  1. Ouah la la,
    Emma nous en a rebalancé une couche, pas sale de bébé, ça on sait gérer, non une couche de culpabilité !
    Bon, on prend, on lit, pas le temps ce soir, mais promis, en ce qui me concerne je vais le faire.
    Et puis, je me déclare fémininiste alors oui, je vais assumer mes convictions et me faire tout petit en attendant de devenir exemplaire.
    Merci Emma.

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  2. Merci Emma pour ces BD formidables qui en disent plus que de longs discours. Malheureusement, nous sommes dans une période où l’idée même de progrès semble saugrenue car ne rapporte pas assez aux actionnaires…on en est à espérer que le congé paternité ne soit pas raboté alors qu’il faudrait l’allonger !

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  3. Merci ! Je me suis fait la même réflexion : à la sortie de l’école, ça a gonflé, la vague, parmi les mamans (pas mal de mères au foyer dans mon quartier)… et puis… ben rien… j’ai lu les mêmes articles que vous, toujours à nous dire comment « moins en faire tout en en faisant autant mais en arrêtant de se plaindre et en était moins exigeantes avec nos hommes qui font une journée de boulot -comme nous- mais qui ne se sentent pas tenus, pour beaucoup, de penser aux choses à faire pour la famille et la maison »
    Pourquoi conseille-t-on aux femmes de faire des efforts pour mieux tolérer la passivité de leur conjoint (on peut inverser les termes homme/femme dans certaines familles) alors qu’on devrait au contraire nous conseiller sur la façon d’aborder le sujet d’une meilleure répartition avec eux/elles et pousser le gouvernement à prendre des mesures pour inciter les entreprises à laisser une place correcte à la vie de famille (il y a des pays où être encore au boulot à 18h30, qu’on soit homme ou femme, n’est pas normal et pas accepté).
    Merci pour l’article de libé, que je n’avais pas vu passer…

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  4. Et puis qui a parlé sérieusement des conséquences du passage à 4jours dans les écoles avec la garderie payante le mercredi ? Combien de femmes vont craquer et renoncer à bosser le mercredi ? À perdre en salaire, en possibilité d’évolution pro à cause de ces décisions imposées ? C’est encore pour bibi ..,

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    1. Ben c’était ça ou voir se finir l’école super tôt (et, au passage, avant Sarkozy, la plupart des écoles de France étaient fermées le mercredi, au profit du samedi matin).
      Et personnellement, je trouve plus respectueux d’engager quelqu’un pour le mercredi (nounou, ou anims du centre aéré), que chaque soit pendant une heure trente sur des horaires de merde (idem avec des grands-parents de bonne volonté : c’est plus simple de prendre en charge les petits-enfants un jour dans la semaine que de se bloquer un petit peu mais chaque soir).
      D’ailleurs, puisque les communes embauchaient des intervenants 4 x 45 minutes dans la semaine sur des horaires de merde, le plus sage eût été qu’elles continuent d’embaucher ces gens pur des animations, mais le mercredi matin.
      (et puis de de toutes manières, l’école, ce n’était pas toute la journée du mercredi, seulement le matin, donc le problème du kicécki s’occupe des enfants, si problème il y avait, n’était pas résolu).

      Le seul souci, c’est que, soir ou mercredi, peu importe : ce sont généralement les femmes qui s ‘y collent. Enfin non, d’ailleurs, ce n’est pas le vrai problème :
      le vrai problème, c’est que comme bien souvent, les femmes ont un boulot qui rapporte moins que les hommes (prof est un métier super féminisé et qui ne rapporte pas gros, comme plusieurs autres métiers de la fonction publique, mais aussi, caissière, nounou, femme de ménage, etc), donc les gens savent compter (et les femmes autant que les hommes !) : autant que le temps partiel revienne à celui qui gagne le moins, et qui, pour le coup, est un petit chanceux (je sais pas vous, mais moi, bosser un peu moins et m’occuper un peu plus de mes gosses, c’est plutôt une chance, et ça me permet de dormir plus longtemps un troisième matin dans la semaine – avec le samedi et le dimanche. Les rares pères qui se « dévouent » parce qu’ils constituent le « petit salaire » du couple sont de mon avis).

      Si les femmes n’étaient pas discriminées à l’embauche et gagnaient autant que leur conjoint, les temps partiels parentaux seraient mieux répartis.

      Enfin, je dis ça d’un point de vue extérieur, car l’un de mes critères pour choisir un métier était de ne pas en embrasser un qui m’empêcherait de vivre de manière saine et équilibrée par ailleurs, et effectivement, mes congés maternité et temps partiel n’ont aucun impact sur ma progression de carrière, assez pourrie mais pas plus que celle de mes collègues célibataire ou masculins).

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      1. Pour parler des 4 jours ou 4 jours et demi, si les mentalités changeaient, on pourrait aussi prendre un 80 % en finissant à 15h tous les jours dans pas mal de boulots. Et, franchement après avoir essayé c’est top aussi. Et les apprentissages sont toujours meilleurs le matin donc 5 matinées valent mieux que 4.
        Bref, le changement c’est pas facile quel qu’il soit…

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    2. Tout à fait d’accord pour la semaine de 4 jours.
      J’ai eu 4 enfants et ai travaillé en 4/5 des années, ce qui veut dire que le mercredi est la journée harassante pendant laquelle on fait le taxi pour enfants et les courses. Pour le travail, c’est faire en 4 jours un travail de temps plein mais où la retraite est amputée (4/5 des cotisations versées) et enfin ce sont les réflexions au travail « Ah oui, pas de réunion le mercredi, tu n’es pas là. C’est bien ennuyeux. »
      Une vraie réforme pour s’aligner sur tous les autres pays du monde et faire une semaine cohérente de 5 jours serait un vrai pas en avant pour le travail des femmes.
      Et évidemment je me suis fait la même réflexion sur les solutions proposées au femmes pour diminuer leur charge mentale. Hallucinant mais vrai.

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  5. C’est vraiment révoltant de voir que tout le monde retourne la situation contre nous plutôt que d’agir ! J espère qu’un jour ils ouvriront les yeux… Ok tout les hommes ne sont pas comme cela faut pas géneraliser mais bon faut pas faire l autruche non plus ca existe vraiment le sexisme… Le plus illogique c’est que je connais aussi des femmes qui sont sexistes entre elles 😕…Ne te décourage pas face aux commentaires négatifs ! Continue tes BDs elles sont toutes super ca fait réfléchir ! Bisous !

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  6. Trouvé dans les définitions de l’insee:

    Personne de référence de la famille
    La personne de référence de la famille est :
    . Si la famille comprend un couple de personnes de sexe différent, l’homme du couple ;
    . Si la famille comprend un couple de personnes de même sexe, la personne active la plus âgée, ou si aucune des deux n’est active, la personne la plus âgée ;
    . Si la famille est monoparentale, le parent.

    Voilà. L’homme du couple. Et version actualisée 2017, hein…

    Merci Emma!

