L’attente

Et voilou, une nouvelle planche qui sera en deux volets ! Dont je vous présente le premier 🙂

Je N’OUBLIE PAS que je dois vous parler de charge émotionnelle, mais mon planning est parfois chamboulé par mon inspiration du moment,  que voici.

A tout bientôt et profitez bien du soleil et des transports vides pour les parisien-nes 😉

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83 réflexions sur “L’attente

    1. Moi de même. Pour le moment, je me retrouve vraiment dans la planche. Comment exprimer tout haut ce état de fait! J’attends avec impatience le comment vivre mieux!

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    1. C’est raté pour les générations en cours en tout cas. On ne change pas les gens à sa convenance.
      Il faut attendre que suffisamment de gens éduqués à partir de zéro autrement constituent la majorité de la société pour avoir un modèle différent.

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  1. Le problème est bien celui de l’organisation du travail et du management à la française : dès lors que la charge de travail n’est pas objectivée et que le management ne met pas en place des indicateurs solides pour mesurer le travail accompli, le seul présentéisme continuera d’être la marque de ceux qui soit disant s’impliquent. Il conviendrait que les DRH se saisissent de cette question bien au-delà du seul prisme de l’égalité femme-homme et de la conciliation des temps de vie.

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  2. Bonjour Emma!
    Comme toujours vous parvenez à mettre des mots (et des dessins) sur des situations/habitudes largement ancrées dans les moeurs et qui mériteraient d’être changées au plus vite.
    Je parle encore beaucoup autour de moi de votre publication sur la charge mentale, qui met parfaitement en lumière le ressenti de nombreuses femmes.
    Merci !

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  3. Très juste bravo. Je me suis pas mal reconnue dans la copine et le bruit des clés. Mon Barbu rentre avant nous (puisque c’est moi qui récupère les Oursonnes of course) mais il peut bien se passer 30 min avant qu’on le voit car il est emprisonné dans les WC. Et quand c’est pas le tél, la tablette fait aussi très bien l’affaire !!

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  4. Bonjour Emma, bravo pour cette planche, je pense exactement comme vous, mais je n’arrive pas bien à l’exprimer. Tout est juste, y compris la conclusion ! Auriez-vous un mode d’emploi pour faire lire vos planches à mon conjoint ? Peut-être sortir un papier peint avec vos BD à poser dans les toilettes ?

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  5. Moi ce qui me mettait ko c’était quand je passais une journée à l’extérieur avec les gosses; que je rentrais usé en me disant: Il s’est reposé tte la journée il va prendre le relais et que :
    Soit il n’était pas là
    Soit il me disait : « ah coucou bah moi je vais aller faire des petites courses… »

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  6. Me suis bie nreconu dans le mec qui se planque au bureau… merci de nous interpeller. Pour ma défense, certains jours mon boulot est tellement chiant que l’inversion des priorités se fait très naturellement 😉
    En tout cas merci… j’irai chercher ma fille à l’école à la rentrée !

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  7. Le deux-poids-deux-mesures au travail est parfois encore inscrit dans le droit-même : je me suis étouffée en découvrant que certaines conventions collectives ne laissent les père prendre des jours « enfant malade » QUE si madame a épuisé les siens, voire, pire encore QUE s’il est seul à l’élever…
    (e.g. CCN de la publicité, « Les mères de famille – ou les pères lorsqu’ils assument seuls la charge des enfants – seront autorisées à s’absenter, sur simple justification médicale, pour soigner leurs enfants malades, vivant au foyer et âgés de moins de seize ans. »)

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      1. Pourquoi ne pas accepter que cela puisse être vrai? Par exemple, je vais chercher mon fils à la garderie à 17h30 et mon épouse ne rentre pas avant 19h30. Pour finir mes journées de boulot, je commence tôt mes journées et mon épouse accepte que je travaille que je travaille une heure certains samedi.
        Ce n’est sans doute pas la règle mais votre mépris pour les familles où c’est le cas montre que vous n’êtes pas mieux que les hommes que vous décriez.

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  8. Alors j’ai beau chercher, je ne vois pas ou est le sexisme dans tout ce qui est énoncé. Tout ce que vois, ce sont des personnes qui se sont mises en couple avec d’autres personnes qui n’ont pas la même échelle de valeur. Se cacher derrière l’excuse du sexisme, c’est ne pas accepter ses responsabilités (et c’est la même histoire pour la pseudo « charge mentale »).

    Personnellement, c’est moi qui m’occupe de la petite le soir. J’arrive au boulot plus tôt, et j’en pars plus tôt. Et pire que tout, personne ne me regarde d’un air de dire « fainéant », que ce soit chez mes supérieurs ou chez mes subordonnés (car oui, j’ai des responsabilités et j’arrive très bien à tout faire matcher)

    C’est donc moi qui donne le bain le soir, qui fait à manger et donne à manger. Et parfois, même quand maman est là. Oui. Parce qu’en fait je vais vous dire un truc. Ce n’est pas une corvée. C’est un plaisir. Le plaisir de faire, d’avoir et surtout d’assumer un (ou plusieurs) enfant-s.

    Alors on va m’opposer le fait que je sois l’exception. OK. Mais étendez l’exception à tout mon entourage, qu’il soit personnel ou professionnel. Car je vois bien souvent le père autant voir plus impliqué que la mère (et pourtant n’ayant droit qu’a un misérable congé paternité qui n’aide pas à s’impliquer…)

    Si vous considérez que la charge n’est pas bien répartie au sein de votre couple. Ne vous tournez pas vers la société. Tournez vous vers votre compagnon et faites le changer. Et si ça ne marche pas, changez le. Vous aurez alors tout le loisir d’en trouver un qui assumera. Il y en a, et bien plus que vous ne le pensez.

