37 réflexions sur “Humains

  1. Merci Emma Mille mercis même Malheureusement c’est constant chez les journalistes , enfin pas tous heureusement!
    Serge Halimi a écris « Les nouveaux chiens de garde » il y a déjà quelques années non seulement rien n’a changé mais ça c’est même aggravé . Impossible de regarder un journal TV ou d’écouter la grande majorité des radios y compris certaine radios public sans serrer les dents et les poings devant tant d’approximation et parfois de réelle mauvaise foi

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  2. Quand tu parles du chomage, tu parles des salariés du McDo détruit qui vont se retrouver sans emploi ?
    Quand tu parles de la maternité, tu parles de la femme qui ne peut plus y aller parce qu’on a brulé sa voiture ?

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  3. Salut Emma, je comprends bien comment cette distinction Objet > Humain semble abérrante, cependant j’ai aussi connu des personnes dont les biens ont été saccagés, ayant habité notamment à Trappes (et laisse moi te dire que tu les vois les voitures bruler le jour de l’an, j’exaggère rien du tout).

    Perdre un objet comme une voiture, pour une personne qui n’a pas beaucoup également à la base, c’est un véritable calvaire.
    J’ai pas beaucoup de sympathie pour les casseurs dû à ça, surtout que j’ai l’impression que c’est une masse qui s’implante à toute manif quelque soit leurs revendications.

    Mais je reste d’accord sur le fait que les casseurs semblent servir aux médias à détourner le sujet de la conversation trop souvent.

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  4. « Incendier quelque chose », c’est peut-être aussi mettre en danger, potentiellement, d’autres vies humaines et/ou moyens de subsistance.

    Celle de la personne qui ne dispose que de son véhicule pour aller gagner de quoi se nourrir elle-même et/ou ses enfants, parce qu’elle n’a pas les revenus qui lui permettent d’habiter à un endroit plus proche de son lieu de travail (c’est le résultat de la ségrégation socio-spatiale, comme disent les géographes) -et les assurances prendront bien leur temps avant de verser avec parcimonie quelques maigres deniers. Les exemples ont abondé en banlieue parisienne après l’automne 2005.

    Celle de la personne qui travaille dans le magasin faute de mieux, malgré un Bac+5 quelle que soit le secteur choisi après le bac. Et qui devra chercher ailleurs parce qu’embauchée en CDD. Comme tant d’autres, hélas.

    Donc non, la destruction -des biens collectifs (mobilier urbain, équipements publics… ) ou d’autrui- n’est peut-être pas la meilleure solution… Et je ne prétends pas la détenir ; ce n’est pas faute de la chercher.

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  5. Faut-il hiérarchiser la violence ? J’ai des doutes… La justifier à coup de « c’est pas moi qui ai commencé c’est l’autre » comme le fait Poutou, non ça ne passe pas. Si on condamne la violence d’un licenciement on doit aussi condamner la violence de casseurs qui en s’attaquant à tout ce qui se trouve sur leur chemin s’en prennent aussi à des gens qui n’ont rien demandé. Ne pas le faire rend le propos inaudible.
    Par exemple, ce matin j’ai entendu à la radio un propriétaire de restaurant saccagé par la manif qu’il ne savait pas quand il pourrait rouvrir son resto et que ses employés seraient donc au chômage pendant ce temps. Qui nous dit (et là c’est moi qui l’ajoute) qu’ils retrouveront leur travail à la réouverture du resto si réouverture il y a ?
    En attendant je ne vois pas pourquoi le chômage des ouvriers justifierait le chômage de ces salariés.

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    1. «Si on condamne la violence d’un licenciement on doit aussi condamner la violence de casseurs qui en s’attaquant à tout ce qui se trouve sur leur chemin s’en prennent aussi à des gens qui n’ont rien demandé. Ne pas le faire rend le propos inaudible.»

      Tout est là : obligation de penser comme ça sinon le propos est refusé. C’est ce genre de raisonnement qui provoque cette violence.

      Dans notre société, où objectivement la richesse ne manque pas, détruire un bien ne devrait pas être un si gros problème. Si celle-ci était organisée humainement il pourrait être remplacé aisément. En revanche briser une personne (enfin des dizaines, voir des centaines de milliers) ça c’est d’une violence tout à fait insupportable et pourtant mesure après mesure c’est ce qui se produit et s’accélère d’année en année.