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    1. Je gagne personnellement plus que mon mari et pourtant, dans un parc à attraction vendéen, une enquête de satisfaction interroge « le chef de famille ». On a demandé ce que signifiait ce terme aujourd’hui : « Il s’agit de Monsieur bien sûr ! » Ah…
      Et les courriers de la banque (entre autres) où le nom des femmes disparaît au profit de celui du conjoint : » Mr et Mme B. Guillaume » par exemple. Je porte donc le prénom de mon mari… Où est mon identité ? Il s ‘agit certes d’une réminiscence du temps pas si lointain où les femmes n’avaient pas de compte en banque, mais aujourd’hui, on est en 2017. J’ai eu beau demander à ce que mon prénom apparaisse, cela n’est informatiquement pas possible, me répond-on.
      Quand je parle de vos BD, Emma, les hommes comme les femmes de mon entourage en rient et ne prennent pas sérieusement en compte le poids que procure cette charge mentale. Je suis aujourd’hui enceinte : toutes les femmes de mon entourage me disent : « Tu sais, tu dois faire et penser ça pour ton futur enfant. » Et le père ? On ne lui parle pas de cet enfant qui est aussi le sien. Les courriers reçus de la CAF et autres organismes me sont exclusivement réservés même s’il est déclaré comme le père. La femme est cataloguée, rangée dans la case « Mère qui doit exclusivement s’occuper de son enfant » par l’administration elle-même. Scandaleux… Et frustrant pour les hommes qui souhaitent prendre en charge leur paternité à 100% dans le même temps.

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      1. Chère amie, vous n’avez pas connu le temps où la CAF envoyait les courriers et allocations au seul père!!! Oui, même pour une femme enceinte.Cela a changé en 1981 seulement. C’est bien vous qui estes enceinte, ne vous plaignez pas.

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      2. c’est drôle cette histoire de banque, parce que je vis au Québec, où les femmes gardent leur nom de jeune fille, et celui apparait clairement sur le compte joint que je possède avec mon mari, M; Pierre Durant et Mme Isabelle Dupont. Si l’informatique des Québecois y arrive, je ne vois pas bien ce qui bloque en France…

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  7. Merci beaucoup pour cet article.
    Parce que j’ai lu les mêmes articles culpabilisants, et… ils avaient bien réussi à me faire culpabiliser.
    Je relativise seulement maintenant en lisant ce billet et ça fait du bien.
    Ce n’est pas de ma faute… c’est bien plus compliqué que ça.
    Merci.

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  8. Emma

    Merci pour cette merveilleuse BD et tes réflexions si justes. Je suis mariée à un anglais et il a bien aimé la BD fallait demander. Faut dire qu’il a fait des études supérieures de tâches ménagères. On travaille tous les deux à temps très plein. Il a l’entière charge des lessives, du repassage, de la vaisselle et des assurances. Et moi? Courses et cuisine, vêtements, et la nounou, en gros.
    C’est encourageant, non? Mais attention il a aussi des défauts alors ne croyez pas que je crâne…je donne juste une lueur d’espoir dans ce monde de bruts.

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  9. Merci pour vos BD. Beaux dessins et ambiance super pour un sujet finalement complexe.
    Laissez moi vous rapporter ma perception de cette femme Ministre.
    Ca vous inspire un dessin …
    Elle venait d accoucher par césarienne d’une petite fille. Cette Ministre vient à la rencontre de son cher Président de la République le 5eme jour de son accouchement / opération. Cicatrice de 10 cm dans le bas ventre.
    Perchée sur ses 10 cm de talons aiguilles … ce jour là je me suis pris une sacrée gifle ! Finalement à quoi bon un congé maternité puisque nous avions le demonstration officielle d une personne publique représentante des femmes que finalement une femme peut aller bosser le 5eme jour de son accouchement même par voie haute. La césarienne pour ma part j ai expérimenté trois fois… je dois être très douillette. Je ne bossais pas le 5eme jour vautree dans le lit de la clinique. La cause des femmes Est également à défendre entre nous en ne laissant pas ce type de Ministre femme rétrograder nos droits durement acquis. Nous avons perdu cette année une grande défenderesse de la cause féminine je cité Simone Veil. L autre je préfère oublier qu elle existe encore.

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    1. Mmmmoui, mais la dame dont tu parles :
      – avait une nounou à domicile (peut-être bien jour et nuit, d’ailleurs) alors que ça coûte trop cher pour quasiment tout le monde
      – est venue en taxi, ou en tout cas avec chauffeur, alors que le commun des mortels conduit ou prend le métro
      – a sans doute pu bénéficier d’une césarienne extra-péritonéale (toi pas, apparemment) pour être capable de parader comme ceci. Pour toi ou moi, il faut croiser les doigts en espérant tomber sur un établissement où exercent les rare gynécos formés pour le faire (et c’est aberrant : TOUS es gynécos devraient procéder ainsi et être formés pour)
      – cette dame avait peur d’être mise en retrait quelques temps et comme la longueur de ses dents passe par-dessus tout, il a fallu qu’elle vienne faire le kéké, en plus ça ferait le buzz (cette dame aime faire le buzz)
      – quand toi ou moi reprenons le boulot, nous reprenons le boulot, me^me à temps aprtiel, et n’avons pas la même possibilité d’aménager notre emploi du temps. Cette dame, si.

      Etc.

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      1. Je ne lui jetterai pas la pierre. Elle a fait ce qui lui a semblé nécessaire pour prendre sa place dans un milieu d’homme. Bizarre hein comme c’est toujours aux femmes qu’on reproche leurs dents longues, alors que pour tous ces hommes opportunistes parvenus à gouverner tout le monde parle « d’ambition ».

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  10. Je n’ai pas d’enfant, mais je sens déjà la charge mentale versus mon homme. Je lui ai fait lire la BD sur la charge mentale et j’ai aimé la conversation qui en a été initié. Je crois que les hommes ne sont parfois pas conscient et d’autres fois ils ne veulent simplement pas changé. C’est à nous en tant que femmes d’ériger nos limites. J’essaie de préparer mon conjoint à participer dans tout ce qui est ménage, courses…parce que quand nous aurons une famille il faudra s’entraider.
    Bref, merci pour tes BD je les adore. Ca permet de concrétiser et vulgariser des situations plus difficiles à exprimer.

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  11. Évidemment c’est plus simple de dire que c’est notre faute… mais autant s’habituer parce que quand ils vont grandir nos enfants iront chez un psy et déverseront toutes les fautes des mamans, normal papa était au boulot alors s’il y a des erreurs c’est forcément celle qui se tape tout qui les fait… ou pô…
    Merci de cette mise au point il est vrai qu’il y a de quoi rager.