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    1. Et vous attendez une médaille pour ce que vous faites ou un article dans le journal local? Oui monsieur, vous êtes peut-être une heureuse exception, mais les hommes ont la tendance d’attribuer tellement de valeur au peu de choses qu’ils assument dans la maison: « Moi aussi je fais des choses, tu sais! » Les statistiques sont implacables et tristement vraies. Vous savez très bien que « faire changer son conjoint » relève de l’impossible: seule une éducation sérieuse tendant à l’égalité peut, éventuellement, changer la donne pour nos enfants et encore… Mon fils de 7 ans me voyant tout assumer à la maison pendant que papa joue aux jeux video (pour se détendre ça va sans dire), pourra-t-il un jour s’impliquer plus que son modèle paternel? Enfin, la charge mentale n’est en rien « pseudo » (ces propos révèlent un peu de misogynie quand même), c’est même un des concepts le plus justes sortis ces dernières années. Mon mari ne sait pas par exemple qu’il faut payer l’assurance maison tous les ans et 2 autres assurances, si je venais à disparaitre il serait obligé de découvrir plein de choses. Je lui ai demandé de remplir les formulaires de la mairie pour l’inscription des enfants au préscolaire pour l’année prochaine, ce fut un calvaire pour lui, une véritable souffrance. Inutile de préciser que lesdits formulaires, il ne savait pas qu’il fallait les chercher à la mairie et les y déposer une fois remplis. Bref, votre exemple, cher monsieur, est probablement représentatif d’une valeureuse minorité et même si la fronde se lève sur le Web contre cette BD, je crains que ces papas superhéros choisissent soigneusement les tâches qu’ils vont assumer car « on ne peut pas tout fait hein… »

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      1. C’est bien la que vous vous trompez.

        Non je ne mérite absolument pas de médaille, ni d’article dans le journal. Et je suis encore moins une exception (cela vous auriez pu le comprendre en lisant en entier mon commentaire).

        Je vis juste avec mon temps. Une époque ou la charge (mentale comme les autres) est partagée. Nous sommes au 21eme siècle. Finie l’ère de la mère au foyer/fourneau. Même mieux, finie l’ère ou l’on pense encore être dans l’ère de la mère au foyer/fourneau.

        Accuser la société de formater vos hommes tels qu’ils sont, c’est juste leur trouver une excuse, et donc leur permettre de ne surtout pas changer (« Oui mais tu comprend, c’est la société qui m’a fait comme ça, je peux pas changer »)

        Si vous voulez les changer commencez par les mettre devant leurs responsabilités : Non, au 21eme siècle, ce n’est pas la société qui les a fait ainsi (contrairement peut être à votre tolérance).

        Votre mari est juste, excusez moi du terme, un incapable. Et ça n’a rien a voir avec son genre (ni son éducation)

        Quand à vos statistiques, pensez bien madame qu’elles prennent en compte les générations passées (mais encore de ce monde). Isolez les 18/40 ans (générations ciblées par l’article), et on en reparle.

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    2. Point d’exception…Monsieur vous êtes un père comme tant d’autres.

      La charge mentale…vous savez…concept bien grossier pour traduire quelque chose de réel et qu’il ne faut pourtant pas négliger.

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    3. C est un commentaire tres juste auquel j ajouterais : Ça fait mal aux hommes impliqués et ne provoque pas de prise de conscience a ceux qui le sont moins. Mais bon ayant plus de lectrices que de lecteurs tant mieux si elles se sentent soutenues

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      1. J’ai pris connaissance de la BD sur la charge mentale par des hommes chez qui ça a provoqué une prise de conscience.
        Ici, c’est un poil plus complexe, car la prise de conscience n’est pas tant à faire du côté des hommes qui rentrent tard parce qu’ils ont la pression que du côté de ceux qui mettent la pression de façon sexiste sur les collègues masculins et pas féminins – les seules pour lesquelles avoir des enfants est une excuse valable pour rentrer tôt.
        Ça ne changera rien pour les gros beaufs (et ils sont nombreux, surtout chez les chefs) qui n’ont pas conscience que les femmes de leurs employés travaillent (et que c’est pas avec les salaires qu’ils donnent que ça peut changer). Mais ça peut changer pour les employés classiques qui répètent la culture d’entreprise sans y avoir réfléchi (surtout quand on n’a pas d’enfant).

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    4. Bon, apparemment, l’hypothèse même que le schéma inégalitaire puisse se reproduire chez les jeunes générations vous semble invraisemblable. Et donc, puisque vous suggérez que vous serez prêts à en reparler quand on aura donné des statistiques sur les 18-40 ans, je vous les mets en lien. http://www.persee.fr/doc/estat_0336-1454_2015_num_478_1_10563#estat_0336-1454_2015_num_478_1_T8_0213_0000 Vous constaterez donc que les jeunes générations ne sont pas plus vertueuses en la matière. De rien, mais vous auriez quand-même pu faire l’effort de vous documenter avant de monter sur vos grands chevaux et de nier une réalité pourtant bien documentée.

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      1. Aaaaaaah. Je vous remercie chaudement.

        Bon la source en question me parait quelque peu erronée (faire des erreurs sur des pourcentages me fait complètement halluciner pour une étude universitaire) mais heureusement elle même bien sourcée. Voici donc les sources légitimes pour 2010 (je n’ai pas réussi à mettre les mains sur les précédentes) :

        https://www.insee.fr/fr/statistiques/2118035?sommaire=2118074

        Et donc effectivement, il n’y a pas de différence fondamentale en fonction des générations. Les quelques écarts ne s’expliquant visiblement que par la la taille de la zone urbaine, ou la catégorie sociaux professionnelle/degré de diplôme.

        Dommages que les données ne soient pas disponibles pour 1985 et 1998 pour établir un modèle pour les années à venir, mais j’ose espérer que la tendance étant au 60/40 l’égalité arrivera bientôt, à défaut de l’être déjà comme je pus le penser.

