Un rôle à remplir

L’année commence bien avec un petit retour de bâton antiféministe … on n’allait pas laisser les femmes s’émanciper aussi facilement n’est-ce-pas 🙂
Bon je sais pas vous, mais moi, j’ai pas prévu de me laisser faire.

Et sinon, pour un autre regard, c’est toujours par ici ^_^

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791097160241-un-autre-regard-t-2-emma/

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Lire la BD du Projet Crocodile
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Un tutoriel de Paye ta Schneck sur la différence entre drague et harcèlement

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L’article de Madmoizelle

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29 réflexions sur “Un rôle à remplir

  1. J’ai deux petites filles de 4 ans, je leur dis souvent qu’elles sont belles. Si j’avais eu des garçons, je leur aurais dit aussi, et tout autant que je le dis à mes filles, mais je ne compte pas arrêter de le dire à mes petitounes d’abord parce que c’est vrai, et en plus parce que ça les rend heureuses de se savoir tellement belles (dans tous les sens du terme) à mes yeux.
    Bref, je ne pense pas qu’il faille arrêter de dire aux enfants, même aux petites filles, qu’ils sont beaux. Il faut juste ne pas oublier de valoriser également leurs gentillesses (les actes), leur force, leurs idées intelligentes, leur courage, leur douceur, leur habileté etc.

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    1. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, j’explique juste ce que ça implique en termes de constructions sociales une fois adulte 🙂
      On ne va pas nier qu’on complimente plus les petites filles sur leur physique que les petits garçons et le choix des tenues y joue un rôle.

      De façon plus générale, il y a pas mal de spécialistes qui déconseillent de complimenter les enfants ce qui pourrait créer une angoisse de la performance, mais plutôt de leur prêter attention, commenter, remarquer leurs actions et leurs progrès. Je trouve ça assez intéressant car ça met en lumière le fait qu’on projette sur eux ce que nous on aimerait entendre. (je complimentais beaucoup mon fils et ça m’a fait réfléchir)

      http://papapositive.fr/pourquoi-vous-ne-devriez-plus-dire-cest-bien-a-votre-enfant/

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      1. Je suis d’accord avec ça. Quand j’étais enfant mes parents nous disaient tout le temps qu’on était beau/belles à mes frères, ma soeur et moi et ça nous a créé énormément d’angoisse à tous les 4. D’une part parce que ces compliments n’étaient pas proportionnés aux réactions qu’on avaient de nos camarades (qui eux, ne nous trouvaient pas forcément beaux => on est tous tombés de haut dans nos débuts de vies amoureuses). et d’autre part au moment de l’adolescence on a tous eu des paniques plus ou moins graves liées à la perte de cette beauté infantile qu’on nous avait toujours louées. Et aussi nous donné l’impression que l’apparence physique avait une extrême importance (pourtant on nous complimentait aussi sur notre intelligence, notre habileté, nos talents..) C’est peut-être un cas extrême mais ça vaut la peine d’y réfléchir je pense..

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      2. Pour compléter le témoignage de Wissy, j’ajouterai que moi à l’inverse mes parents ne m’ont jamais fait de remarque sur mon physique, en bien ou en mal, et je pense en effet que cela a contribué à ma confiance en moi car j’ai pu en conclure que je n’avais pas besoin d’être belle pour être aimée.

        Les plus beaux compliments que mes parents m’ont fait ont été de s’intéresser à ce que j’avais à dire. 🙂

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  2. Merci Emma. Tu as encore une fois décrit ce sujet avec finesse.
    Il faut être vigilant à l’apprentissage de nos enfants. Apprendre à «dire non» bien sûr mais aussi à «écouter non»!
    Courage à nous!

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  3. Oui, c’est sûr, beaucoup continuent à s’accrocher à un déni de réalité et un refus de remettre en question les bases sur lesquelles ils ou elles se sont construites… On s’accroche souvent à ce que l’on connaît par peur du changement et du rejet.

