33 réflexions sur “Montrez moi ces seins

  1. Très bien venue cette BD après les polémiques de cet été !
    Souvent difficile pour les copines et copains d’accepter d’être bousculé-e-s dans nos représentations de blanc-he-s, « occidentales – occidentaux », hétéro …et forcement libéré-e-s !
    J’espère que cette BD les aidera
    Tes autres BD sont très intéressantes et bien documentées

    Corine

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  2. M’enfin si ça a un sous entendu avec les burkinis cet été y’a une différence entre être seins nus et être recouvert d’un voile pour à la base cacher la femme de façon très sexiste. Si les femmes de France mettent des soutiens gorges ce n’est en aucun cas sexiste, mais les seins étaient vus comme quelque chose de sexuel avant et encore maintenant, tout comme les organes génitaux des hommes (et donc des femmes) les hommes cachent bien leur sexe aussi. Voilà voilà 🙂

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    1. La différence n’est pas très flagrante, c’est justement un pur point de vue occidental. Dans de nombreuses cultures le sein n’a rien de sexuel, en particulier dans les pays chauds, et on voit souvent des photos de femmes africaines ou amériendiennes seins nus. Actuellement, chez nous, des mouvements féministes considèrent l’obligation de se couvrir la poitrine pour les femmes comme une oppression sexiste. Et nos grands-mères militantes faisaient des feux de joie avec des soutifs !
      Dans les pays du bassin méditerranéen, les cheveux féminins sont considérés comme érotiques. Même en France, il y a un siècle, il était indécent pour une femme de se montrer tête nue en public.

      Le parallèle fait me semble particulièrement pertinent. La plus grosse faille que j’y vois, c’est que les femmes des pays du Maghreb ont abandonné le foulard à peu près en même temps que les femmes françaises. Il y a un retour en force vers les années 90, ce qui fait que bien souvent, de jeunes femmes portent le foulard aujourd’hui quand leur grand-mère n’en a jamais porté.

      Petite anecdote pour la forme, qui m’a été rapportée par une femme lors d’une discussion sur les difficultés à allaiter en public en France. Dans une maternité saoudienne, les jeunes mamans papotaient dans le couloir avec pour la plupart leur nouveau-né en train d’allaiter (elles avaient donc leur sein découvert). Un homme arrive, elles s’empressent toutes de cacher… leurs cheveux !

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  3. Merci pour la cohérence (idéologique) de ce travail. Mais pourquoi faites-vous dire que les filles portant le « soutif » sont « pudiques » ? Ce qui impliquerait que les autres ne le soient pas, non ? Or, depuis quand l’impudeur serait-elle une qualité ?

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  4. Mais comme ça fait du bien de lire ce genre de bd !!! C’est la première fois que je vois aussi bien illustré ce que peuvent ressentir les femmes/filles voilées. Beau boulo, vraiment !

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      1. Premiere fois que je rebloggue, je ne suis pas familière, j’espère que j’ai fais cela dans les règles et que vous êtes bien identifiée comme l’auteure de ce magnifique billet ! Merci à vous.

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  5. C’est vraiment excellent!! Une manière subtile de forcer le décentrage… Bravo et un grand merci à vous car on a bien besoin de ça en ce moment.

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  6. Bonjour ,
    J’adore votre blog, j’ai appris énormément grâce à vous merci beaucoup!
    Cette BD est magnifique vraiment, on s’y croirait… Si seulement c’était vrai!
    Je suis féministe issue d’une famille musulmane, et c’est assez loin de la réalité en ce qui concerne le fait de se « couvrir », il y a une énorme pression sociale, je dirais même dans certains cas un conditionnement et un obscurantisme. Mais j’essaie d’être optimiste et de croire que j’interprète mal les choses. Merci pour le rappel