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  9. Bonjour !
    Encore si parlant ! Est ce que je peux l’imprimer et l afficher sur mes panneaux syndicaux de ma collectivité trop moderne où les hommes comme les femmes doivent renoncer à toute vie personnelle ?
    Merci

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  10. Je suis actuellement dans un travail où on m’a dit, dès le premier jour « tu arrives quand tu veux (bon avant 10h quand même hein), et tu peux partir quand tu veux le soir à partir du moment où tu estimes que tu as effectué les tâches que tu devais faire ». WOUAH. J’ai même remercié mon chef de me dire un truc pareil tellement je trouvais ça « beau »/bien. Je lui ai dit que rares étaient les responsables a avoué ce genre de choses : ils préfèrent souvent laisser leurs employés avec leur crainte de finir « trop » tôt aux yeux des autres, et l’angoisse de devoir quitter le travail avant les collègues, ou pire, avant le chef. Mon chef m’a dit « tu sais, j’ai une vie après le travail, et je veux que les gens qui travaillent avec moi en ait une, le boulot, c’est bien, surtout dans notre cas, quand il nous plaît, mais c’est surtout un moyen d’accéder à un salaire et donc de pouvoir profiter de cet argent en profitant de la vie et du temps hors boulot ». Si seulement tout le monde pouvait penser la même chose…
    J’ai hâte de lire le deuxième volet ! 🙂

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  11. Bonjour Emma,
    J’ai beaucoup aimé la « charge mentale » que je trouvais très juste et précise.
    En revanche, grosse incompréhension sur « l’attente », car cela à mon sens relève plus d’une question intime, question du couple.
    Je ne comprends pas bien en quoi le présentéisme et le fait que certains hommes foncent se refugier au WC puissent être mis sur le même plan. Dans le second cas, Mesdames faut pousser un bon gros coup de guelante et si cela ne suffit pas, il s’agit alors d’un mauvais choix de partenaire. Je ne parviens pas à croire que ces hommes en faisaient beaucoup à un quelconque moment de votre vie de couple…pourquoi avoir cru que des enfants changeraient la donne.

    Pour le présentéisme, je pense aussi que certaines femmes se font « gentillement » berner, n’étaient -elles pas dans les entreprises plus tard le soir avant les enfants et n’ont elles pas observer ce qui s’y passe ? le créneau 18h-19h30 est rarement celui d’un boulot acharné mais celui pendant lequel les employés socialisent et discutent de tout et rien, ce qui est également utile à la vie de l’entreprise et à la circulation d’infos
    Donc l’urgence et la nécessité à rester n’est pas là tous les soirs

    Mais une question, pourquoi ne pas invoquer vous mêmes la nécessité à rester au bureau certains soirs, ou pourquoi ne pas vous prévoir un verre avec des amis de temps à autres?
    Si votre homme bloque, je crois que vous savez à qui vous avez à faire…et là la société n’y est pour rien.
    Je partage cette vue d’une société encore très tournée à l’avantage des hommes, mais là vous décrivez des femmes certes soumises à cela mais tout autant à leurs partenaires.

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    1. C’est tout à fait normal, certains sujets vont te parler, d’autres non 🙂
      Ce que j’essaie de faire ici c’est de proposer un cadre bienveillant où même si on est pas concerné-e par une situation, on éprouve de l’empathie pour celles et ceux qui le sont ; en se basant sur des choses vécues, comprendre que pour d’autres c’est difficile aussi sur d’autres sujets.
      Solidarité, sororité, bienveillance, empathie 🙂 Faisons tout-e-s un effort 🙂

      Bonne journée à toi !

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      1. Oui mais malheureusement en refusant de mener une discussion personnelle, chez soi, on finit par perpétuer une éducation et un modèle pour nos enfants > « il est normal que papa traine au bureau, normal que maman s’occupe des enfants ». Comment la société est-elle censée changer alors ? Sur quoi va-t-elle s’appuyer ?

        Ayons de la bienveillance oui, mais de la cohérence aussi !
        J’ai une fille, je m’efforce par mon attitude de lui témoigner que sa valeur est la même que celle d’un garçon, les mots sont importants, mes actes le sont tout autant, et surtout que les deux ne soient pas en contradiction.
        Ce que je voulais dire, et qui pour moi participe à la solidarité dont tu parles, c’est mesdames faites vous confiance et obtenez certaines choses chez vous.
        Comme tu le dis « faisons tout-e-s un effort », selon moi celui-ci commence chez soi, comme modèle pour nos enfants.

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      2. Il me semble que tu opposes deux choses qui ne sont pas incompatibles.
        Militer pour une société égalitaire n’exclut pas de faire son possible pour appliquer ces principes dans notre vie personnelle.
        Sauf que : c’est beaucoup plus facile de le faire si le contexte nous aide.
        Un exemple : j’essaie au maximum que mon copain et moi on gère à égalité les jours où notre fils est malade. Quand on l’a inscrit à l’école, j’ai donné son numéro en premier et précisé qu’il travaillait plus près.
        Rien à faire : c’est toujours moi qu’on appelle. De plus il va être mieux perçu que je m’absente en cas de maladie que si c’est mon copain.
        Donc moi je filtre les appels pour qu’ils finissent par le contacter lui. Ca m’oblige à regarder l’appel, attendre un quart d’heure, puis m’assurer auprès de mon copain qu’il a bien été contacté.
        Ca ajoute à ma charge mentale.
        C’est ce que j’entends par contexte : on nous pousse dans une direction et ça demande des efforts d’aller contre. Ca serait bien plus simple si on n’avait pas à faire ces efforts : donc changeons le contexte.
        Encore une fois ça n’exclut pas de tenter autant que possible de faire mieux au quotidien mais cela ne doit pas devenir une injonction de plus faite aux femmes : en plus du reste, défendez-vous, affrontez votre partenaire, quittez le ! Sans moi. Beaucoup d’entre nous tentent de composer avec la situation pour éviter les affrontements, cela me semble tout à fait compréhensible. Qui après tout ça a EN PLUS envie de se taper une engueulade? Et il me semble justement que proposer un média tiers (la BD) pour discuter du problème peut être beaucoup plus efficace que de se disputer frontalement ou de quitter son partenaire.
        A mon sens nous ne devons pas nous jeter des reproches les unes aux autres mais au contraire nous soutenir dans nos difficultés et aussi nos contradictions.
        Que sur certaines plans nous soyons capables de nous défendre ne doit pas nous empêcher de nous épauler et encourager quand nous ne le pouvons pas sur d’autres.