    Mais de toute façon, ce changement est inévitable et va s’accélérer : maintenant que nous avons les outils pour prendre la parole et que nous avons mieux conscience de ne pas être seules, on ne va pas s’arrêter là, en effet. 😛

    Quelques citations de Laurence Rossignol en réaction à la tribune portée par Catherine Deneuve & co que j’ai trouvé assez pertinente :

    « Cette étrange angoisse de ne plus exister sans le regard et le désir des hommes. Et qui conduit des femmes intelligentes à écrire des énormes âneries »

    « Il n’y a pas de place pour le désir des femmes ».

    Il va falloir faire preuve de pas mal de pédagogie pour continuer à expliquer la différence entre harcèlement et drague. Expliquer qu’un homme séduisant, c’est un homme qui assume son désir (c’est-à-dire qu’il ne fait pas semblant de ne pas être intéressé s’il l’est), mais qui ne l’impose pas (et qui se montre donc attentif à la réaction de l’autre et à la réciprocité du désir).

    Heureusement certains hommes l’ont compris et deviennent du coup bien souvent des charmeurs irrésistibles tant il est agréable de pouvoir à la fois être désirée et respectée. Car même si l’on est pas intéressée pour poursuivre, la grâce avec laquelle un homme acceptera ce refus, laissera rarement indifférente, je trouve.

    En espérant que les hommes charmeurs aideront les autres à suivre leurs pas pour contribuer à pacifier les rapports hommes-femmes.

    Et c’est en effet une fois qu’une majorité de femmes cesseront d’avoir le sentiment d’être objectifiées et cesseront d’avoir peur de ne plus pouvoir dire non si elles font le premier pas, qu’elles pourront se sentir libre de draguer les hommes plus facilement, à mes yeux.

    Merci pour cette nouvelle BD, Emma, qui offre une nouvelle opportunité de poursuivre cette nécessaire discussion. 😉

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  4. Le pire c’est que je pense que cette histoire de « on pourra plus draguer » n’est absolument pas ancrée dans la réalité. Les gens qui draguaient avant toute cette histoire ne draguaient pas en lançant des remarques aux filles dans la rue, en insistant lourdement aux filles non accompagnées dans les bars et en faisant des remarques déplacées à leurs employées au bureau. ça n’a jamais « marché » comme « technique de drague ».

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  5. Bonjour,

    Point de vue d’homme :

    Je pense que celles qui ont signé la tribune sont pour une bonne part des femmes qui ont un statut, et un pouvoir de dire NON sans trop de difficulté.
    Elle ne se rendent pas compte que souvent, pour des femmes au statut moins solide, les avances malvenues sont difficiles à rejeter à cause des conséquences directes ou indirectes du refus. (comme par exemple pour la promotion professionnelle ou pour l’ambiance d’un groupe d’amis)

    On est pour moi dans un cas de déconnexion. Des gens qui ne comprennent pas que d’autres puissent avoir peur. Comme elles n’ont pas de difficulté personnelles à renvoyer les avances malvenues, elle ne comprennent pas (plus) que d’autre n’aient pas le même pouvoir.
    Un peu comme ceux qui ont des revenus stables et assurés et qui ne comprennent pas que la « flexibilité » puisse faire peur.

    Aimé par 1 personne

      1. L’affaire Weinstein en est un exemple. Par contre ce que leur milieu leur permet c’est de publier ce genre de tribune (on l’imaginerai difficilement de la part de femmes racisées)

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  6. Merci beaucoup pour cet article Emma ! Les films aussi véhiculent cette idée que la fille doit attendre patiemment l’arrivée de son prince charmant… et, si elle refuse ses avances, c’est qu’il doit y avoir un truc qui cloche chez elle, non? Il y encore du boulot…

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  7. J’ai trouvé cette annonce assez spéciale j’avoue… Le principe de liberté d’importuner… C’est assez étrange… Il faut tout de même rappeler la définition :
    « Causer du tort à une personne en se montrant désagréable, ennuyeux ou dérangeant. Chercher à tourmenter une personne en l’agaçant. »
    « Synonyme : agacer »
    « Traduction anglais : to bother »
    (réf. : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/importuner/)

    Je n’ai, pour ma part et en tant qu’homme, aucune envie d’ »importuner » et d’être « importuner » et je pense que la majorité des gens sera d’accord sur cela donc qu’est ce que c’est que cette lubie ?? Du masochisme de haute société ?