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  12. Merci a toi et courage ! Je réfléchis, nous réfléchissons à comment accompagner ce changement et tu n’es pas seule alors courage. Et si tu as des idées concrètes de comment t’aider … n’hésites pas : demande (conseil d’une revue « pour femme » : on n’a qu’à demander!) … nan mais bref, sérieux, demande. Je suis prête a t’aider en tout cas. Bises et pensées douces et apaisantes (mais pas trop pour que tu gardes cette belle énergie)

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  13. La plus grosse difficultés et la claque que je me suis prise dans la tête (avec ma belle-soeur), c’est l’impression que les femmes elles-m^mes n’ont pas envie de voir cette charge mentale. Pour les gens avec qui j’ai eu l’occasion de discuter, c’est comme si elles refusaient d’accepter que : non ce n’est pas normal de devoir penser à tout, pour tous au sein d’une famille. La justification qu’il m’a été donné est : les femmes/hommes sont comme ça, il faut faire avec… Je trouve cette réponse navrante, car (à mon sens) motivée par la peur de perdre la place que l’on a réservée à la femme… à savoir la gestion de la maisonnée. Comme si partager les tâches, déléguer au sein du couple (voir de la famille, parce que les enfants grandissant, ils peuvent prendre de plus en plus part à la gestion du quotidien), c’était perdre cette aura de gestionnaire de projet ^_^ !! Rahh, je propose un cours de management de projet pour toutes et tous, avec application pratique au sein d’une famille. Des volontaires ? ^_^

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    1. Ce que je lis partout aussi c’est « il-faut-etre-indulgente- avec -ces -messieurs-ne pas-les-critiquer-les laisser faire-à leur rythme » ben voyons! C’est à dire ne pas les traiter en adulte. Si Monsieur fait le dîner il doit être prêt à l’heure comme je le fais moi, et la cuisine doit rester propre. ce n’est pas un bébé.Et je n’ai pas plus à m’ébaudir devant ce qu’il a cuisiné qu’il ne le fait avec moi(il me complimente parfois, j’en fais autant). Un mari-bébé, ça n’est pas sexy!

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  14. Bonjour Emma,

    C’est grâce à un article débile dans fémina que j’ai découvert ton travail. Donc, ils ne sont pas complètement inutiles!! Je suis complètement subjuguée par l’intelligence et l’humour de ton analyse et de tes dessins.

    Grâce à toi, je me sens moins en échec, moins seule, merci beaucoup!

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  15. Merci encore pour cette BD . Elle tourne entre nous et beaucoup de femmes se retrouvent. Des discussions s’amorcent y compris avec les hommes autour d’une tasse de café à la pause. les messages passent lentement. La question ne laisse pas indifférent et c’est le principal! Courage!

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  16. Chère Emma, d’abord toute ma gratitude pour votre travail dans lequel je me reconnais comme tant d’autres. Les réactions de mon fils 22 ans qui a refusé de vous lire  » ah ça va les féministes, y en a marre. On n’est pas comme ça nous les jeunes. » Il vient pourtant de se faire plaquer par sa copine sans avoir compris pourquoi. De mon mec : il a enfin compris que ça m’insupportait d’avoir à prendre en charge la conception et réalisation des repas quotidiens. Il participe davantage. Mais ne prend pas en charge. Il ne vous à pas lue non plus. Ne lâchez rien ! Ce que vous faites est essentiel ! Solidairement, Catherine

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    1. Vous avez l’air de savoir mieux que votre fils pourquoi il s’est fait plaquer, c’est bizarre… et dérangeant. En tant qu’adulte je n’accepterais pas vraiment qu’on me chaperonne dans ma relation amoureuse, surtout de la part de quelqu’un qui prône l’émancipation par ailleurs :-/ et à son âge j’aurais tendance à rejeter par principe les suggestions éclairées d’un(e) directeur(trice) de conscience, même bienveillantes.

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      1. Ah vous étiez là aux disputes vous aussi ? Décidément… Ca me semble bien hasardeux de projeter des explications sur une rupture dans une relation intime, surtout à 22 ans où beaucoup de relations sont éphémères. Le fils n’ayant « rien compris », je ne vois pas comment la mère (et vous a fortiori) pourrait en savoir plus, sauf à faire des parallèles douteux avec la relation qu’elle entretient elle-même avec lui. Et je ne parle pas du fait de venir claironner sur un air de « bien fait pour lui » sur les forums pour une phrase qui lui a déplu, super sympa. Je suppose que c’est le sens profond derrière le « solidairement » : plus solidaire avec toutes les inconnues qui ont lu la même BD qu’avec son propre fils.

        Désolé si je fais des procès d’intention énormes, mais franchement, si ma mère devait sortir un truc pareil sur moi j’irais me mettre à l’eau (j’ai 40 ans).

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  17. A vrai dire, le message retenu (caricaturé par l’effet d’emballement) étant que les femmes se prennent toute la charge mentale du foyer et que les hommes n’en rament pas une, il n’est pas surprenant que les conseils fleurissent à leur adresse pour « faire avec » faute de mieux. Insatisfaisant, mais pas surprenant.

    Mais je m’interroge sur les conseils pratiques que vous auriez aimé voir. Vous n’en donnez pas vous-mêmes, et si la solution est « politique » pour vous, je ne vois pas comment des conseils simples auraient pu vous satisfaire. Pour ma part, en tant que « pas comme ça » j’espère, je pense au contraire que c’est le comportement de tous les jours qui fait la différence, et que la politique est une bonne excuse pour que rien ne change. Il faut se prendre en main : pour les femmes, savoir demander et donner des coups de pied au c*l quand ça suffit pas ; pour les hommes, être plus à l’écoute et empathique voire (houlà) anticiper ; pour les deux, de l’assertivité. C’est bateau et imprécis, certes, mais entre ça et monter une manif qui va réveiller un député qui qui va nommer une commission qui va rédiger une loi qui va régenter la répartition des tâches à la maison, je crois plus à l’efficacité de « ma » méthode. On n’est pas que des citoyens abstraits qui ont pour mission d’éclairer le monde, on est aussi des humains avec nos défauts, nos humeurs…
    J’en ajoute un autre (ça vaut pour tout le monde, hommes et femmes) : un stylo et un bloc-notes avec la liste des choses à faire, ça soulage tout de suite le cerveau et on peut le partager au sein du couple. Et pour les fanas de la politique, on pourrait même imaginer une déduction d’impôts pour l’achat du matériel 😉

    PS : au vu d’un certain nombre de commentaires sur la fameuse BD de la charge mentale (« j’ai arrêté de faire les courses/le ménage/la vaisselle/whatever, ma femme me reprochant toujours de ne pas faire assez bien »), le conseil de « lâcher prise » pourrait bien ne pas être survendu.

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    1. Ajout : cela étant un congé paternité de 6 mois je signe tout de suite, même si ça ne ferait pas s’activer les glandeurs qui glanderaient de plus belle ! Ce serait tout de même un peu injuste vis-à-vis de ma compagne, car contrairement à moi elle doit récupérer après grossesse + accouchement, en plus de s’occuper du bébé.

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      1. Oui c’est vrai. Mais dans le cas de ma compagne au moins, il y a une part incompressible, physiologique, que je n’aurais pas pu annuler ou partager complètement avec elle (contrairement aux soins du bébé ou aux tâches d’intendance). De facto, elle a eu et a encore besoin de plus de repos que moi. Je pense que l’inégalité vient de là au départ et bien qu’on puisse très bien la remettre en question après tout, je la comprends.

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    2. Il ne s’agit pas d’être « fana de politique ». Lisez les écrits féministes:toute division du travail est politique, si les personnes de couleur font les sales boulots ce n’est pas un hasard. C’est le parallèle que j’ai fait à mon mari , venu d’une nation colonisée.
      L’égalité survient quand on cesse de croire que c’est à l’autre de récurer les toilettes. disait déjà Ghandi.