        Bonne soirée 🙂

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    2. Oui les femmes se font « berner » parce que leur « éducation » pèse encore si lourdement. Et c’est justement ces croyances si bien incrustées dans nos comportements que la réflexion d’Emma tente de « dépoussiérer » avec humour et respect. Moi, après une période de « soumission », j’ai poussé la « geulante » comme vous dites mais mon partenaire était, lui aussi, farci de croyances sur son identité de mec et je n’ai eu d’autre choix que de le « balancer » comme vous dite …
      Mes deux filles ont vécu la difficulté d’être élevées par une maman seule et pourtant, aujourd’hui, elles se heurtent au même problème et elles apprécient vraiment de pouvoir mettre des mots sur ce qu’elles ressentent. Que ce soit « la charge mentale » ou « l’attente ».
      Quant à moi je regrette de n’avoir pas avoir pu trouver un écho aussi bienveillant à mes sentiments de révolte à l’époque. Annick 67 ans.

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    3. « le créneau 18h-19h30 est rarement celui d’un boulot acharné mais celui pendant lequel les employés socialisent et discutent de tout et rien, ce qui est également utile à la vie de l’entreprise et à la circulation d’infos »

      De mon expérience dans une société à présentéisme (une seule, après je suis partie en province et le présentéisme y est beaucoup moins fort), les heures tardives étaient celles du plus gros boulot. Comme dans le dessin sur les « journées souples », les discussions informelles/surf sur le web se situaient plus dans la journée. Notamment par le besoin de déconnecter, par la pause café, par les gros déjeuners. La période tardive était au contraire un moment où nous étions plus concentrés sur notre travail, notamment parce qu’il y avait bien moins de bruit et d’interruptions.
      Je ne dis pas que c’est une généralité, mais c’est mon expérience.

      L’inégalité hommes-femmes décrite ici n’est pas présente partout. Ce n’est pas une raison pour nier qu’elle existe dans de nombreuses entreprises, dans certains corps de métier. C’est une inégalité dont les hommes souffrent comme les femmes, comme par exemple quand un nouveau papa n’ose pas prendre son congé paternité de peur que ce soit mal vu par ses collègues. Ou quand mon mari a bien du mal à faire comprendre qu’il doit aménager ses horaires pour déposer les enfants le matin ou aller les chercher le soir, mais que c’est pas à moi de faire les deux, car je bosse aussi. Heureusement, les choses bougent !

      Sur ce point, la France n’est d’ailleurs pas trop mal lotie. Dans certains pays d’Europe, une mère de famille qui travaille, c’est plutôt mal vu (en même temps, en France, cesser le travail salarié pour s’occuper de ses enfants est mal vu, c’est pas cool non plus).

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  12. Lecture intéressante et instructive mais qui décrit surtout une généralisation d’une expérience personnelle; ce qui heureusement n’en fait pas une vérité.
    Si d’autres font autrement, vous pouvez aussi le faire. Demandez vous pourquoi ces « codes de sociétés » que vous dénoncez avec humour existent? Fatalité ou communément admis?

    « Changer le monde commence par se changer soi-même… »

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    1. Le fonctionnement d’une société influence les comportements individuels. La question du libre arbitre est très intéressante à étudier : comment l’environnement dans lequel on évolue influence nos choix. Dans un certain contexte on va faire le choix le plus confortable pour nous par rapport à ce cadre mais pas forcément de façon absolue. Si le cadre change les choix aussi.
      C’est pour ça qu’on fait de la politique : pour changer le cadre et ouvrir l’éventail des choix.
      Par exemple : entre ramasser un slip soi-même et s’engueuler avec son partenaire, quel choix est le moins inconfortable ?
      Changeons le cadre : le partenaire aussi a été élevé pour savoir ramasser des slips -> pas d’engueulade -> changement de choix.

      Je ne suis pas très convaincue par la théorie du « y’a qu’à faut qu’à » qui rapporte tout ceci sur un terrain individuel ; alors que les sciences sociales ont prouvé depuis longtemps que l’être humain se construit par rapport au cadre dans lequel il grandit. SInon on s’emmerderait pas à éduquer nos enfants : ils « ont qu’à » décider d’être des adultes bien élevés.

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      1. Ne croyez pas mes mensonges 😉 faites le et vous verrez ce qu’il se passe.
        Quand à changer le cadre, je suis d’accord. Je ne peux changer que le mien…Je n’ai aucun pouvoir sur celui des autres.
        L’éducation? Accompagner l’enfant à développer ses choix, plus nous avons de choix, plus nous sommes libre.
        Je partage entièrement vos combats, je mets juste de la nuance…

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  13. Bonjour Emma, juste pour mettre un témoignage contraire. J’ai quand même pas mal l’impression que beaucoup d’hommes s’infligent de rester tard au boulot tout seuls. De mon côté (et je sais, je suis juste une personne) c’est moi (le père) qui vais chercher la petite le soir, je pars à 17H tous les soirs et c’est très bien accepté et même encouragé par mon chef (un homme également).

    Ce n’est pas le sujet du blog, mais je me demande quand même à quel point les hommes se mettent des bâtons dans les roues tous seuls inutilement vis-à-vis de nos vies de familles pour une supposée « carrière professionnelle ».