      «Faut-il hiérarchiser la violence ? J’ai des doutes…»
      Alors oui, on peut, il faut et même on doit hiérarchiser la violence. Loin d’être un très grand légaliste je rappelle juste que le code pénal sur lequel une partie de notre société repose le fait tous les jours.

      Personnellement je suis pacifiste (je cherche et j’espère trouver pacifique aux problèmes) mais je ne suis pas non-violent. C’est une position de domination que de penser que la violence n’est jamais légitime. C’est celui ou celle qui a déjà tout ce qu’il⋅elle lui faut qui peut dire : «Parlons mon ami⋅e, mais tant que nous ne serons pas d’accord tu seras bien gentil⋅le de t’en tenir au statu quo, c’est-à-dire moi dans mon confort outrancier et toi dans ta misère»

      J’imagine bien que votre commentaire ne part pas d’une mauvaise intention, que vous ne cherchez pas désespéramment le malheur des gens, mais ces propos sont d’une telle violence pour celles et ceux qui n’ont plus que ça.. J’espère que vous pourrez entendre mon point de vue.

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    2. C’est un peu hypocrite de ne s’intéresser au sort des employés MacDo que le jour où une des enseignes est attaquée par des militants anticapitalistes.
      Ce sont des employés traités plus bas que terre qui mènent régulièrement des mouvement de grève contre leurs conditions de travail. Mais comme là, le coupable, c’est l’employeur, tout le monde s’en fout.

      Et bien sûr que si il faut hiérarchiser la violence, le mec qui tape sa femme tu vas pas le mettre au même niveau que la femme qui le plante pour se défendre.

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      1. Il faudrait peut-être prendre l’habitude (nous, et surtout les journalistes qui feraient alors, preuve de « pédagogie », mot à la mode…), à la présentation de faits révoltants, terrorisme, violence dans une manif ou violence dans les lois gouvernementales adoptées (…je croyais jusque là, que c’était le Parlement qui faisait et votait les lois, mais…). Donc, disais-je,il faudrait prendre l’habitude de se poser la question « POURQUOI? » lorsqu’on nous assène de quoi nous révolter dans nos médias (« merdias »?) « Quelle en est la cause réelle, profonde? »

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  6. Totalement d’accord. Mais je crois que à un stade un objet devient aussi important qu’une personne bien que cela soit triste.
    J’ai particulièrement aimé ton dessin Pôle Emploi et ses 10 à 14 mille morts opposé aux 3500 de la route. C’est marrant de savoir que le gouvernement ne s’occupe pas des premiers mais se démène pour les deuxièmes en énervant une grande partie de la population en abaissant la vitesse à 80km. Cela fera peut-être baissé le nombre de morts sur la route mais augmenté celui des transports qui seront encore plus sous la pression (à une époque où le client veut tout plus vite).

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  7. Et cramer les voitures fait diminuer le nombre d’accidents de la route !

    En vrai, j’ai vraiment beaucoup de mal à tolérer la violence et pourtant je comprends bien les raisons et le désespoir qui la font naître.

    Par contre, 100% d’accord qu’un licenciement est infiniment plus dramatique qu’une voiture brûlée, même si une voiture brûlée et qui était le seul moyen d’un(e) pauvre salarié(e) pour se rendre au travail risque de mener à un second licenciement.

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  8. Ah!!!
    Merci.

    Non, cramer une bagnole c’est vraiment pas cool (et en général ça met quelqu’un dans la m!rde, surtout s’il est fauché – 😦 ). Non, foutre en miette la vitrine d’un macdo c’est pas super cool (et en plus ça sert à rien, macdo est une chaîne énorme qui a le moyen de se faire payer des tonnes de vitrines et les assurances pour).
    Mais tout comme Poutou, je peux comprendre que certains s’énervent face à d’autres choses beaucoup plus violentes comme les licenciements, la précarité, les déserts médicaux, bref, tout ce que notre There Is No Alternative de président nous mitonne.

    Tiens, au passage, le chômage ou les emplois précaires… c’est pas juste le fait de vivre dans la misère. Ca peut aussi être l’interdiction de faire des gosses. Ben par exemple comme quand moi tu te dis que déjà que tu y arrives pas trop tout seul avec ton smic, alors avec un gosse en plus, je vais faire comment pour lui donner une vie heureuse à mon gosse? Ben c’est simple, j’en fais pas.