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  18. J’avais découvre ton univers grâce à cette fameuse BD sur la charge mentale dans laquelle je m’étais vraiment retrouvée et qui m’amène encore a reflechir aujourd’hui ! Quelqu’un m’a parlé de cette nouvelle BD que je me suis empressée d’aller voir et lire ! Et encore une fois, tu vises bien et juste…

    Virginie

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  19. Bravo et merci continuée !
    Sylvie 56ans qui a peté les plombs et fait Kc après 25 ans de « charges »
    n’oubliez prenez soins de vous comme de vos familles
    bises à toutes

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  20. Bravo et merci pour ce retour.
    Les réactions des médias à votre article prouvent, si besoin était, que la société est très loin d’une égalité homme-femme. Mais votre article a eu le bienfait de nous faire réaliser ce qui se passe.
    Votre article sur la charge mentale est un gros pavé dans la mare. Il va y avoir des vagues, des hauts et des bas. Cela va obliger à débattre sur une situation qui était considérée comme normale. Et peut-être que d’ici un ou deux ans vous lirez des conseils aux hommes…
    En tout cas il a aussi eu le mérite de mettre en valeur la problématique de la relation au travail. Aujourd’hui il est bien vu de faire acte de présence le plus possible (pas d’efficacité, hein!). Votre article a eu le mérite de montrer que cela renforce les inégalités homme-femme. Bref, que c’est nuisible à de multiples degrés.
    Ce n’est pas d’un monde comme cela que je veux pour mes enfants!
    Continuez, vous faites du très bon boulot 🙂
    Merci.

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  21. Merci Emma de m’avoir aidée à faire comprendre à ma moitié qu’il fallait se prendre en main.
    Le bonus : ça a bien regonflé son estime de soi sur le thème « Je suis capable de faire ma part à la maison, même pas mal, même pas peur ! »
    Et tout ça avec le sourire.

    L’avenir, c’est pas pour demain mais au moins ça avance.
    Et en attendant on peut toujours fredonner…

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  22. Bonjour Emma, déjà content pour toi du succès de ta BD qui témoigne à elle seule du besoin d’exprimer concrètement les charges des femmes qui subissent tout cela. Il y a notamment un point intéressant c’est celui que tu abordes sur l’égalité du congé Maternité/Paternité qui nous oblige, les hommes à devoir assumer seul la reprise du travail et donc l’éloignement d’un être nouveau et de notre femme chérie. MAIS… Une des choses qui me déplait dans ta cause est de rendre sexué une souffrance psychique qui n’a pourtant aucune limite ni frontière de sexe. La charge mentale est la même pour un homme et une femme. En cessant s’opposer homme et femme pour faire avancer une cause noble, pourrait rassembler hommes et femmes et non les diviser. J’espère que tu entendras raison sur ce point afin de cesser d’attiser les rancoeurs entre hommes et femmes et bien nous réunir autour d’un tel sujet. Bien à toi Emma.

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    1. Je vous encourage à prendre quelques connaissances en sociologie et de vous renseigner sur les statistiques démontrant l’existence d’inégalités de genre.
      D’autre part je reçois beaucoup de commentaires d’hommes me remerciant pour la BD qui leur a permis de mieux comprendre leur compagne et … d’aller l’un vers l’autre. Je vous encourage, de nouveau, à les consulter. Il y en a plein sur le blog et sur Facebook.
      Très bonne lecture et bon weekend.

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      1. Pas nécessairement besoin d’etre expert en sociologie pour savoir qu’une souffrance psychique ne connait pas de caractère sexué. Si la majorité est féminine il n’empêche qu’un tel discours dirigé ne peut que diviser. Pour les quelques hommes qui ont eu besoin de la BD pour se rendre compte de la souffrance de leur femme c’est très bien et à vrai dire c’est l’objectif de ta BD j’imagine. Bravo pour ton succès mais qu’il ne te monte pas à la tête en assénant des réponses du type « j’encourage… » Ne connaissant pas le degré d’expertise de ton interlocuteur c’est un peu prétentieux.

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    2. Haaa… Parce que  » J’espère que tu entendras raison » ce n’est pas prétentieux peut-être?
      Non mais je rêve! Encore un homme qui croit mieux savoir que les autres sur un sujet qu’il ne maîtrise PAS, et qui se permet de venir nous éclairer, nous, pauvres femmes sur le sujet que nous vivons au quotidien.
      La raison pour laquelle tu ne vois pas ces différences genrées c’est parce que tu es aveuglé par tes privilèges d’Homme.
      Va t’éduquer et reviens quand tu seras moins ignorant et plus humble. Non mais on rêve!

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      1. Finalement ça en revient toujours à un combat de sexe et toujours les mêmes arguments. Moi je demande simplement la paix et l’écoute. En retour, je n’ai que des réponses hargneuses… Bref, vous ne faites qu’attiser un feu et rendez ce combat noble et beau à la base en un vulgaire « vous les hommes blablabla ». Je vous souhaite d’être écoutées et respectées comme tout le monde doit le mériter.

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      2. C’est nul comme réponseS. Tout le message des bd est « avançons ensemble » et tout d’un coup ça devient : « ferme-la avec tes privilèges ». C’est sûr qu’on va avancer 😦

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  23. Super Emma ton coup de gueule ! super tout court pour ton engagement, ton énergie, tes rêves utopiques (là je parle d’une fédération de femmes, tout autour du monde qui formerait enfin un « nous », qui réveillerait de son hémiplégie une humanité enfermée dans une seule moitié … c’est si cool de le lire écrit par quelqu’un d’autre mais avec la même naïveté que moi ! ahah ! c’est pas grave ça fait du bien quand même !).
    Je voulais ajouter quelque chose que j’ai entendu dans un doc (désolée je n’ai pas la référence) et qui me parait très vrai : si l’on demande à un couple quelle répartition des tâches domestiques il trouve juste, l’homme comme la femme énonce 30/70% (pas la peine de préciser que 30% c’est pour les hommes !) et pire encore, l’homme comme la femme trouve que 50/50 n’est pas juste ! C’est totalement affligeant j’en conviens et ça tue l’utopie direct ! Il n’empêche que c’est un état de fait, que les femmes sont demandeuses de cette charge mentale supplémentaire, elles ont intégré le fait que c’était le bon et le bien en particulier dans les charges liées à l’enfant. C’est bien pour ça qu’il faut continuer à expliquer aux femmes inlassablement ce qu’il leur arrive, détricoter le patriarcat, montrer, expliquer, faire circuler notre parole … comme tu le fais ! super !

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  24. Drôle et pertinent ! Malheureusement, il y a encore tellement de choses à changer, mais c’est en dénonçant les injustices et les idée reçues ainsi qu’en amenant à la réflexion qu’alors les mentalités évolueront.

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  25. Note très intéressante, dont je relève juste un aspect, celui de la réaction de certaines rédactrices féminines, qui « se tirent une balle dans le pied ». Je crois que c’est Simone de Beauvoir qui avait diagnostiqué qu’un des principaux freins au combat féministe, c’est la culture de la rivalité des femmes entre elles : je ne sais plus comment elle l’avait formulé, mais elle disait en gros : « dès qu’une femme émet publiquement une opinion, il se trouvera toujours une autre femme pour lui répondre une vacherie ». Il serait intéressant de se demander d’où ça vient et éventuellement comment déconstruire ce genre de comportement, mais ça dépasse largement mes connaissances…

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    1. « dès qu’une femme émet publiquement une opinion, il se trouvera toujours une autre femme pour lui répondre une vacherie »
      Dit comme ça, ça semble pas bien méchant. Dès que quelqu’un émet publiquement une opinion, il s’en trouvera toujours une autre pour lui en balancer dans la gueule. Pas de raison que les femmes y échappent.