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    1. Ha ça seuls les gens qui font ça peuvent dire les vraies raisons qui les retiennent au boulot 😉 mais c’est sûr que se dépêcher, courir, pour retrouver des petits fatigués donc difficiles, on le fait pas par plaisir mais par sens du devoir (parental).
      Je pense quand même que hommes et femmes ne sont pas égaux devant la façon dont sont perçues ces attitudes par l’extérieur et que du coup forcément ça influe sur nos choix de vie.

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      1. Il ne faut pas se voiler la face non plus : la société étant profondément patriarcale, celà se ressent également au sein du couple. L’homme (pardon :l’Homme) a fait son devoir en se rerpoduisant, à la femme (oui oui avec un petit f) de s’occuper du reste… Combien d’hommes sortent encore l’excuse du « oui mais moi je bosse » (parce qu’à priori mesdames vous enfilez des perles pour ce genre d’individus) ? Combien aussi ne sont pas du tout attiré par l’élevage du machin braillard et chiard sans interet (pensent ils) et préfèrent attendre que le mouflet grandisse pour le trouver « praticable ». L’excuse du taf devient donc bien pratique. Excuse qui s’effondre d’ailleurs quand monsieur est au chomage et que c’est quand meme madame qui doit aller chercher les marmots… Bref une planche tres bien vue sur beaucoup de points mais qui évacue un peu trop vite la marque pernicieuse et profonde de la société machiste sur nos comportements.

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  14. Bonjour, étant indépendant c’est très difficile pour moi de rentrer à l’heure. J’ai très souvent une grande charge de travail en fin d’après midi. De plus j’ai une heure de route pour rentrer chez moi le soir. J’espère que vous aurez quelques pistes à apporter dans la 2e planche

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  15. bonjour Emma.

    j ai beauoup aime la charge mentale et celle-ci.

    je me demande, en tant que québécoise qui suit la politique francaise de loin en loin, mais ou est donc passé la semaine de 35 h? ce n’était pas supposé regler ce genre de probleme?

    de ce cote-ci de l’atlantique, c’est un peu mieux. Entendu dans ma boite (composee de jeunes 25-45 ans- professionnels avec des (jeunes) enfants)

    – c’est encore elle qui va s’occuper de ses enfants?!? mais il fait quoi son mec?
    – (de mon patron) ton plus vieux est malade? va y, je comprends ca. j’en ai manqué plein des journées moi aussi quand les enfants etaient jeunes.

    probablement que les congés de 5 semaines (lors de la naissances) pour les pères aident les hommes à comprendre ce que ca représente de gérer la maison avec de jeunes enfants.

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  16. Y a aussi le contraire,c est rare et ça existe quand vous avez quelqu’un à la maison qui travail 3 jours par semaine et qui passe sont temps en pyjama et canapé !!!
    Et que l autre s occupe du chien ,de faire à manger,le bain du gosse ,le ménage et j en passe et qu on ose vous dire qu on en fait pas assé😳
    Perso je m en fiche royalement de ma carrière je préfère largement penser à ce que je vais faire en rentrant c est plus intéressant,pas de coups après le boulot de toute façon les cadres nous interdisent d avoir des relations hors travail en montant les gens les uns contre les autres ,comme ça c est réglé.
    Comprends pas qu on puisse préférer son travail à ça vie perso,l argent ne fait pas le bonheur et n y contribue pas non plus.
    Vivement qu il est plus de vacances et plus de rtt.

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  17. Tu évoques 2 pb dans ton post : le 1er que les hommes se doivent de rester tard au travail pour être bien perçu. Et que le travail peut être associé à un loisirs mais attention c’est professionnel : as tu remarqué le nombre d’hommes dans un restau le midi en semaine ? Le 2ème : l’homme qui se permet plus de loisirs que la femme (j’ai ce spécimen à la maison…) Et là, à part te dire qu’il est un goujat, je crois qu’il n’y a pas tellement d’autre solution, qu’en penses-tu ?

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    1. Je vous propose de vous demander quels sont les postes dans les entreprises des gens qui font des repas d’affaire. Je veux bien croire que peu de femmes les occupent mais ce n’est pas une question de sexe mais de travail qui fait que vous voyez principalement des hommes au resto.
      Vous avez le même raccourci que certains font pour justifier que des minorités sont à problème alors que c’est plus dû à leur position sociale au sein de la société qu’à leur culture…

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  18. J ai bien connu ça et c est très pénible, dévalorisant. Cette planche montre bien la réalité de la vie de tout les jours , hâte de lire la suite.

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  19. Euh… si vous acceptez ce genre de situation dans votre couple, c’est votre problème
    Si ça vous plait un conjoint qui se comporte comme ca … c’est votre problème.
    Si vous avez choisi de faire un gosse avec un type qui préfère voir son patron que jouer avec son fils… c’est votre problème ET celui de ce pauvre petit.

    Mais votre tendance à généraliser me déplaît …

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    1. Sauf que, Antonin, c’est une vraie tendance en fait, confirmée par des stats publiées à chaque Journée des droits des femmes, parce qu’on est tous élevé-e-s, femmes et hommes, dans une société patriarcale : les hommes dominent au détriment du confort des femmes. Qui s’adaptent. qui s’adaptent. qui s’adaptent. et qui culpabilisent si elles ne s’adaptent pas. Donc oui les femmes entretiennent malgré elles le système, de là à dire que c’est leur faute …
      Je comprends que ce soit difficile à admettre pour le mâle dominant. Ça demanderait de se remettre en question et de renoncer à son confort (bien qu’à mon avis, il vaille mieux vivre avec une femme sereine en partageant à égalité le travail domestique que vivre avec une femme épuisée et en colère en en faisant moins, c’est un autre sujet).

      En gros le choix que vous donnez aux femmes hétéros :
      Ne pas vivre avec des hommes issus de la société patriarcale.
      Donc nous allons toutes vivre seules yeaaaah! Et vous allez tous vivre seuls yeaaaah. Et comme ça, fin des problèmes de couples !
      Et fin des couples ! Oh yeah l’éclate.