    Pour le journaliste, bah… Contrairement à Poutou qui lui est ouvrier, le présentateur télé touche en général un bon gros salaire égal à trois ou quatre smics, si ce n’est 10smics… Alors pour savoir la réalité des « vrais gens », hein…
    Et puis, bah, les grands médias français appartiennent à plusieurs grands groupes qui n’ont pas intérêt à fâcher un président qui les gâte si bien.

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  9. Post Scriptum:
    J’étais tranquille peinard dans mon pieu à Paname quand tous les amis de province m’ont contacté pour savoir si j’avais survécu aux « horribles manifestations parisiennes ». J’ai répondu : « ah bon, y a eu des manifs? ».
    Explication: en dehors de l’axe de la manifestation, la ville était aussi calme que d’habitude. Mais évidemment, montrer ça, ça ne fait pas vendre de l’instant de cervelle disponible…

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  10. Merci Emma, tu as extrêmement bien résumé ce que je peux penser de la situation actuelle de notre société…
    Nos vies valent plus que leurs profits. À quand un monde plus Humain ?
    On lâche rien !!!

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  11. Je suis activement vos publications et suis très intéressé par ce que vous faites mais je pense que cette BD reprend une erreur de raisonnement et l’usage d’un sophisme communément utilisé par des politiciens de tous les partis, dont Philippe Poutou – le whataboutisme – récemment repopularisé par Donald Trump. Cela consiste à rejeter une accusation en faisant appel à d’autres griefs.

    En voici quelques exemples que j’ai pu observer récemment sur le net :
    • Il y a eu un meurtre antisémite à Paris, mais qu’en est-il du meurtre de palestiniens par Israël ?
    • Un groupe de Saint-Cyriens ont monté un système de harcèlement systématique pour décourager les jeunes filles de poursuivre leurs études, mais qu’en est-il des jeunes de banlieue qui harcellent les filles dans la rue ?
    • Des casseurs détruisent le mobilier public et incendient des magasins, mais qu’en est-il des violences policières/licenciements qui brisent des vies ?

    Dans les deux cas, on rejette la critique d’une action en faisant appel à une autre action sans qu’il y ait de lien.

    Dans l’exemple de Poutou, je pense que les degradations, c’est mal. Les violences policières/licenciements, c’est mal aussi. L’un ne justifie pas l’autre et il faut avoir le courage de condamner les deux.

    Notez que ce sophisme peut aussi être utilisé dans l’autre sens (justifier les violences policières par les comportements des casseurs)…

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    1. Pierre,

      Concernant le pseudo sophisme que vous relevez… posez vous quelques questions.

      On est dans un régime d’état d’urgence permanent.
      Les « terroristes » sont tous fiché dont de simples opposant politiques/syndicalistes et il y a selon les autorités je ne sais pas combien d’attentat évité chaque années.
      Quand on va manifester on est fouillé.
      Pourtant il y a 1200 personne cagoulé avec des pancartes qui annonce qu’ils vont « troubler » l’ordre publique qui se rassemblent tranquillement. Tout cela pouvait être éviter…
      A la sortie on a des CRS qui tabasse/gaz tout le monde sans distinction, et des médias qui aboient.

      Bref, vous ne voyez pas que tout cela est largement instrumentalisé par les pouvoir publique pour justifier une répression violente qui vise terroriser les futur personnes désireuses de manifester leur mécontentement…
      Ces deux types de violences ne sont pas sans liens, au contraire elles ont tout à voir, et elles s’opposent. Il est donc normal de les comparer.

      « Il y a trois sortes de violence.