      Peut-être que le problème était plus de la norme social. Par exemple, dès qu’une femme émet publiquement une opinion féministe, on trouve des femmes pour la contredire. Si une femme dit qu’il est injuste d’être payé moins qu’un homme pour un travail égal, des femmes vont prétendre que c’est normal.
      Pourquoi ?
      100% des femmes sont élevées (à l’époque de Simone de Beauvoir) dans l’idée qu’une femme a moins de valeur qu’un homme, qu’une femme est née pour se marier et être entretenue par son mari, que son salaire est de l’argent de poche quand celui de l’homme doit permettre d’entretenir une famille. Dire d’un coup qu’à travail égal, salaire égal, c’est aller contre la norme sociale. Ce n’est pas surprenant que quelqu’un qui irait contre s’attire les foudres, y compris de celles qui gagneraient à la nouvelle idée, car c’est difficile d’aller à l’encontre de ce qu’on nous a toujours dit comme étant ce qu’il faut faire/être.
      Sans compter que beaucoup de gens qui subissent une situation injuste tendent à l’assimiler comme étant juste – c’est ce qu’on appelle la dissonance cognitive. On accepte d’être moins payée parce qu’il faut réserver l’argent gagné aux employés masculins qui doivent faire vivre une famille. À la retraite, quelqu’un vient nous dire qu’on a eu tort d’accepter d’être mal payée, et que c’est notre faute si on n’a pas d’argent pour notre retraite parce qu’on s’est laissée faire. On lui répond quoi : « ah ben t’as raison, j’ai gâché ma vie, heureusement que tu m’ouvres les yeux » ? ou plutôt : « petite conne égoïste, si t’acceptes pas d’être moins bien payée, tu vas prendre sur le salaire des hommes qui ont une famille à entretenir. Fais plutôt comme moi, agis en femme désintéressée. Toute ma vie j’ai fait ce qu’il fallait. » ?

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  26. je réponds à Ran : oui ça s’appelle la compétition intra-sexuelle … la compétition dans un même sexe pour avoir la préférence de l’autre sexe. Chez les mammifères ce sont les mâles qui normalement s’adonnent à ce plaisir et si on affine un peu, chez les grands singes idem sauf les chimpanzés où ça se complique. Chez les homo sapiens les femelles sont aussi des femmes et sont encouragées à développer ce type de comportement dans la mesure où dans un système patriarcal, l’objet Réel du désir c’est l’homme et pas la femme (on nous fait croire que, histoire d’emballer/embrouiller la domination mais c’est du pipot). Donc les femmes sont aussi en compétition intra-sexuelle.
    Le premier objet est le corps bien sûr et c’est pour ça qu’elle consomme de la chirurgie à gogo. Le deuxième est certainement la maternité, la sexualité, la coopération (capacité à être « gentiiiille) et tout un tas de trucs utiles aux hommes et à « m’ent donné » il y aura les choses de l’esprit et là oui, on se tirera une balle dans le pied comme « un seul homme » !!
    En tant que femme, quand on est dans les mots et les idées je me dis qu’on a déjà gagné quelque chose … de plus que la forme du cul et la qualité du sourire.

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    1. Merci pour cette vidéo ! Finalement, ce que j’ai besoin c’est que des hommes disent au mien ce qu,il doit faire… Dans notre couple, on est tous les deux pleins de bonnes volont, mais on ne sait pas comment s’y prendre…

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  27. Salut ! Ce n’est peut-être pas ce qui se fait de mieux sur le sujet, par des hommes et pour les hommes au profit des femmes, mais j’ai néanmoins trouvé cette vidéo sur la charge mentale par « Pères indignes » sur la charge mentale, qui est très très loin d’avoir les travers de ces articles dont tu parles.

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  28. Alors j’avais réagi sur votre BD de la charge mentale en tant que père (et homme du coup) avec ce que j’appellerais (ou ai appelé) de la nuance. Justement je trouvais que cela en manquait un peu…et bien bravo pour cette « suite » ce « feedback » ça vient pour le coup, selon moi, nuancer et j’aime ce que j’ai lu.

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  29. tout d’accord et c’est super merci Emma et si d’autres aspects vous intéresse je vous conseille le projet crocodile à lire aussi en bd sur le net c’est géant un peu trash mais tellement vrai et effectivement je plains les hommes qui ne sont pas comme « ça » mais bon ils ont qu’à militer aussi !
    http://projetcrocodiles.tumblr.com/

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  30. Bonjour.

    C’est vrai qu’avec un peu de réflexion…on. Voit que le quotidien n’est pas facile pour une bonne majorité de femmes !

    Quand bien même les tâches domestiques seraient partagées au sein…la société patriarcale ramène la femme dans une situation inéquitable !

    Je le vois et le déplore régulièrement !
    Merci à mon ex-belle sœur et ma soeur de m’avoir profondément ouvert les yeux sur ce que vie une féminine.

    Je suis sapeur-pompier,je suis gendarme et j’ai d’autres activités et métiers masculin de stéréotypes…

    Et bien votre lutte les filles n’est pas facile.

    Je vous donnerai un exemple de réflexion sur laquelle je lutte!

    Il y a une jeune fille pompiers qui a eu des relations pendant la période feux de forêt et ça s’est sû à son retour !
    Les premières pensées qui ont été évoqués ont été :
    « Pfff ,elle fait n’importe quoi »
     » C’est vraiment une coquine ,elle peut pas s’empêcher ?

    Certes… Mais de mon côté de leur rappeler que ….

    Ils étaient 2 à ce moment…que dire des mecs rencontrés ?eux n’ont pas cette critique à gérer ? Pourquoi ?

    Enfin bref.continuez mesdames ! Les mentalités évoluent doucement !

    Yoan ,un mec…

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  31. J’ai la chance d’être à mon compte…ça veut dire aussi un congé mater express, pas de congés payés, pas de congé parental, pas de RTT, jours enfants malades et arrêts maladies…aucune souplesse quoi! 🙂 …l’avantage pour moi c’est que du coup c’est le papa qui est obligé de poser ses jours enfants malades…c’est lui qui doit les emmener chez le médecin et qui du coup prend en charge les traitements donnés par celui-ci mais pas que… A la crèche ou à l’école, les maîtresses avaient toujours tendance à m’appeler en premier pour un nez qui coule(oui tout le monde est complice même les maîtresses!!!!)…j’ai pris la décision de ne plus répondre…je me suis dit que si c’était important, elles appelleraient papa ou laisseraient un message…BINGO ….c’est ce qu’elles font maintenant: elles appellent papa en premier…et papa a découvert combien c’était compliqué dans son quotidien d’avoir des enfants…ça lui a remis les idées en place et rétablis un certain équilibre dans le partage des tâches! L’énergie que je préserve du coup, je l’utilise pour « inviter » ma commune à multiplier les places en crèche et en centre de loisir…l’inégalité du partage des tâches s’installent souvent après la première grossesse lorsque la maman n’a pas de solution de garde. Comme elle a été arrêtée pour sa grossesse , c’est elle qui a le privilège de prolonger son « arrêt »… Les mentalités changent trèèèèèèèèèèèèèèès doucement…mais chacun à notre niveau on apporte notre pierre à l’édifice…certains plus que d’autres (Emma???!!!)