      Si cette BD vous énerve autant, prenez le temps d’en parler avec vos amies femmes, il y a des chances que vos convictions perdent de la vigueur plus rapidement que prévues.

      Merci Emma merci merci merci !!!
      parce qu’hier un ami me dit : « je sais pas bien si ça existe encore vraiment la société patriarcale. »
      c’est un peu comme si un hétéro disait : « Je pense que l’homophobie n’existe plus ».
      … mais qu’est-ce que t’en sais p…!!!! t’as demandé aux intéressé-e-s ???

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      1. @ Sarah

        Je partage votre désaccord sur le côté « y’a qu’à » d’Antonin.

        En revanche, je crois effectivement qu’il faut s’attacher aux conséquences de la généralisation abusive quant à la systématisation de l’inégalité entre hommes et femmes.

        Par exemple, quand vous mettez en avant que cette inégalité est faite au profit du confort des hommes au détriment des femmes, cela me paraît en partie inexact, justement parce que les études montrent en gros schématiquement deux cas de figure très distincts :
        celui de couples où l’homme ne fait rien ou presque (et quand il fait quelque chose c’est en râlant)
        celui des couples où l’homme fait quelque chose, presque égalitairement avec sa conjointe et dont l’écart s’explique en grande partie par des facteurs sur lesquels hommes et femmes n’ont individuellement pas prise.

        En fait, cela fait deux problématiques vraiment distinctes (on pourrait encore affiner, bien sûr) et on y répond pas de la même manière. Or, si l’idée que les hommes se délestent de tâches domestiques sur leurs compagnes pour leur confort correspond bien au premier type de couple, ça n’est vraiment pas le cas pour le second type. D’ailleurs, dans ce type de couples, l’inégalité est généralement assumée comme « normale », par l’homme comme la femme, même si la seconde est généralement plus critique par rapport à ça (logique : elle voit bien qu’elle y perd).

        Pour les seconds, il s’agit de couples où l’on revendique l’égalité dans le partage des tâches. Dans ceux-là, à défaut de parvenir à une égalité parfaite, force est de reconnaître que l’on s’en rapproche et que le différentiel ne s’explique pas par un gain de confort : pour ceux-ci, le temps libre des hommes n’est pas supérieur à celui des femmes. L’un des grands facteurs de cette différence, c’est l’inégalité sur le marché du travail entre hommes et femmes : je conviens bien sûr qu’il est problématique que les femmes se voient davantage astreintes que les hommes à des temps partiels subis, mais on ne peut que reconnaître que ceci n’est en rien la responsabilité du conjoint.

        Bref, en homogénéisant, on présente une tendance moyenne entre deux cas de figures extrêmement différents en réalité et qui appellent donc des réponses différentes.

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    2. Oui, à l’échelle individuelle, on peut penser que c’est le problème de chacun d’accepter ou non cette situation dans le couple ou la vie de famille.
      Mais il faut prendre conscience que nous sommes très nombreux dans ce pays, et que le cas présenté dans cette BD est très fréquent, avec bien entendu, une multitude de nuances.

      Et oui, il est important de généraliser car c’est une généralité, moins peut-être avec des personnes de plus jeunes générations, mais qui reste encore très ancrées dans la pensée collective.

      — Rien que pour exemple, de mon côté, on a souvent des remarques de nos ainés qui me reproche de ne pas m’occuper assez de l’entretien « bricolage » de la maison ou de la voiture, car ce serait à l’homme de faire ça. Mais bien entendu, faisant une bonne partie du ménage, rangement et activité avec bébé, je n’ai guère le temps et parfois l’envie de gérer encore autre chose —

      Pour en revenir à votre commentaire, avec ce genre de raisonnement, on peut aller loin :
      C’est leur problème si les femmes acceptent d’être payées -30% en moyenne par rapport aux hommes.
      C’est leur problème si elles acceptent de se faire agresser verbalement ou physiquement dans la rue parce qu’elles osent s’habiller sexy.
      et on peut aller encore plus loin… en prenant des exemples dans d’autres pays
      C’est leur problème si les femmes tombent enceintes après un viol et doivent demander l’accord de leur agresseur pour pouvoir avorter…
      etc.

      ça parait certainement gros comme comparaison, mais il serait bien de réfléchir un peu plus, d’analyser quel est le problème, quels-en sont les effets, quelles-en sont les causes et comment potentiellement le résoudre avant d’en conclure un « c’est votre problème ».

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      1. Je ne trouve pas que la comparaison soit si déplacée car aujourd’hui c’est bien aux femmes qu’on reproche de ne pas avoir « évité d’être violées », en n’ayant pas choisi les bonnes tenues, la bonne heure pour rentrer, le bon flirt en soirée … pendant ce temps là les violeurs courent peinards.

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  20. On pourrait inverser la chose et parler des hommes contraints de faire du présentéisme stupide quand les femmes sont plus facilement libérée de ce poids. Mes parents se sont séparés à cause de l’absentéisme à la maison de mon père.
    Quand mon père a annoncé qu’il devait maintenant récupérer ses enfants deux soirs par semaine à 18h et partirait donc à 17h, on lui a juste dit « ok ». Je ne sais pas s’il aurait pu le faire tout le long ou si son patron n’a pas voulu en rajouter en connaissant les raisons de la rupture.