      La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

      La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

      La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

      Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

      Don Hélder Câmara

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    2. Me semble qu’il y a un point important qui fait que les propos de poutou ne sont pas du whataboutisme (si vous trouvez un terme français, je prend):
      Les actions violentes de certains manifestants sont une forme de réponse -certes colérique et inadaptée- à l’agression subie par la perte d’emploi, le chômage prolongé, la dégradation des services publique, etc.
      Alors que dans vos exemples:
      – le(s) meurtrier(s) antisémite(s) n’a pas poignardée cette femme en réaction à l’occupation de la Palestine. Femme qui ne représentait d’ailleurs pas l’Etat d’Israël.
      – les jeunes Saint-Cyriens n’ont pas agis en réaction aux actions des jeunes de banlieue

      Si Poutou avait cité le cas -je tape au pif- des destructions de maisons palestiniennes au bulldozer comme explication à l’action de ces « casseurs » de mobilier urbain, en effet, ça aurait été du pur whataboutisme : aucun rapport entre les deux. En revanche, des jeunes qui s’attaquent aux symbole de la politique macronienne parce que se sentant agressée par elle, la relation est directe.
      Au passage, je mets le mot « casseurs » entre guillemets parce que je pense que cette fois ce n’était pas juste des gens venus pour profiter de l’émeute et dévaliser des magasins. Je pense qu’il s’agissait de gens ayant une volonté d’action politique par la violence en réponse à une violence Etatique/ sociale.

      Enfin, ici, Poutou exprime (vers 2’20) qu’il n’apprécie pas cette forme d’action (« ce n’est pas le choix du NPA ») même s’il pense qu’elle est le reflet d’une colère et d’un désespoir profond. Il va même jusqu’à soupçonner que cette violence soit voulu par le gouvernement de part le fait que la police moderne est plus tournée vers l’affrontement que le maintien de l’ordre.
      Emma montre aussi l’incapacité du journaliste à comprendre ce qu’est la violence d’un licenciement. Le journaliste ne semble comprendre que de la violence de la dégradation du mobilier urbain. Il va même jusqu’à parler « d’incendie », alors qu’à ma connaissance, lorsqu’on parle d’incendie (par exemple dans le sud de la France), ce sont des hectares et des dizaines de maison qui partent en fumée. Il ne s’agit pas juste de feu capable d’être éteint par un simple camion pompe à eau de la police.

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      1. @ Emma: je ne vois pas de lien. D’autant plus que la propriété du mobilier urbain n’est pas privée (ca appartient à la collectivité)… Pas vraiment un symbole des marchés! Quand aux pauvres commercants et propriétaires de voitures, je ne pense pas qu’ils représentent le capitalisme triomphant!

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      2. Ca ça peut se discuter je vous dis juste que votre leçon de rhétorique tombe à côté de la plaque. C’est pas parce que « vous » ne voyez pas et « vous » ne pensez pas que ce lien existe qu’il n’a pas joué un rôle dans mon argumentaire et dans le choix des cibles des blacks blocs.
        Bref vous confondez rhétorique et stratégie militante.

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      3. Cette BD est présentée sous une forme ludique et explicative, je n’avais pas réalisé qu’elle faisait partie d’une stratégie militante.

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  12. Au passage, petit chiffrage économique.

    Casse de mobilier urbain comparé au budget annuel de la ville de Paris (énorme métropole) : insignifiant. Impact sur le PIB: ridicule. Au contraire, la réparation du mobilier va générer du PIB. 😀 Et avec un peu de chance les « casseurs » auront bousillé des trucs devant être détruits pour les JO de 2020…

    Impact d’un licenciement sur l’existence d’un citoyen: perte de 50% des revenus à court terme et plus à long terme. Impact sur la santé donc sur les capacités à travailler donc sur la productivité potentielle. Impact sur le PIB: notable: cessation de production, baisse de la consommation de biens (alimentaires, loisirs, etc.), baisse de la consommation de bien des proches impacté par cette perte d’emploi, etc.
    Sauf évidemment s’il se lance dans certaines activités illégales pour acquérir des revenus (qui sont dans certains pays considérés comme part du PIB, cf UK) ou s’il a de graves problèmes de santés payés par l’Etat donc augmentation du PIB du fait du travail d’assistantes sociales, de personnel pôle emploi, de médecins, d’infirmières, etc.

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  13. (PS: je précise que sur les autres points évoqués par Poutou -comme pour ceux évoqués par Emma- je ne suis pas nécessairement d’accord. Mais les deux disent des choses fort pertinentes et intéressantes.).
    (Par contre un point sur lequel je suis d’accord, c’est que plus ça va, plus la majorité des journalistes font leur boulot comme des tanches…)

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  14. Hello,

    Je dois avouer que, une fois passées les grosses différences entre mes opinions politiques et morales et celles véhiculées par ce strip, le message essentiel, sur la surmortalité causée par le chômage me fait tomber de ma chaise.