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  32. Merci Emma!! Vivement ta BD.
    Quand j entends chez moi le « fallait demander », c est en général à ce moment là que j’explose de colère et que je décharge tout mon venin. J ai aussi le meme sentiment que malgré la reconnaissance de l existence de la charge mentale, ca reste notre responsabilité et je suis d autant plus vexée quand ce sont d autres femmes qui me le renvoient. Lache prise, je l’entends souvent aussi et ça m’éneeeeerve!! J ai deja à maintes reprises lacher prise, ce n est pas ça le probleme. Si seulement on pouvait echanger nos roles ne fut ce qu une semaine, je voudrais bien voir la gueule de tout le monde. Notez que j ai un mari qui est heureusement réceptif à tout ça et mon plus grand plaisir, je dois bien l’avouer, c’est quand par la force des choses, il doit s occuper une journee de notre fils et/ou de la maison tout seul. Avoir son feedback quand je rentre me donne le sourire car je peux enfin dire « ah voilà tu comprends maintenant?! » 🙂

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  33. Encore une excellente BD, bravo ! Je partage tout de suite !
    Et oui, beaucoup de médias surfent sur la « mode » du féminisme. Mais ce sont toujours les mêmes « conseils » au final.
    Il faut continuer le combat, un jour ça finira bien par rentrer dans les têtes ☺

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  34. Chère Emma,
    Un grand merci pour ce que tu as dévoilé et pour ce que tu continue de faire.
    En pleine crise de couple (moi envers on mari car pour lui tout vas bien) ta BD a sauvé mon mariage. Je ne comprenais pas ce que je ressentais et mettre un mot (même 2) m’a tout de suite aidé. Ensuite j’ai fait lire ta bd à mon mari qui a compris (pendant quelques temps) ce que je vivais. Chasse le naturel il revient au galop… je pense qu’il faut s’organiser et repartir les tâches mais là qui c’est qui si colle, qui organise une « réunion » et mets tout par écrit, trouve le meilleur endroit pour le planning etc. ???
    Il faut que le conjoint (homme ou femme) soit motivé et même s’il l’est il n’est pas « formé ». Donc des cours de rattrapage ça serait pas mal 🙂
    Pour moi c’est une question d’éducation à la base. Bien sûr politique, média ça gâche tout… Mais j’implique autant mon fils de 5 ans que ma fille de 7 ans dans les tâches ménagères. Tout le monde ramène son assiette, nettoie la table, prend la balayette, pli son linge… On a tendance à laisser reposer les responsabilités sur l’ainé. Chacun a besoin de se sentir responsable, utile… on apprend à communiquer et partager les responsabilités.
    Je pense avoir appris à mes enfants l’empathie. C’est une qualité humaine essentielle à mes yeux. Je crois qu’il y a des cours d’empathies dès le plus jeune âge dans un pays voisin. Ça serait aussi un bon début en France ?
    En tout cas merci de faire avancer les choses ! Et désolée pour ce long commentaire, j’étais inspirée 🙂

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  35. Sifflez en Travaillant (Blanche Neige)

    siffler en travaillant
    et le balai parait léger
    si vous pouvez siffler
    frotter en fredonnant
    que ça va vite
    quand la musique nous aide à travailler
    en nettoyant la chambre
    on passe le balai
    et s’entremêlent les cendre
    et vos pieds se mettront à danser
    comme l’âme est folle d’entendre siffler en travaillant

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  36. Une petite allusion à cette charge dans un texte de C. Didier-Jean Jouveau qui parle des différents féminismes: En France, il y aurait un féminisme collaborationniste.C’est une assimilation des valeurs masculines et leur idéalisation qui a amené à une focalisation de la lutte féministe sur la contraception, l’avortement et le travail; réduisant la pensée au fait de ne pas avoir trop d’enfants pour leur permettre un devenir professionnel. En ce focalisant sur ces sphères, certaines actions comme s’opposer à la domination masculine dans la sphère familiale, sur le partage des tâches, le machinisme sur le lieu de travail et dans le reste de la société n’ont pas été conduites.Sur le partage des tâches, je vois bien cette fameuse charge mentale..

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    1. Le mot collaborationniste est un peu fort je trouve mais certains textes concernant les violences obstétricales parlent d’une sorte de « compromis patriarcal » c’est à dire que pour avoir la marge pour obtenir les droits qui permettent d’échapper à la maternité, on a laissé le contrôle de la dite maternité aux hommes (notamment les médecins).
      Il y a aussi c’est vrai le développement d’un « féminisme » de droite (Badinter par exemple), qui main dans la main avec le capitalisme permet aux femmes d’alléger partiellement l’impact de la maternité sur leurs vies pour pouvoir bien aller se faire exploiter en entreprise, en plus pour moins cher que les hommes, c’est très pratique 🙂

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      1. Oui, ce moment étant très connoté sous nos latitude!

        Elle cite: Par la recherche d’une égalité homme- femme, les féministes vont amener à nier l’identité féminine. M Herzog-Evans, spécialiste du droit des femmes des enfants et de l’allaitement définit deux formes de féminisme: les collaborationnistes et les différentialistes.

        Les collaborationnistes cherchent à nier les différences entre les hommes et les femmes, récusant la condition féminine de manière à avoir les même droits que leurs confrères masculins. Ainsi le non allaitement, l’érotisation des seins, le travail à l’extérieur du domicile en sont des conséquences qui se retrouvent dans la France comme d’autres pays occidentaux.

        Les différentialistes revendiquent l’égalité des sexes dans la différence et cherchent à valoriser la « féminité » et/ou combattre la masculinité en soi (courant apparemment très fort aux USA).

        Cette spécificité collaborationniste française prônant l’identité de genre va entretenir le patriarcat déjà dominant. Pour simplifier, les femmes ont une place que si elles deviennent des hommes, ce qui entretient un rejet voire une détestation du processus biologique de proximité entre une mère et son enfant.

        Quand à Badinter:

        Il y a quelques temps est sorti le livre d’Elisabeth Badinter : « Le conflit la femme et la mère ». Allaitement, couches lavables, tentation d’arrêter de travailler pour élever ses enfants, elle voit dans la sanctification de la mère et l’écologie radicale un danger pour les droits des femmes et dénonce l’apparition d’un mouvement maternaliste qui se veut culpabilisant et surtout aliénant par l’injonction aux mères de ce qu’elles doivent faire.

        Évidemment toute forme d’injonction a un caractère liberticide et imposer quoi que ce soit est forcément aliénant. La question de la liberté, c’est de pouvoir faire ses propres choix en étant le mieux éclairé mais ce qui me gêne dans cette argumentation, c’est qu’en plus de défendre un féminisme réducteur et bien soumis au capitalisme, elle passe sous silence un grand oublié: l’enfant. Cela m’interroge que dans notre société on arrive à mettre en opposition le besoin de l’enfant et celui de la mère..
        C’est pas papa où t’es ? mais petit où t’es?