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  7. J’ai découvert ton blog suite à ta planche sur la charge mentale, dont je fais écho sur mon blog tout nouveau tout frais. Je l’ai ensuite parcouru en long et en large, en passant par les BD sur les présidentielles, sur le clitoris, celles d’Adama… et je suis tombée sur cette BD. Et le seul mot qui me vient à l’esprit c’est merci ! Merci d’avoir mis en image ce que beaucoup de femmes voilées peuvent ressentir. Merci d’avoir mis en image ce que moi-même j’ai pu ressentir en Aout 2016 quand j’ai décidé de porter le voile et que j’ai entendu des collègues parler de me signaler à la police au cas où il faudrait me ficher S, et que depuis je reçois une pluie de remarques islamophobes de la part de certaines personnes étroites d’esprit alors qu’elles n’avaient pas lieu d’être avant… Tout simplement merci de respecter le choix de ces nombreuses femmes voilées et de respecter et tolérer le combat féministe des femmes voilées même s’il peut différer d’un certain point de vue de la vision qu’on se fait habituellement du féminisme moderne. Tout simplement merci. Et pour reprendre le commentaire précédent. Certes, certaines femmes sont contraintes par la pression de porter le voile. Mais à mes yeux, c’est une minorité et beaucoup de femmes, notamment celles de la génération Y, le portent par conviction et suite à une démarche purement réfléchie et personnelle. Il faut savoir faire la part des choses et se dire que dans beaucoup de situations on rencontre des cas abusifs sans que ce soit valable dans la majeur partie des cas. Je suis musulmane occidentale, féministe, voilée, je le revendique et je fais de mon voile l’étendard de mon féminisme.

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    1. Bonjour!

      Peut être faites vous partie de ces femmes chanceuses qui vivent en occident, qui ont une famille ouverte d’esprit et qui ne porte aucun jugement sur vos choix de vie quels qu’ils soient. Peut être pouvez vous vous permettre d’avoir une réflexion posée sur le fait de se voiler ou non, que vous avez la chance d’être une femme instruite et extrêmement tolérante et que ce choix vous ai réellement intime, de même que votre religion que personne ne vous a dictée ni imposée de quelque façon que ce soit. Et dans ce cas tant mieux.
      Mais dire que les autres femmes qui n’ont pas votre immense chance sont une minorité, desolée ça n’est pas vrai. J’aimerais que ce soit le cas, réellement. Ça ne m’enchante pas de constater le contraire.

      Dans beaucoup de familles religieuses, la question ne se pose même pas, et de tout façon il est rare que les jeunes filles remettent en cause ce que leur proches ont décrété pour elles.
      Que croyez vous qu’il se passerait si elles revendiquait le fait de porter ce qu’elles veulent par exemple? Ou qu’elles remette en cause telle ou telle pratique voire leur désir de ne pas adhérer à ces croyances? Ce sont des questions rethoriques, les réponses je les connais bien malheureusement pour l’avoir vécu.

      Sachez que je vous soutiens malgré tout dans vos droits, car je revendique que chaque femme doit pouvoir faire ce dont elle a envie et vous souhaite beaucoup de courage dans votre combat.

      Bien à vous,

      Une camarade feministe.

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      1. « ces femmes chanceuses qui vivent en occident »
        La BD ne parle que de celles-là : celles qui vivent en occident. Sinon les personnages de la BD seraient restés en France, où il est effectivement assez inimaginable de se promener poitrine nue pour une femme, sauf sur la plage, et à condition que ce ne soit pas pour allaiter.

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  8. Waouh ! Merci Emma d’avoir su trouver une manière de présenter le thème du port du voile qui me parle sans le prisme de la religion et dans laquelle je trouve un autre plaidoyer pour la défense du droit qu’a chacun-e de disposer de son corps comme il-elle l’entend. 🙂

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  9. Merci pour cette BD. Je suis française mais j’habite au Maroc depuis des années.
    Mon mari est marocain.
    Quelle galère quand tu rentres en France et que tu dois expliquer que non, t’es pas obligée de porter le voile, que c’est pas le symbole tout puissant de l’oppression, qu’être féministe, éduquéee, intelligente, … n’est pas incompatible avec le voile.
    Quand tu rencontres des hommes français qui t’expliques qu’ils vont changer leur quartier en « libérant » leurs voisines (on est sérieux là 😭…) Et que tu dois leur expliquer que ce sont eux les agresseurs… Si si, eux. Malgré toutes leurs bonnes volontés.

