L’attente

Et voilou, une nouvelle planche qui sera en deux volets ! Dont je vous présente le premier 🙂

Je N’OUBLIE PAS que je dois vous parler de charge émotionnelle, mais mon planning est parfois chamboulé par mon inspiration du moment,  que voici.

A tout bientôt et profitez bien du soleil et des transports vides pour les parisien-nes 😉

L'attente_001L'attente_002L'attente_003L'attente_004L'attente_005L'attente_006L'attente_007L'attente_008L'attente_009L'attente_010L'attente_011L'attente_012L'attente_013L'attente_014L'attente_015L'attente_016L'attente_017L'attente_018L'attente_019L'attente_020L'attente_021L'attente_022L'attente_023L'attente_024L'attente_025L'attente_026L'attente_027L'attente_028L'attente_029L'attente_030L'attente_031L'attente_032L'attente_033L'attente_034L'attente_035L'attente_036

40 réflexions sur “L’attente

  1. Le problème est bien celui de l’organisation du travail et du management à la française : dès lors que la charge de travail n’est pas objectivée et que le management ne met pas en place des indicateurs solides pour mesurer le travail accompli, le seul présentéisme continuera d’être la marque de ceux qui soit disant s’impliquent. Il conviendrait que les DRH se saisissent de cette question bien au-delà du seul prisme de l’égalité femme-homme et de la conciliation des temps de vie.

    J'aime

  2. Bonjour Emma!
    Comme toujours vous parvenez à mettre des mots (et des dessins) sur des situations/habitudes largement ancrées dans les moeurs et qui mériteraient d’être changées au plus vite.
    Je parle encore beaucoup autour de moi de votre publication sur la charge mentale, qui met parfaitement en lumière le ressenti de nombreuses femmes.
    Merci !

    J'aime

  3. Très juste bravo. Je me suis pas mal reconnue dans la copine et le bruit des clés. Mon Barbu rentre avant nous (puisque c’est moi qui récupère les Oursonnes of course) mais il peut bien se passer 30 min avant qu’on le voit car il est emprisonné dans les WC. Et quand c’est pas le tél, la tablette fait aussi très bien l’affaire !!

    J'aime

  4. Bonjour Emma, bravo pour cette planche, je pense exactement comme vous, mais je n’arrive pas bien à l’exprimer. Tout est juste, y compris la conclusion ! Auriez-vous un mode d’emploi pour faire lire vos planches à mon conjoint ? Peut-être sortir un papier peint avec vos BD à poser dans les toilettes ?

    J'aime

  5. Moi ce qui me mettait ko c’était quand je passais une journée à l’extérieur avec les gosses; que je rentrais usé en me disant: Il s’est reposé tte la journée il va prendre le relais et que :
    Soit il n’était pas là
    Soit il me disait : « ah coucou bah moi je vais aller faire des petites courses… »

    J'aime

  6. Me suis bie nreconu dans le mec qui se planque au bureau… merci de nous interpeller. Pour ma défense, certains jours mon boulot est tellement chiant que l’inversion des priorités se fait très naturellement 😉
    En tout cas merci… j’irai chercher ma fille à l’école à la rentrée !

    Aimé par 1 personne

  7. Le deux-poids-deux-mesures au travail est parfois encore inscrit dans le droit-même : je me suis étouffée en découvrant que certaines conventions collectives ne laissent les père prendre des jours « enfant malade » QUE si madame a épuisé les siens, voire, pire encore QUE s’il est seul à l’élever…
    (e.g. CCN de la publicité, « Les mères de famille – ou les pères lorsqu’ils assument seuls la charge des enfants – seront autorisées à s’absenter, sur simple justification médicale, pour soigner leurs enfants malades, vivant au foyer et âgés de moins de seize ans. »)

    Aimé par 1 personne

  8. Alors j’ai beau chercher, je ne vois pas ou est le sexisme dans tout ce qui est énoncé. Tout ce que vois, ce sont des personnes qui se sont mises en couple avec d’autres personnes qui n’ont pas la même échelle de valeur. Se cacher derrière l’excuse du sexisme, c’est ne pas accepter ses responsabilités (et c’est la même histoire pour la pseudo « charge mentale »).

    Personnellement, c’est moi qui m’occupe de la petite le soir. J’arrive au boulot plus tôt, et j’en pars plus tôt. Et pire que tout, personne ne me regarde d’un air de dire « fainéant », que ce soit chez mes supérieurs ou chez mes subordonnés (car oui, j’ai des responsabilités et j’arrive très bien à tout faire matcher)

    C’est donc moi qui donne le bain le soir, qui fait à manger et donne à manger. Et parfois, même quand maman est là. Oui. Parce qu’en fait je vais vous dire un truc. Ce n’est pas une corvée. C’est un plaisir. Le plaisir de faire, d’avoir et surtout d’assumer un (ou plusieurs) enfant-s.