    Après rapide lecture de l’étude en question, on a effectivement trois fois plus de chances de mourir en étant chômeur qu’actif professionnel.

    Mon entourage (docteurs compris) va en entendre parler.

    Merci.

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    1. Pour votre entourage (médecin notamment), pensez à leur indiquer les maladies liées au chômage:
      Dépression, négligence de soi, tendance à éviter les soins (car trop couteux si pas CMU).
      Je pense que ça leur parlera.

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  15. Les commentaires des personnes qui constituaient les fameux « black blocs » qu’on trouve sur la toile sont très intéressants à lire.

    Loin d’être marqué par la volonté erratique de « casser », leur discours met en avant le renouvellement des formes de protestation, la construction d’un vrai rapport de force, l’occupation de l’espace médiatique… C’est très construit et très réfléchi, au contraire.

    On apprend aussi que les voitures incendiées appartenaient à une concession automobile (personne ne va donc être privé de son moyen de locomotion), et que les voitures ont été sorties de leur parking et éloignées des habitations avant d’être incendiées.

    C’est très intéressant ; je trouve que ça fait réfléchir.

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  16. Oui enfin derrière les objets cassés, il y a aussi des êtres humains qui vont parfois devoir dépenser des milliers d’euros pour réparer le commerce qui les fait vivre, ou qui seront obligés de cesser leur activité, ou qui n’auront plus de moyen de transport pour aller au travail ou pour amener leurs enfants à l’école… Dans les deux cas, la violence affecte des personnes : dans le premier c’est directement, dans le second c’est indirectement.

    Il n’en demeure pas moins que casser des biens n’est absolument pas une solution pour quoi que ce soit. Ce n’est pas en cassant un McDo qu’on va déstabiliser les grandes chaines et leur manière complètement déplorable de traiter l’humain, de participer au réchauffement climatique et à l’appauvrissement de nos sols. Ce n’est pas non plus le fait de casser une vitrine qui va faire cesser la fermeture des maternité, ou de casser une voiture qui va faire cesser la destruction des emplois. Au contraire, cette violence donne des arguments au politique pour détourner le propos, renforcer la sécurité au détriment des droits humains, etc. Et les personnes qui perpétuent cette violence sont très probablement des personnes qui la commettent « au nom de la destruction des emplois » sans être concernés eux-mêmes.

    Bref, je n’aime pas du tout cet argument du retournement, qui consiste à justifier sa propre violence parce qu’on en subit soi-même. Ce n’est pas une excuse, et ce n’est pas une solution. C’est d’ailleurs la seule chose qui m’a déplu dans le tome 1 de vos réflexions. J’avais lu plusieurs fois, à plusieurs mois d’intervalle le passage concernant la violence des manifestations, en essayant de m’en imprégner, d’y réfléchir, etc. Rien à faire, je trouve l’argument aussi mauvais que ceux qui veulent résumer toute la manif du premier mai à de la violence gratuite.

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  17. Même si je ne partage pas exactement tout le fond des propos, merci Emma pour ce regard qui fait un pas de côté pour mieux réfléchir sur l’évolution de notre société.
    J’avais déjà noté une grosse différence, dans le traitement radio des grèves de fac, ca a commencé fort avec commémorons mai 68, occupation, etc… puis c’est devenu interview des étudiant.e.s qui veulent absolument passer leurs examens, pour entériner les évacuations semble-t-il brutales ( CRS ou policiers en pleine nuit pour Rennes, selon les médias) sans que le  » bon » citoyen n’y trouve à redire.

    Ce qui m’exaspère, je le realise mieux depuis que j’élève mes deux garçons, c’est de toujours devoir choisir entre les  » bons » et les  » mauvais », sans accepter que la vérité soit plus complexe qu’un simple pour ou contre comme dans les radio-trottoirs. Et qu’on peut vivre se semble en bonne. Intelligence sans etre tous du même avis, clones de cerveau.

    Merci en tout cas du partage. Au plaisir de te lire une prochaine fois.

    Au fait, pour celles et ceux qui disent que ca ne marchera pas la violence pour faire cesser les licenciements, fermetures, bref la vente des services publics et droits aux entreprises, faites des propositions! Je pense qu’on ne peut pas condamner une solution sî on n’en propose pas d’autre, bon, hors extrême bien sûr….

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