    Pour votre planche, faut-il comprendre que vous pensez que les hommes préfèrent être au travail qu’à la maison à s’occuper des enfants ? Vu l’inversion des valeurs préférées, vous ne l’envisagez pas pour vous, pourquoi pour eux ? Personnellement, je n’ai pas d’enfants. J’ai une copine, que j’aime follement, et qui elle est en vacances. J’aimerais profiter de plus de temps avec elle, mais je ne peux pas. Je suis cadre au forfait jour, et ça serait mal de faire moins de 7h30 par jour (+ pause dej). Partir avant 18h est également délicat.
    En plus on a privilégié son confort et on vit près de là où elle travaille puisqu’elle est contrainte de commencer plus tôt et qu’elle tient à voir sa famille. Donc j’ai environ 10 fois + de temps de trajet qu’elle. 50 minutes contre 5 minutes.
    Je pourrais commencer tôt également pour finir tôt. Sauf que dans mon boulot, tôt, il n’y a pas grand monde. Par contre on n’hésite pas à mettre des réunions à plusieurs en fin de journée. Et refuser la réunion à l’horaire qui arrange tout le monde parce que moi ça ne m’arrange pas, ce n’est pas top. Les clients sont nombreux à demander des choses « tard » et ultra-urgemment. La disponibilité est une qualité clé dans mon métier de service.
    Je me défends de partir justement à 18h pétantes ces jours-ci en disant que je ne suis pas trop chargé en ce moment (ce qui est vrai, période estivale aidant). Mais ça m’est retombé dessus avec 2 études à réaliser… Vu que mes collègues qui font autant d’heures se disent chargés !
    Point de particularité : mon amie n’encouragerait absolument pas ce type d’attitude et me motive activement dans ma carrière. C’est bien ma veine.

    Ceci étant, le télé-travail se démocratise. Et même si je n’en suis pas fan personnellement pour plein de raisons (manque de confiance dans les collègues, peu pratique quand des présences physiques sont requises en urgence, moins de facilités de formations et encadrement des novices…), il me permettra d’être à la maison environ 1 jour toutes les quinzaines. Il me permet aussi aujourd’hui d’être disponible tout en étant parti tôt, presque autant que si j’étais resté au boulot (sauf pendant les transports).

    Demander aux gens de culpabiliser les présentéistes c’est un peu faire le victim shaming souvent évoqué quand on parle de féminisme. Pourquoi ne pas aller voir le responsable et dire « je trouve qu’untel fait trop d’heures, il faudrait peut-être lui en parler » ? Attention cependant à ne pas reprocher un manque d’organisation à quelqu’un qui est visiblement surchargé. Ça arrive aussi.

    Pour ce qui est des activités « non professionnelles » au bureau, je les reconnais bien. Mais je les ai également retrouvées chez des femmes… pas forcément présentéistes. Avec des enfants ou non. Heureux ceux qui peuvent travailler 8h sans distractions.
    Je ne crois pas non plus constater de changement de rythme chez mes collègues dont les enfants sont en colonie ou chez les grands parents. Rentrer tôt reste favorisé.

    Enfin pour votre « copine M. » dont le mec va faire caca deux heures avec son téléphone en rentrant… C’est comme pour la charge mentale un exemple de personne mal accompagnée et incapable d’en parler frontalement à son conjoint pour lui expliquer que non, ça ne se fait pas (ou extrêmement mal accompagnée si elle en parle dans le vide). Qu’une personne préfère passer 2h sur son smartphone dans les toilettes plutôt que de voir sa famille en rentrant n’est pas un exemple de généralité à donner…

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  21. Merci beaucoup pour cette BD. J’ai l’impression d’y lire l’histoire de la vie…
    Quant au fait que les hommes « doivent »rester tard au boulot le soir, j’ai découvert à le mien arrivait à terminer ses tâches beaucoup plus tôt quand les enfants sont chez vous papi-mamie.
    Vivement la suite !

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  22. Un sujet une fois encore compliqué mais plutôt bien décrit (et illustré).

    De mon côté, c’est moi qui dépose ma fille chez la nounou le matin, et le soir, ça dépend de notre charge de travail respectif. Ayant des horaires un peu plus souples, et ma femme un temps de trajet d’environ 45min, cette option s’est imposé assez vite.
    Mais il est vrai qu’il est difficile de sortir des schémas habituels. Dans ma boite, il y a encore des responsables qui s’étonnent que de nombreux papas soient absents/posent des jours car leur enfant est malade… Je leur répond gentiment qu’on est plus au 19e siècle.

    Concernant le sujet sur le travail en lui-même, je pense néanmoins qu’il y a énormément (voir majoritairement) des situations où les gens sont dans l’incapacité de quitter leur boulot à une heure précise, comme vous l’avez décrit, mais parfois aussi parce que l’on est en clientèle ;
    Au téléphone, impossible de raccrocher un client parce qu’il est l’heure de débaucher. Physiquement, et c’est mon cas, impossible de partir de chez un client si le travail n’est pas fini et conforme à ses attentes.

    Et pour finir, il y a un sujet que l’on peut rattacher au votre et qui m’a interpelé dernièrement à la radio : c’est le temps que nous voulons passer (ou offrir) à nos enfants au détriment du temps pour soi.
    Le sujet en lui-même était que finalement, il y avait bien plus de parents qu’on puisse ou veuille le croire, qui regrettait d’avoir eu des enfants (quant bien même ils les auraient bien élevés) tant le temps passé pour eux est énorme.

    Voilà, désolé du pavé

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  23. En partie d’accord, si ce n’est que le travail peut aussi être une passion personnelle, en quel cas il apporte réellement quelque chose sur le plan personnel. Ce que je veux dire, c’est la limite entre travail et vie personnelle et familiale n’est pas toujours aussi clair. A mon avis, il faut trouver le juste milieu, nuancer sa vision des choses et sa hiérarchie de valeurs.
    En lisant le commentaire de V0r4c3, je me dis que c’est exactement ça : combien de temps voulons-nous consacrer à nos enfants au détriment de notre temps pour nous? Mes parents sont passionnés par leurs recherches, c’est toujours à cette question qu’ils ont cherché une réponse quand nous étions petits. Selon la situation et la période, la réponse a varié du schéma « traditionnel », ma mère venait nous chercher à la garderie, mon père rentrait à 20h, à mon père venait nous chercher à l’école et nous ne voyions pas du tout ma mère en semaine car elle rentrait après notre coucher.