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      2. Je trouve cette présentation des mouvements féministes tout à fait malhonnête.
        L’alternative à l’approche différentialiste (que j’appelle moi essentialiste) serait donc forcément d’être collabo et suppôte du capitalisme !
        Il existe d’autres mouvements, notamment les féminismes marxiste et queer qui pensent en effet que le genre n’est pas biologique mais bien une construction sociale, mais que pour autant l’avenir des humains n’est pas d’aller mourir au travail au profit du patronat, mais bien de passer plus de temps, indépendamment du genre, auprès de nos proches et de celles et ceux qui en ont besoin.

        Badinter dit beaucoup de conneries, peut avoir des mots méprisants sur les femmes allaitantes, et son plan est clairement d’envoyer les femmes se faire exploiter au travail, on est d’accord. Mais elle n’a pas tort quand elle dit que cette injonction au « tout naturel » repose en totalité sur les femmes et peut être très emprisonnante pour celles qui ne se retrouvent pas dans ce courant (j’en fais partie.).

        Quant au bien être de l’enfant, c’est justement en disant que la mère doit se sacrifier pour l’enfant, qu’on commence à opposer les deux.
        Un bébé ce n’est pas très compliqué : à manger, des bras, de la chaleur et une couche propre lui suffisent.
        Un bébé allaité artificiellement, élevé par ses deux parents voire plus, et dont la mère est retournée au travail au bout de deux mois, va très bien. C’est dire le contraire qui tend à culpabiliser les femmes et à rendre incompatibles le bien être des deux. Pour que l’enfant soit heureux, la mère devrait renoncer à ses choix de vie …
        En Allemagne, beaucoup de mères souffrent d’être enfermées presque de force dans ce rôle. Au Québec j’ai une amie qui s’est fait refuser par une pharmacienne la vente de lait artificiel sous prétexte que son enfant n’avait « que » 5 mois !
        Donc OUI, ce mouvement essentialisant le rôle de mère peut être aliénant et culpabilisant. Ca veut pas dire qu’il faut jeter des cailloux aux mères qui se sentent bien dans ce rôle à temps plein, ça veut juste dire qu’il faut comprendre et accepter qu’il y ait de nombreuses façons d’investir ce rôle ; la meilleure est celle qui nous convient.

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      3. Oui c’est une simplification à outrance et en effet quand on simplifie on ne représente pas la réalité qui est beaucoup plus complexe. Je la re-cite: En simplifiant grossièrement il y aurait 2 courants (en vrai il y a autant de féminismes que d’individus):

        -« celui pour qui être une femme avec un corps de femme et ses fonctions biologiques qui vont avec (menstruations, grossesse allaitement…) est une joie et une fierté ;

        -celui pour qui tout ce qui est proprement féminin est une calamité (…) et pour qui le combat à mener est d’obtenir une stricte égalité entre hommes et femmes (entre autres partage des tâches domestiques, dont soin aux enfant) ».

        Même si cette approche a en effet le défaut d’être trop simpliste, je lui trouvais le mérite de mettre le doigt sur un aspect que je trouvais un peu oublié du « combat » féministe: la prise en compte de la spécificité féminine au lieu de la renier. »

        Bien sur qu’un genre est une construction sociale ( il n’y a qu’à voir certaines populations qui ont attribué des qualificatifs comme la douceurs, le soin aux petits, l’intériorité, etc. aux hommes!) Mais cette construction a bien une partie biologique, sinon les hommes auraient des seins et produiraient du lait! Mais cela ne veut pas dire que comme on produit du lait, cela nous oblige à allaiter. Chacun fait ses choix, en fonction de ce qu’il pense être le mieux pour son enfant et lui. Cela ne veut pas dire non plus que comme on a des seins, c’est seulement à nous de s’occuper du petit..

        Par contre et ça c’est mon avis et je ne l’imposerait à personne d’autre, je pense que mon petit a besoin de mon lait et je ne l’ai pas vécu comme quelque chose d’aliénant comme a l’air de le dire Badinter. Et non je ne pense pas que si j’ avais repris le travail et pas allaité mon fils il aurait été très bien, mais encore une fois cela ne regardait que mon fils et moi.

        Bien au contraire. J’ai pu sortir rapidement, avoir une vie sociale et ne pas avoir à choisir entre aller bosser et faire garder mon fils ou rester coincé à la maison. Nous avons choisi de vivre avec nos enfants plutôt que les faire garder, chacun fait comme il peut/ veut.
        C’est une question de choix, chacun va se retrouver dans un fonctionnement qui lui est propre et comme je n’aime pas être jugé sur mes choix je ne me permettrais pas de juger les autres.

        Cela ne regarde que moi mais moi je ne me retrouve absolument pas dans cette idée qui veut qu’un nourrisson peut très bien se passer de sa mère, je trouve au contraire que dans ce cas il y a une opposition entre les besoins de la mère et de son enfant et je trouve questionnant qu’aujourd’hui dans notre société occidentale nous avons un fonctionnement qui met les besoins des deux en opposition.
        Moi je déplore le fonctionnement ultra séparatiste,de notre société par âge( les vieux, les jeunes), par genre, par catégorie ( travailleur/ sans emploi) et que c’est très délétère de lien.

        Après, je trouve intéressant l’éclairage que l’auteure apporte sur la question de la sécurité affective. je la cite à nouveau: « l’auteure dénonce cet aveuglement collectif de croire que les mères peuvent être remplacées des journées entière sans dommages pour leurs petits. Des recherches on mis en avant les conséquences délétères sur le développement cognitif, le développement de l’intelligence et les troubles du comportement. Là, je cite l’auteure: « ces données ne sont pas agréables à entendre -et c’est une mère de cinq enfants ayant toujours exercé une activité professionnelle qui écrit ces lignes- mais faire l’autruche à leur égard ne constitue pas une approche mature. » Elle rappelle que ce déni collectif est maintenu par « les forces mercantiles du monde capitaliste dans lequel nous vivons »..

        Bien sur ces propos vont faire bondir et on peut faire dire ce qu’on veut aux recherches hein mais je trouvais intéressant d’aborder cette question que je trouve souvent occulté du débat. Si je prends le parti pris que mon petit a vraiment besoin de moi dans sa phase primale, comment puis-je m’ organiser pour que ses besoins soient comblés en même temps que les miens? Si un référant affectif suffit, peut importe qui c’est alors il n’y a pas de problème.

        Un dernier aspect que sur lequel je voulais échanger. sur les possibles ou réelles conséquences de la séparation précoce entre le petit enfant et sa mère.Je ne veux convaincre personne, juste échanger sur ce sujet qui m’intéresse très fortement. Pour info, dans son livre, le fermier et l’accoucheur, où Michel Odent fait le parallèle entre l’industrialisation de l’agriculture et l’industrialisation de la naissance, il explique aussi les conséquences des événements qui se déroulent durant la période primale (de la conception au premier anniversaire) sur la santé et le comportement de l’enfant et notamment des conséquences des séparations précoces entre le petit enfant et sa mère. Il va même jusqu’à faire un parallèle entre les sociétés qui séparent précocement l’enfant de la mère et les sociétés de type guerrière, agressive. L’attachement entre la mère et son enfant n’est pas la norme dans notre société, il est plutôt mal vu, c’est pourtant habituel dans d’autres cultures.