    Alors on va m’opposer le fait que je sois l’exception. OK. Mais étendez l’exception à tout mon entourage, qu’il soit personnel ou professionnel. Car je vois bien souvent le père autant voir plus impliqué que la mère (et pourtant n’ayant droit qu’a un misérable congé paternité qui n’aide pas à s’impliquer…)

    Si vous considérez que la charge n’est pas bien répartie au sein de votre couple. Ne vous tournez pas vers la société. Tournez vous vers votre compagnon et faites le changer. Et si ça ne marche pas, changez le. Vous aurez alors tout le loisir d’en trouver un qui assumera. Il y en a, et bien plus que vous ne le pensez.

    Aimé par 1 personne

  9. Bonjour !
    Encore si parlant ! Est ce que je peux l’imprimer et l afficher sur mes panneaux syndicaux de ma collectivité trop moderne où les hommes comme les femmes doivent renoncer à toute vie personnelle ?
    Merci

    J'aime

  10. Je suis actuellement dans un travail où on m’a dit, dès le premier jour « tu arrives quand tu veux (bon avant 10h quand même hein), et tu peux partir quand tu veux le soir à partir du moment où tu estimes que tu as effectué les tâches que tu devais faire ». WOUAH. J’ai même remercié mon chef de me dire un truc pareil tellement je trouvais ça « beau »/bien. Je lui ai dit que rares étaient les responsables a avoué ce genre de choses : ils préfèrent souvent laisser leurs employés avec leur crainte de finir « trop » tôt aux yeux des autres, et l’angoisse de devoir quitter le travail avant les collègues, ou pire, avant le chef. Mon chef m’a dit « tu sais, j’ai une vie après le travail, et je veux que les gens qui travaillent avec moi en ait une, le boulot, c’est bien, surtout dans notre cas, quand il nous plaît, mais c’est surtout un moyen d’accéder à un salaire et donc de pouvoir profiter de cet argent en profitant de la vie et du temps hors boulot ». Si seulement tout le monde pouvait penser la même chose…
    J’ai hâte de lire le deuxième volet ! 🙂

    J'aime

  11. Bonjour Emma,
    J’ai beaucoup aimé la « charge mentale » que je trouvais très juste et précise.
    En revanche, grosse incompréhension sur « l’attente », car cela à mon sens relève plus d’une question intime, question du couple.
    Je ne comprends pas bien en quoi le présentéisme et le fait que certains hommes foncent se refugier au WC puissent être mis sur le même plan. Dans le second cas, Mesdames faut pousser un bon gros coup de guelante et si cela ne suffit pas, il s’agit alors d’un mauvais choix de partenaire. Je ne parviens pas à croire que ces hommes en faisaient beaucoup à un quelconque moment de votre vie de couple…pourquoi avoir cru que des enfants changeraient la donne.

    Pour le présentéisme, je pense aussi que certaines femmes se font « gentillement » berner, n’étaient -elles pas dans les entreprises plus tard le soir avant les enfants et n’ont elles pas observer ce qui s’y passe ? le créneau 18h-19h30 est rarement celui d’un boulot acharné mais celui pendant lequel les employés socialisent et discutent de tout et rien, ce qui est également utile à la vie de l’entreprise et à la circulation d’infos
    Donc l’urgence et la nécessité à rester n’est pas là tous les soirs

    Mais une question, pourquoi ne pas invoquer vous mêmes la nécessité à rester au bureau certains soirs, ou pourquoi ne pas vous prévoir un verre avec des amis de temps à autres?
    Si votre homme bloque, je crois que vous savez à qui vous avez à faire…et là la société n’y est pour rien.
    Je partage cette vue d’une société encore très tournée à l’avantage des hommes, mais là vous décrivez des femmes certes soumises à cela mais tout autant à leurs partenaires.

    J'aime

    1. C’est tout à fait normal, certains sujets vont te parler, d’autres non 🙂
      Ce que j’essaie de faire ici c’est de proposer un cadre bienveillant où même si on est pas concerné-e par une situation, on éprouve de l’empathie pour celles et ceux qui le sont ; en se basant sur des choses vécues, comprendre que pour d’autres c’est difficile aussi sur d’autres sujets.
      Solidarité, sororité, bienveillance, empathie 🙂 Faisons tout-e-s un effort 🙂

      Bonne journée à toi !

      J'aime

      1. Oui mais malheureusement en refusant de mener une discussion personnelle, chez soi, on finit par perpétuer une éducation et un modèle pour nos enfants > « il est normal que papa traine au bureau, normal que maman s’occupe des enfants ». Comment la société est-elle censée changer alors ? Sur quoi va-t-elle s’appuyer ?

        Ayons de la bienveillance oui, mais de la cohérence aussi !
        J’ai une fille, je m’efforce par mon attitude de lui témoigner que sa valeur est la même que celle d’un garçon, les mots sont importants, mes actes le sont tout autant, et surtout que les deux ne soient pas en contradiction.
        Ce que je voulais dire, et qui pour moi participe à la solidarité dont tu parles, c’est mesdames faites vous confiance et obtenez certaines choses chez vous.
        Comme tu le dis « faisons tout-e-s un effort », selon moi celui-ci commence chez soi, comme modèle pour nos enfants.