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  8. De toute façon, pour que ce système perdure, c’est qu’il est aussi maintenu par des traitre(sses) à leur propre cause, qui permettent ainsi sa transmission et sa reconduction.

    Cela dit, peut-on totalement blâmer le fait de jouer des codes en vigueur quand on essaie de survivre dans un monde globalement hostile…

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  9. Merci pour cette bd qui explique bien la différence entre drague et harcèlement. Dans les soucis de l’éducation des filles, je rajouterais que les petits garçons qui soulevaient les jupes des filles, dans ma cour d’école d’enfant, les maîtresses trouvaient ça « mignon » quand on s’en plaignait. Au collège, quand les garçons faisaient claquer nos soutiens gorges, on n’osait déjà plus se plaindre et c’est nous qui avions honte et mettions en place des stratégies pour éviter que ça nous arrive (raser les murs….).
    L’éducation au respect homme/femme commence dans les cours d’école, car pendant que les filles apprennent à baisser les yeux et à raser les murs, les garçons apprennent que peloter les filles et les embrasser de force (le « baiser volé ») est un droit.

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  10. Merci Emma, j’ai 35 ans et depuis que je suis ton blog j’ai l’impression de tout réapprendre : j’avais conscience que le jeu était faussé depuis longtemps pour nous les femmes, et tu as mis des mots sur cette colère qui couvait en moi…
    Je viens d’un milieu populaire où il est facile de se moquer du féminisme en général et où il est difficile d’argumenter contre l’opinion générale…
    S’il te plaît continue toujours à penser, tes mots sont très importants pour apaiser et éclairer…merci

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  11. très bien dit mais vous oubliez l’ éducation des garçons qui doivent être fort et agressif pour être de vrais hommes. quand un garçon est brutal, dès la maternelle , on trouve cela normal , c’est un garçon!

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  12. Et arrêtons de dire aux hommes dès leur plus jeune age : « si tu veux qu’elle tombe amoureuse de toi, il faut lui offrir des fleurs / des boucles d’oreilles…, que ce sont des princesses, qu’il faut se montrer galant » Cela met les femmes sur un piédestal et crée une certaine idée de la façon doivent se dérouler les rapports chez la gent masculine : on dit au petit garçon « tu vaux moins qu’elle, mais si tu rajoutes une bague, un restaurant et ci et ça, alors tu pourras prétendre la séduire ». (Cela pourrait en partie expliquer pourquoi les femmes sont moins bien payées et considérées ensuite dans le monde du travail, comme une façon de vouloir équilibrer les rapports en les rabaissant).

    Les hommes pensent donc qu’en payant un verre, un resto, un bijou, n’importe quoi, cela leur permet d’« acheter » le regard d’une femme et son attention. Bien sur ce n’est pas aussi simple et le refus engendre de l’incompréhension (surtout dans notre société moderne où tout s’achète) et une frustration grandissante, qui donne naissance à de véritables machistes qui vont perpétuer le cycle. Devenu patron, croyez-vous qu’un homme qui a suivi ce parcours payera de manière égale femmes et hommes de son entreprise ? Un jeune, ou moins jeune, qui aborde une femme dans la rue, s’attend-il vraiment à ce qu’elle le suive chez lui ? C’est juste pour l’embêter, la rabaisser à son niveau à lui. Et la femme en question se fermera d’autant plus par la suite, à raison, devant ce type de « quémandeurs ».

    C’est donc un véritable cercle vicieux qui s’est créé, où chacun pense avoir raison et campe sur ses positions. Qui du gros lourd ou de la « princesse » est né en premier ? Mais surtout, comment les faire disparaître tous les deux ?…

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  13. « Que les femmes revendiquent le droit de repousser leurs avances, ça ne leur plait pas… »

    Euh personnellement en tant qu’homme c’est le refus en lui-même qui ne me plait pas (et les préférences en général des femmes en matière d’hommes, mais c’est un autre sujet…).

    Je ne nie absolument pas LE DROIT à repousser des avances. Sans doute fais-je partie d’une minorité.

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