        Alors oui chacun fait comme il veut et moi je ne me suis pas reconnue comme aliénée par le fait que j’ai allaité mes enfants et que je ne les ais pas fait garder, c’est pour ça que j’avais réagit aux propos de Badinter.

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      4. Sisi je t’assure, les bébés non allaités et dont la mère est retournée travailler vont bien.
        Je pense que toi tu as eu envie de t’y consacrer et c’est très bien, mais tu sembles chercher une justification externe (le bien être de ton bébé) et je ne comprends pas pourquoi.
        Tu vois la différence entre toi et moi, c’est que moi, je dis que ton choix, comme le mien, sont valables. Que nos bébés à toutes les deux vont bien.
        Toi, tu dis que ton choix est meilleur pour l’enfant. Cette espèce de course à celle qui fera mieux que l’autre me rend bien pessimiste pour l’avenir de la solidarité féminine.

        Crois moi, un enfant a avant tout besoin d’une mère qui ne souffre pas des sacrifices qu’elle a faits pour lui. D’ailleurs dans de nombreuses communautés, les enfants sont élevés par tous les adultes autour (voir la tradition des relevailles) et oh magie cela ne crée pas une génération de serial killers.
        On ne parle pas de les abandonner mais que leur gestion ne repose pas uniquement sur les épaules de la mère.
        Tu places deci delà du « bien sûr chacune fait comme elle veut » tout en étalant des paragraphes complets hyper jugeants et culpabilisants pour les femmes qui n’ont pas fait comme toi. C’est terriblement malhonnête et donc le dernier commentaire de ce type que je laisse passer.

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      5. Désolée, c’était pas le but!!!!!. Je ne cherchais pas à imposer mes choix. Pour les passages cités, j’aurais vraiment aimé discuté dessus avec qqn qui n’a pas le même avis que moi. Je suis complètement d’accord avec le fait que la gestion de l’enfant ne repose pas que sur la mère

        Prends le plus comme maladroit que malhonnête. C’est vrai que c’est dommage que ce sujet de discussion tourne souvent au vinaigre. Encore toutes mes excuses pour toute cette perte de temps.

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  37. J’ai été choqué que ce soit surtout des femmes qui critiquaient tous ça : lorsque je parle de charge mentale et des inégalités hommes femmes, certaines femmes m’ont répondu que l’amour, ce n’est pas de l’assistanat. Que l’on consent tous ça et que la solution c’est la communication ( c’est vrai qu’on avait pas essayé, qu’on est bête….)

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  38. J ai fait lire la BD sur la charge mentale à ma conjoint qui à mon sens participe a la maison mais ne se rend pas à compte de la fameuse charge mentale non quantifiée que je me tape disons le franchement… quelle ne fût pas ma surprise… il s’est vexé et ce pendant quelques jours !
    Bref il y a du chemin à faire !

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    1. ahah ! les hommes ont horreur qu’on puisse ne serait-ce que suggérer qu’ils ne sont pas aussi parfaits qu’ils le pensaient ! oui il y a beaucoup de chemin à faire … sur la charge mentale qui est la partie semi-émergée de l’iceberg (selon la mer on la voit ou on ne la voit pas) mais ce chemin ne se fera jamais si on ne traite pas la partie immergée de l’iceberg/partriarcat et là je pense à la prostitution et à la pornographie qui prennent des proportions incroyables dans le silence le plus total (ou presque …). Tant que des femmes seront vendues pour ça … penser à nettoyer les chiottes restera un privilège.

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  39. Bonjour Emma, je pense que ce ne sera pas redondant avec les autres messages de te féliciter pour tes dessins et ta clairvoyance (si proche de nous que je te tutoies d’emblé).
    Voici mon témoignage qui apportera peut-être de l’eau à ton moulin, une autre vision…

    Ici c’est mon mari qui a la charge mentale. Moi j’ai le rôle de l’executante qu’il critique pour chaque pas en autonomie, pas le droit à l’erreur, au laxisme, il contrôle « tout », je ne fais « rien ». Il n’y a pas de transmission, de partage, de complicité ni de rire. Le ménage, les comptes, les repas, la maison, les travaux, l’education des enfants tout est très sérieux, lourd à porter, nécessite un planning bien ficelé, il n’y a pas de plaisirs partagés. J’ai beaucoup de chance de ne pas savoir programmer la machine à laver la nuit en différé durant les heures creuses. Je ne sais même pas ouvrir un capot de voiture pour remettre du lave glaces.

    A vrai dire y’a que mon allaitement que j’ai réussi, une fusion où je me sentais utile, à ma place légitime pour demander de l’aide, être entourée sans que l’on parle de mon mari en disant «le pauvre ». C’est fou pourtant je me souviens de pétages de plomb seule avec mon enfant. J’exagère à réclamer de la tendresse en plus, des encouragements et du soutien, il fait déjà «tout ».

    Mais tout à une fin, et je suis le 3ème enfant de la famille, comme ces hommes qui ne savent pas comment aider ni comment faire autrement, qui se retrouvent infantilisés . Est-ce que c’est un système patriarcal / matriarcal où dans le couple l’un à l’ascendan sur l’autre? Où chacun a son domaine, son territoire ? Moi je n’ai plus de territoire où j’excelle, où l’on bénéficie de la reconnaissance des autres ou au moins de son conjoint, je ne fais que des choses frivoles et inutiles. D’ailleurs j’ai laissé tombé, je m’eloigne de plus en plus.

    La bonne nouvelle c’est que je divorce. Je sors de ce système, je me fais violence, je quitte cette inertie, je ne serais plus passive, je vais avoir mon chez moi, et retrouver ma place, la mienne, celle que je veux. Et cette liberté d’avoir moi aussi une charge mentale je ne la laisserai plus à personne, ou alors pour la transformer, sortir de la routine, apprendre, transmettre et partager de beaux moments, autrement.

    Pour conclure, Emma, beaucoup de couples ont la liberté de divorcer ou de se séparer dans notre pays et c’est une chance, surtout pour l’equilibre des enfants si ça ne va pas, afin de leur transmettre des modèles de vie épanouis. Mais combien de femmes ont honte de partir et laissent la maison, les biens et l’argent que cela représente car elles culpabilisent de reprendre leur liberté ? Et combien provoquent-elles cette séparation inconsciemment dans ce mal être, en rencontrant quelqu’un d’autre qui leur fait réaliser tout ça…

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  40. Et le « Lâcher prise de tête » dans tout ça? 🙂 Attention, il ne faut pas généraliser non plus.

    J’ai une bonne nouvelle pour vous mesdames (afin d’éviter tout stress, générateur de cancer), vous n’êtes pas contraintes de vivre avec les hommes.
    Non non, c’est la société qui nous endoctrine cette manière de vivre. Le bonheur n’est pas forcément obligé d’être partagé voir subi avec « Monsieur ».

    Alors, au lieu de se plaindre, il suffit de changer les choses pour s’approprier un mode de vie beaucoup plus adapté.

    A bon entendeur 😉 (ah tiens, un mot masculin qu’on ne peut transposer au féminin, il faut s’en prendre à la langue française…prochaine étape de lutte féministe)

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