L’histoire de ma copine Cécile

Attention : cette BD parle de violences médicales.

Merci à Cécile, Fabienne et mon poilu pour leurs sources et leur relecture

 

cécile1smallcécile2smallcécile3smallcécile4smallcécile5smallcécile6smallcécile7smallcécile8smallcécile8_2smallcécile9smallcécile10smallcécile11smallcécile12small

cécile13small

Anne Frye, sage femme américaine engagée, parle de clitorotomie pour bien souligner ce qu’est réellement la pratique.
Voir aussi les explications en fin de ce texte

http://www.parlons-clitoris.fr/accouchement-et-clitoris/

cécile14small
Quelques sources sur l’histoire de l’épisiotomie ici http://throb.gizmodo.com/a-brief-history-of-vaginal-cutting-during-childbirth-1710537581 http://www.episio.info/connaitre/histoire/
cécile15small
Un excellent article de Marie-Hélène Lahaye ici http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2014/01/10/episiotomie-excision-ce-sexe-feminin-qui-effraye/#more-173

 

cécile16small

cécile17small

cécile18small
L’étude du CNGOF peut être consultée ici http://www.cngof.asso.fr/D_PAGES/PURPC_14.HTM
cécile19small
Les résultats de cette maternité sont résumé à cet endroit http://www.mere-femme.fr/patientes/l-obstetrique/laccouchement/lepisiotomie
cécile20small
Pour aller plus loin, tu peux consulter le cite du CIANE, qui milite depuis 2003 pour l’mélioration des conditions d’accouchement. Le CIANE demande des améliorations sur 3 axes : – le respect du consentement des patientes – la transparence sur les pratiques médicale d’un point de vue statistique – l’amélioration des pratiques http://ciane.net/2013/11/episiotomie-taux-en-baisse-mais-tout-reste-a-faire-en-matiere-de-consentement-et-de-transparence-des-etablissements/

12 réflexions sur “L’histoire de ma copine Cécile

  1. Bonjour,
    Je tombe sur cette bande dessinée après l’ampleur des réactions.
    Il y a 22 ans, ma mère préparait son premier accouchement (celui qui me verrait naître donc). Aujourd’hui encore, elle raconte comme elle a fait la guerre à l’équipe médicale et à l’épisiotomie. Aux rendez-vous préalables, elle a bien précisé qu’elle n’en voulait pas. Le médecin a tenté d’argumenter, etc. Ma mère a bien compris que la discussion ne changerait rien alors elle a tout simplement dit :  » Une épisiotomie est un acte chirurgical. Si elle est nécessaire parce que la vie de mon bébé est en danger, elle sera pratiquée. Mais SEULEMENT par un chirurgien. Si jamais quelqu’un me fait une épisiotomie sans mon consentement et sans être chirurgien, je vous poursuis en justice. » C’était tellement surprenant que pour le médecin que le jour de l’accouchement, la sage-femme a accueilli ma mère en lui demandant : « C’est vous la dame qui ne veut pas d’épisiotomie ?  »
    C’est triste de devoir en arriver là, alors qu’on devrait juste respecter notre avis. L’accouchement n’est pas une usine, si ça doit durer 1h de plus, ça durera une heure de plus.
    Malheureusement, comme les épisiotomies sont de plus en plus pratiquées, il y a fort à parier que la menace d’un dépôt de plainte ne fasse plus peur du tout au corps médical.

    Aimé par 1 personne

      1. Sauf qu’aujourd’hui les obstétriciens ont acquis des compétences de chirurgiens : ce sont eux qui pratiquent les césariennes par exemple… et non plus les chirurgiens d’autres spécialités.

        J'aime

  2. Salut, je découvre tes BD sympa et engagée ( même si je suis pas ok avec tout )
    ce petit com pour dire que dans le numero de 1182 de Science et vie (mars 2016) page 110 il y a un article sur les accouchement qui sont « trop medicalisés » . On y voit des statistiques, ce qui est a mon sens de cartésien sans compassion, bien plus instructif que des témoignages individuel.
    voici les chiffres: 27% d’épisiotomie parmi les accouchement par vois basse, 43% d’acceleration médicamenteuse, 23% de déclenchement artificiel, et 21% de cesarienne.

    on y apprend qu’un etude de a montrer qu’un diminution du taux d’épisiotomie de
    18.8% a 3.4% n’entrainais PAS d’augmentation des déchirures grave qu’elles sont censées prévenir.

    on y decouvre que 1/4 des césarienne ne corresponde pas aux indication médicale recommandé, et sont donc trop pratiquée et que la césarienne TRIPLE le risque de mortalité maternelle

    on y apprend aussi que dans les « maison de naissance » ( établissement uniquement gerer par des sages femmes , illégal en France pour le moment ,sauf 9 ouverte a titre expérimental pendent 2 ans ) il n y a pas plus de surmortalité ni d’augmentation de risques medical que en hopitaux, alors qu’il y a moins d’intervention médicale ( ceci dit il y a peut etre un biais dans les etudes vu que seule les grossesse « non pathologique » sont accepter la bas )

    bref la France est a la traine dans le domaine de l’accouchement…

    Aimé par 1 personne

  3. Je suis médecin, pas du tout gynécologue.
    La médecine pour moi c’est soigner bien sûr, mais c’est surtout « expliquer et convaincre ». Quand on explique et que l’on convainc, ça se passe bien, épisio ou pas épisio, déchirure ou pas déchirure. Le mieux c’est d’expliquer en amont bien sûr, pas pile au moment où on fait le geste.
    Imposer, que ce soit en gynécologie ou ailleurs, c’est juste INTERDIT. La seule discipline où des soins dits « sous contrainte » existent et sont nécessaires c’est la psychiatrie. Ailleurs en médecine, les commissions d’éthique existent, mais le domaine de l’obstétrique n’est pas une exception à la NECESSITE du consentement.

