11 réflexions sur “La logique abolitionniste

  1. Quid des tds et ex tds abolos… ? ça me parait être une manière assez simpliste d’aborder l’abolitionisme, surtout que de nombreux abolos luttent justement pour mettre en place des aides à la reconversion. Et il me semble qu’en Norvège ou la pénalisation du client a été mise en place, la situation s’est améliorée.

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      1. Idem que pour l’autre article ^^
        Alors j’ai oublié de préciser, mais je trouve la loi passée en France stupide, puisque la pénalisation du client sans aide suffisante ne sert strictement à rien (bon selon certains ça va servir à long terme, mais j’ai des doutes).
        Simplement quand on jette un œil sur le modèle nordique (pénalisation + aides), on se rends compte qu’il fonctionne, d’où mon commentaire.

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  2. tout à fait la loi sans le décret instituant les aides et les parcours de reconversion est hypocrite, d’ailleurs elle a été peu appliquée et l’esclavage sexuel prospère

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  3. Cela me paraît très court pour critiquer la position abolitionniste (surtout que je n’ai vu rien d’autre à ce sujet sur le site). Certes, il faut des aides à la « reconversion », du suivi psychologique même, et on en passe. (Note que les femmes auraient globalement besoin de beaucoup plus d’aides, que ce soient les retraitées précaires, les femmes seules avec enfant, … cela compenserait ce qu’elles ne peuvent toucher du fait des inégalités salariales)
    Parler de reconversion me paraît déjà « banaliser » la prostitution, ce n’est pas un métier. C’est un moyen pour les femmes très précaires de récupérer de l’argent, mais un consentement à l’acte sexuel arraché avec un billet n’est pas très différent d’un consentement arraché avec un couteau sous la gorge.
    Ce sont des personnes subissant beaucoup de violences, voire de la traite esclavagiste (des femmes noires sont « importées » d’Afrique pour satisfaire les envies sexuelles des hommes blancs). Violence des clients, violence des proxénètes, violence de la société, violences antécédantes à la prostitution (viol sur mineure…).
    D’un point de vue sociétal cela renforce l’idée d’objectification de la femme, puisqu’elle est potentiellement « à vendre », et cela fausse la notion même de consentement sexuel (et après dans un couple le monsieur peut dire « c’est moi qui gagne le plus de sous c’est moi qui décide, na » ?).
    J’aime assez la notion de viol tarifé pour parler de la prostitution.

    Alors oui, il y a beaucoup de choses que l’on voudrait améliorer, là maintenant tout de suite. Malheureusement, nous sommes obligé-e-s d’avancer, à tous petits pas… En espérant ne pas reculer avec le nouveau gouvernement.

    Sinon, j’aime beaucoup ce que vous faites, votre travail de vulgarisation est remarquable.

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      1. oui elles sont heureuses ! c’est la raison pour laquelle celles qui ont des filles leur recommandent toujours chaudement de faire le même métier et quand elles partent à la retraite après toutes ces années de bonheur elles font un pot de départ avec les prox, les concurrentes et les bons clients. et si vous doutez de leur bonheur complet et total il suffit de les regarder, elles sourient tout le temps ! dans la rue elles sourient, sur les photos elles sourient, pendant l’acte elles sourient encore … en fait elles se marrent tout le temps, il parait même qu’elles se marrent comme ça depuis la nuit des temps ! et tous ces hommes privés du bonheur de ce vendre, condamnés à la petite mort de l’achat ! c’est vraiment dégueulasse !

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  4. Ce qui me pose le plus problème dans la logique abolitionniste c’est que les prostitué-e-s, donc les premier-e-s concerné-e-s, sont contre l’abolitionnisme dans l’immense majorité (les tds abolitionnistes sont ultra minoritaires), expliquant et démontrant avec force arguments que cela va les pénaliser. Il y a deux niveaux dans le débat : le travail du sexe peut-il être une activité librement consentie ? et si l’on répond oui à cette première question : l’abolitionnisme permet-il de combattre cette aliénation ? Or la parole portée notamment par les syndicats de tds montrent bien que MEME lorsque on répond non à la première question (ce qui n’est absolument pas une évidence, mais bref, je ne vais pas développer), la réponse à la seconde est forcément « non ». Leur parole n’est pas entendue par les abolitionnistes. Pour moi, on ne peut prétendre faire le bien des gens en allant contre la parole qu’ils portent, en les infantilisant. Sous prétexte qu’on les pense aliénés, on considère qu’ils sont incapables de penser pour eux-mêmes et de savoir ce qui est bon pour eux… Je ne peux pas suivre cette logique, aider les gens c’est d’abord les respecter en tant que personnes autonomes, et élaborer des solutions AVEC eux.

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    1. bon oui, non ; non, non je n’ai pas tout compris mais peu importe ! aider les gens c’est d’abord les respecter en tant que personnes autonomes … jolie phrase parfaitement creuse en ce qui concerne le milieu de la prostitution où respect et autonomie sont les pires ennemis, combattus au jour le jour.

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  5. Le problème dans ton argumentation Cleamolette, c’est que tu supposes que le choix individuel l’emporte sur tout sans t’interroger sur les conditions du choix.
    C’est pareil pour le travail le dimanche : les « libéraux » ont tous dit aux gens de gauche, aux syndicats : « vous parlez à la place des gens. Il y en a qui veulent travailler le dimanche : les précaires, des chômeurs…. » Dans ce cas la, on abandonne tout projet de société qui soit collectif ? et on laisse faire le marché, même vendre des femmes comme des objets sexuels ?
    Quand on écoute VRAIMENT les personnes prostituées, plus de 90% veulent en sortir : violences, et impacts psychotrauma sont la norme. le proxénétisme aussi : pour 80% d’entre elles.
    Ceux qu’on entend dans les médias sont des associations comme le STRASS qui revendique la légalisation du proxénétisme (eh oui ! rien que ça ! vous pouvez vérifier sur leur site) et qui ne représente en rien les milliers de personnes prostituées sans voix.
    Donc oui il faut des moyens pour trouver des solutions. Mais la prostitution n’est pas un travail. C’est du viol tarifé. une marchandisation du corps des femmes.

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