        J'aime

      2. Il me semble que tu opposes deux choses qui ne sont pas incompatibles.
        Militer pour une société égalitaire n’exclut pas de faire son possible pour appliquer ces principes dans notre vie personnelle.
        Sauf que : c’est beaucoup plus facile de le faire si le contexte nous aide.
        Un exemple : j’essaie au maximum que mon copain et moi on gère à égalité les jours où notre fils est malade. Quand on l’a inscrit à l’école, j’ai donné son numéro en premier et précisé qu’il travaillait plus près.
        Rien à faire : c’est toujours moi qu’on appelle. De plus il va être mieux perçu que je m’absente en cas de maladie que si c’est mon copain.
        Donc moi je filtre les appels pour qu’ils finissent par le contacter lui. Ca m’oblige à regarder l’appel, attendre un quart d’heure, puis m’assurer auprès de mon copain qu’il a bien été contacté.
        Ca ajoute à ma charge mentale.
        C’est ce que j’entends par contexte : on nous pousse dans une direction et ça demande des efforts d’aller contre. Ca serait bien plus simple si on n’avait pas à faire ces efforts : donc changeons le contexte.
        Encore une fois ça n’exclut pas de tenter autant que possible de faire mieux au quotidien mais cela ne doit pas devenir une injonction de plus faite aux femmes : en plus du reste, défendez-vous, affrontez votre partenaire, quittez le ! Sans moi. Beaucoup d’entre nous tentent de composer avec la situation pour éviter les affrontements, cela me semble tout à fait compréhensible. Qui après tout ça a EN PLUS envie de se taper une engueulade? Et il me semble justement que proposer un média tiers (la BD) pour discuter du problème peut être beaucoup plus efficace que de se disputer frontalement ou de quitter son partenaire.
        A mon sens nous ne devons pas nous jeter des reproches les unes aux autres mais au contraire nous soutenir dans nos difficultés et aussi nos contradictions.
        Que sur certaines plans nous soyons capables de nous défendre ne doit pas nous empêcher de nous épauler et encourager quand nous ne le pouvons pas sur d’autres.

        Bonne soirée 🙂

        Aimé par 1 personne

  12. Lecture intéressante et instructive mais qui décrit surtout une généralisation d’une expérience personnelle; ce qui heureusement n’en fait pas une vérité.
    Si d’autres font autrement, vous pouvez aussi le faire. Demandez vous pourquoi ces « codes de sociétés » que vous dénoncez avec humour existent? Fatalité ou communément admis?

    « Changer le monde commence par se changer soi-même… »

    J'aime

    1. Le fonctionnement d’une société influence les comportements individuels. La question du libre arbitre est très intéressante à étudier : comment l’environnement dans lequel on évolue influence nos choix. Dans un certain contexte on va faire le choix le plus confortable pour nous par rapport à ce cadre mais pas forcément de façon absolue. Si le cadre change les choix aussi.
      C’est pour ça qu’on fait de la politique : pour changer le cadre et ouvrir l’éventail des choix.
      Par exemple : entre ramasser un slip soi-même et s’engueuler avec son partenaire, quel choix est le moins inconfortable ?
      Changeons le cadre : le partenaire aussi a été élevé pour savoir ramasser des slips -> pas d’engueulade -> changement de choix.

      Je ne suis pas très convaincue par la théorie du « y’a qu’à faut qu’à » qui rapporte tout ceci sur un terrain individuel ; alors que les sciences sociales ont prouvé depuis longtemps que l’être humain se construit par rapport au cadre dans lequel il grandit. SInon on s’emmerderait pas à éduquer nos enfants : ils « ont qu’à » décider d’être des adultes bien élevés.

      Aimé par 1 personne

      1. Ne croyez pas mes mensonges 😉 faites le et vous verrez ce qu’il se passe.
        Quand à changer le cadre, je suis d’accord. Je ne peux changer que le mien…Je n’ai aucun pouvoir sur celui des autres.
        L’éducation? Accompagner l’enfant à développer ses choix, plus nous avons de choix, plus nous sommes libre.
        Je partage entièrement vos combats, je mets juste de la nuance…

        J'aime

  13. Bonjour Emma, juste pour mettre un témoignage contraire. J’ai quand même pas mal l’impression que beaucoup d’hommes s’infligent de rester tard au boulot tout seuls. De mon côté (et je sais, je suis juste une personne) c’est moi (le père) qui vais chercher la petite le soir, je pars à 17H tous les soirs et c’est très bien accepté et même encouragé par mon chef (un homme également).

    Ce n’est pas le sujet du blog, mais je me demande quand même à quel point les hommes se mettent des bâtons dans les roues tous seuls inutilement vis-à-vis de nos vies de familles pour une supposée « carrière professionnelle ».

    J'aime

    1. Ha ça seuls les gens qui font ça peuvent dire les vraies raisons qui les retiennent au boulot 😉 mais c’est sûr que se dépêcher, courir, pour retrouver des petits fatigués donc difficiles, on le fait pas par plaisir mais par sens du devoir (parental).
      Je pense quand même que hommes et femmes ne sont pas égaux devant la façon dont sont perçues ces attitudes par l’extérieur et que du coup forcément ça influe sur nos choix de vie.

      Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s