    Personnellement j’ai accouché 2 fois, en choisissant une maternité publique, à l’histoire de bienveillance envers les femmes connues, et en écrivant sur mon projet de naissance « je préfère une déchirure à une épisio », en l’ayant dit à la sage-femme qui me suivait, et aussi à celle qui m’accouchait. J’ai eu la chance de ne jamais avoir besoin d’un obstétricien (qui je le rappelle ne sont pas nécessaires lors de la plupart des accouchements).
    Les 2 fois ma demande a été respectée. On m’a expliqué dans quel cas très rare cela pourrait être nécessaire, on m’a convaincue. On a décidé que si on se trouvait dans un de ces cas très très rares, on me préviendrait, qu’on y aurait peut-être recours, mais jamais « en douce ».

    La première fois j’ai eu une toute petite déchirure médiane (« dans le sens des fibres »), et 2 ou 3 points superficiels seulement. Mal une petite semaine, aucune séquelle ni au niveau continence ni au niveau sexualité. La 2ème fois, une déchirure encore plus petite, appelée éraillure, avec un seul point. Quasi pas de douleur en post partum, nickel au bout de 3 semaines.

    J'aime

    1. Merci pour ton commentaire ! Malheureusement dans le cas de Cécile, elle a bien précisé la même chose dans son projet de naissance, et on lui a fait quand même. Coudes dans le ventre pour l’immobiliser.
      Et l’équipe a reconnu après coup que l’épisiotomie n’était pas nécessaire …

      J'aime

    1. Je pense que oui, mais ça aboutit rarement, le corps médical sait bien se défendre.
      D’autre part l’histoire commence à être ancienne, et le choix de porter plainte ou non doit être fait par la victime qui n’est souvent pas prête à affronter cette épreuve🙂

      J'aime

  4. Bonjour,
    Clairement plus le temps passe plus ce côté « nous sommes médecins donc notre parole vaut de l’or » me débecte… perso pendant ma grossesse j’ai quand même eu la chance de tomber sur des gens sympa. L’épisio me faisait peur mais pas plus que ça, ce dont j’avais en fait peur c’était qu’on me la fasse dès le début, en mode « allez hop on expédie tout ça et on tente rien avant ». Pour ma part après 35 minutes de poussées sans aucune contraction (elles s’étaient raréfiées du coup je devais pousser seule), la sage femme a dit d’appeler le médecin. j’ai tout de suite pensé « cuillères, ventouses… ». là, elle m’a dit « si vous voulez je tente l’épisio avant ? ». en fait, cette pseudo demande a tout changé dans ma tête, et a fait que je ne l’ai pas mal vécu vu qu’elle m’avait considérée, d’autant plus que 15 secondes après cet acte, mon bébé était dehors.
    ce qui me rend malade, c’est qu’on n’écoute pas une patiente qui la refuse. à la place de ton amie j’aurais vécu ça comme un viol, une agression physique. encore pire que quelqu’un qui nous tabasse dans la rue vu que la sage femme, on a confiance en elle. bref, en effet je pense qu’il faut si possible (parce qu’on en a parfois pas la force) porter plainte afin que ces gens arrêtent de se sentir intouchables. j’espère qu’elle va mieux en tout cas et a réussi à remonter la pente…
    quand je vois que même quand on l’a bien vécu comme moi les suites sont difficiles, alors là… (merci à l’infirmière qui m’a dit très sérieusement quand j’ai rejoins ma chambre sur un brancard « oh non là c’est déjà de l’histoire ancienne vous sentirez rien »…co…..soit elle s’est foutue de ma tronche soit elle en avait jamais eu. parce que s’asseoir a été un calvaire pendant 2 semaines et j’ai encore du mal lors de la pénétration 7 mois après…).

    J'aime

  5. Clairement plus le temps passe plus ce côté « nous sommes médecins donc notre parole vaut de l’or » me débecte… perso pendant ma grossesse j’ai quand même eu la chance de tomber sur des gens sympa. L’épisio me faisait peur mais pas plus que ça, ce dont j’avais en fait peur c’était qu’on me la fasse dès le début, en mode « allez hop on expédie tout ça et on tente rien avant ». Pour ma part après 35 minutes de poussées sans aucune contraction (elles s’étaient raréfiées du coup je devais pousser seule), la sage femme a dit d’appeler le médecin. j’ai tout de suite pensé « cuillères, ventouses… ». là, elle m’a dit « si vous voulez je tente l’épisio avant ? ». en fait, cette pseudo demande a tout changé dans ma tête, et a fait que je ne l’ai pas mal vécu vu qu’elle m’avait considérée, d’autant plus que 15 secondes après cet acte, mon bébé était dehors.
    ce qui me rend malade, c’est qu’on n’écoute pas une patiente qui la refuse. à la place de ton amie j’aurais vécu ça comme un viol, une agression physique. encore pire que quelqu’un qui nous tabasse dans la rue vu que la sage femme, on a confiance en elle. bref, en effet je pense qu’il faut si possible (parce qu’on en a parfois pas la force) porter plainte afin que ces gens arrêtent de se sentir inctouchables. j’espère qu’elle va mieux en tout cas et a réussi à remonter la pente…
    quand je vois que même quand on l’a bien vécu comme moi les suites sont difficiles, alors là… (merci à l’infirmière qui m’a dit très sérieusement quand j’ai rejoins ma chambre sur un brancard « oh non là c’est déjà de l’histoire ancienne vous sentirez rien »…co…..soit elle s’est foutue de ma tronche soit elle en avait jamais eu. parce que s’asseoir a été un calvaire pendant 2 semaines et j’ai encore du mal lors de la pénétration 7 mois après…).

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s