    Bref. Merci. Cette BD me fera économiser pas mal de salive.
    Et surtout elle est tellement juste. C’est brillant

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  10. Bonjour Emma,

    Ce point de vue m’interpelle. Il y a un excellent article dans le Mariannes de la semaine dernière sur ce sujet : une journaliste et écrivain iranienne qui explique pourquoi elle ne se revendique plus du féminisme. Les mouvements qui se disent féministes et qui défendent le droit de port du voile (lallab par ex) l’a dégoûtent. Elle parle du fait qu’on oublie les premiers temps du feminisme et du fait que les femmes se sont libérées en montrant leur corps, en se dedouanant des normes vestimentaires, des codes de pudeurs. Des femmes ont d’ailleurs brûler leur soutif !
    Le voile, ce n’est pas un vêtement comme un autre, c’est un signe religieux, le symbole d’une soumission. On peut toujours dire que non, que les femmes choisissent de le porter mais c’est oublier l’histoire des pays musulmans et des féministes de ces pays qui se battent contre ce symbole d’aliénation…

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    1. En fait je crois qu’on aura grandement fait avancer la cause des femmes quand on aura arrêté de les forcer à expliquer les raisons pour lesquelles elles s’habillent de telle ou telle façon. Le voile est un vêtement, religieux oui, qui porte une signification en effet (pas la soumission aux hommes mais ça il faut discuter avec elles pour le savoir et pas lire ce torchon raciste qu’est devenu Marianne) , et donc ? Ca justifie de les juger ? Les considérer comme moins « éclairées » que celles qui ne le portent pas ? De leur interdire l’entrée de l’école ? De leur faire subir des processus de dévoilement humiliants, comme ça a été le cas en Algérie ?
      Moi je m’épile, la police va débarquer chez moi un jour pour me l’interdire, au nom des droits des femmes ? Puisque c’est une forme de soumission au regard masculin

      Ou alors, on arrive à se dire qu’on est toutes égales avec nos choix de vies et nos contradictions. Et puis on peut commencer à s’intéresser à des trucs importants.

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    2. Il y a plusieurs façons de voir le féminisme, et plusieurs mouvements s’y raccordant. Certains au nom du féminisme veulent donner aux femmes le droit de ne pas porter le voile, d’autres veulent le leur interdire. Le dégoût du féminisme dans sa globalité parce qu’on n’est pas d’accord avec un mouvement, ce n’est pas très crédible.
      En ce qui me concerne, ceulles qui veulent changer la grammaire pour que le neutre ne soit plus masculin-e, je ne les suis pas franchement. Je vais pas pour autant aller clamer que je suis plus féministe – je pense quand même qu’on doit considérer les individus pour ce qu’ils sont, pas seulement les hommes.
      D’une façon moins anecdotique, je ne me retrouve pas dans le mouvement féministe qui considère que les femmes doivent devenir des hommes. Pour ce type de féminisme, les femmes qui choisissent de ne pas travailler ou de travailler moins sont des traîtres à la cause. Après tout, les féministes se sont battues pour obtenir ce droit, pourquoi refuser d’en profiter ?
      Pour ma part, je pense qu’une fois que les femmes ont acquis le droit d’aller travailler sans demander l’autorisation à leur mari, la suite du mouvement n’est pas d’obliger les femmes à le faire. C’est de faire en sorte que les hommes puissent eux aussi, s’ils le souhaitent, devenir hommes au foyer.

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