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  24. Toujours très intéressantes ces planches!
    Chez nous les choses se sont ré-équilibrées à ma demande, petit à petit, depuis 4 ans. Mais j’ai lutté pour ça. Pas auprès de mon employeur, mais contre l’éducation et les principes de mon cher et tendre. Il a fini par changer l’ordre des ses priorités, en comprenant l’importance de s’investir auprès des enfants.
    Je travaille dans un univers hyper macho mais je constate quand même que les nouvelles générations évoluent : mes collègues masculins organisent leur temps pour prendre en compte leur charge familiale, les managers ne font pas de blague lourdingue du type « tu as pris ton après-midi? », etc…
    Par contre, je doute encore qu’il soit possible de trouver une société classique où on peut privilégier son temps personnel et faire partie du comité de direction. Le « sacrifice » (si on ré-évalue ses priorités ça n’en est pas vraiment un) de la carrière me paraît inévitable.

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  25. Trop génial cette bd. Elle illustre vraiment la réalité en général. Y’a quand même des exceptions et bcp de papa impliqué. Ne les oublions pas.
    Moi personnellement, je me suis arrêtée de travailler pour mes 3 enfants car la charge mentale était trop importante. Être une mère, une femme de ménage, une cuisinière et une amoureuse. Alors travailler correctement je crois que j’aurais pas pu. Mes journées sont épuisantes fatiguantes.
    Je nettoie la maison et prépare des bons plats et desserts pour ma petite famille et j’ai l’impression que tout est normal et acquis. Une mère au foyer et qui ne travaille pas est vraiment dévalorisée.
    Parfois on croit que je n’ai pas de métier pas de diplôme, je suis bête quoi. Mes amies ne m’invitent plus, ne répondent plus qd j’appelle. Bah oui voyons elles bossent elles n’ont pas le temps de me répondre!! On croit que je passe mes journées tranquille devant la télé et que je fous rien, même mes enfants pensent parfois ( c’est des enfants je leur en veut pas). Ah oui et le comble!! Je profite des allocations familiales, alors moi je leur dit merde.

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  26. Bonjour emma.

    Il y a peu je me suis pris la tête avec ma collègue car j’étais en train de planifier mon année (je bosse dans l’événementiel) en fonction entre autre de ma vie personnelle, de la garde de mon fixe qui va rentrer en crèche, des temps de formation de ma compagne et de mes projets de vacances. Non pas que je ne veuille pas travailler, mais juste en évitant au maximum que les événements tombent sur des semaines ou je vais devoir assumer seul mon fils. Ma collègue était très choquée que je réfléchisse comme cela.
    Je crois qu’elle n’a pas compris que je fasse passer ma vie personnelle avant ma vie professionnelle.

    Plus tard en en discutant avec ma compagne, elle m’a dit être contente que je l’ai envoyé balader.

    Comme quoi, dans mon cas la situation est inversée, ma collègue pense que le travail passe avant tout (mais des fois c’est un peu trop le cas dans l’associatif) et moi un petit mi-temps pour passer du temps avec mon enfant me conviendrait largement. Mais je pense en effet que c’est bien plus souvent un «trait» masculin.

    Merci en tout cas pour tes articles, ils sont une source de réflexion très intéressante.

    Florian

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    1. Ta collègue a des enfants ?
      Peut-être aussi est-ce un problème d’idées préconçues et qu’elle l’aurait mieux accepté venant d’une femme.

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  27. Et pour bien achever la journée, il faudrait encore se montrer disponible sexuellement au moment où on n’aspire qu’à un repos bien mérité. Il serait intéressant de voir comment cette charge mentale agit sur le désir féminin. Comment éprouver du désir quand on est épuisée sans pouvoir expliquer pourquoi et qu’on ressent une rancœur inconsciente envers son conjoint ?

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  28. Bonjour Emma,

    Jeune papa, si je me reconnais partiellement dans la charge mentale (je me charge de tout ce qui est administratif et organisationnel pour la famille), je crains à l’avenir de me retrouver dans ce cloisonnement genré dont vous parlez dans cette planche. En effet, vus nos postes respectifs, ma compagne et moi respectons vos schémas à la lettre: Papa dépose la petite le matin, maman la récupère le soir. Du coup, les pressions sociétales du bureau se mettent clairement en place: le présentéisme est privilégié en fin de journée plutôt que l’efficacité, cela pour contenter des dirigeants qui ne regardent pas la production, mais l’horloge quand vous partez.

    Ce dont vous parlez est donc un piège où il est facile de tomber, ce que je vais essayer d’éviter, pour ma compagne, notre fille, et pour moi-même.

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  29. Bonjour Emma,

    Merci beaucoup pour votre travail, il nous apporte beaucoup même si j’ai la chance d’avoir un « nouveau père » avec toutes les limites que ca comportent quand même. Il est conscient du travail que je fais, des inégalités latentes, on essaie ensemble d’y remédier, même si des choses sont ancrés en nous ou que la société refuse de nous faire changer ( genre l’école m’appelle toujours d’abord, même si c’est lui qu’on a mis (sciemment) en « responsable 1 »)
    Et depuis qu’il a lu cette bd, il fait beaucoup plus attention à ne pas lambiner à la sortie du boulot, et rien que pour çà, MERCIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!

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  30. Bonjour Emma,
    Je suis papa, je travaille beaucoup, le problème c’est que mon mari aussi !! Notre fille a deux papas qui travaillent et se partagent la charge mentale…
    Je souhaite à tous les hommes de vivre comme nous le fait d’être contraints à comprendre votre bd 🙂
    Dans notre cas, pas de répartition toute faite que la société accepte/impose. Nous sommes obligés d’inventer une place pour chacun et c’est passionnant!
    Merci en tout cas pour cette bd
    Julien

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