34 réflexions sur “La violence des opprimé·e·s

  1. « Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
    La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
    La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
    Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

    Dom Helder Camarra, archevêque de Recife

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  2. J’aimeirais « voler » ce post et le traduire dans mon blog italien… mais savez-vous? La part la plus difficile ce serait traduire le titre sans perdre l’effet « ni M ni F » du mot « effacé.e.s » 🙂

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  3. Et donc concernant ton boulot, t’as :
    1) démisssioné ?
    2) imposé un système matriarcale après avoir brûlé des ordinateurs et insulté des mecs ?
    3) trouvé une solution par le dialogue et l’approbation d’une majorité ?

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  4. Donc si des employés réagissent mal au fait qu’une personne ( qui n’est pas leur supérieur hiérarchique) leur donne des ordres c’est qu’il sont des dominants qui s’entendent pour l’oppression? Et c’est pas la contremaître qui fait le sale boulot qui est dans l’oppression? Ohlala quelle confusion, c’est très grave, il va falloir réviser ses catégories de la domination…
    Les femmes et les précaires sont les plus choisit pour ces sales boulots car dans des situations plus fragiles sur le marché de l’emploi, subissant l’oppression structural du fait de faire un sale boulot qui vise à contraindre les employés dans un management toujours plus oppressifs. Et ils ont raison de ne pas se faire écraser comme ça par une capo’ venant de l’extérieur.
    Leur stratégie machiste grossière pour répondre comme ils peuvent à l’oppression est bien sûr à critiquer. Mais c’est extrêmement grave de voir que vous n’arrivez même pas à comprendre pourquoi ils réagissent ainsi. Simplement car votre haine de l’homme et votre sentiment de supériorité vous donne l’impression que vous avez raison puisqu’eux ont tort. Vous avez tous tort dans cette affaire.
    Et venant des catégories et quartiers en révoltes, voir la bourgeoise blanche essayer de comparer son oppression (qu’elle même provoque en se soumettant aux pires lois du salariat) avec celle des vrai dominés dans touts les points de vue de la hiérarchie sociale, c’est tout simplement insultants.
    Récupération politique, confusionnisme sur la domination, mal honnêteté intellectuelle, style artistique merdique…vous êtes clairement l’avant garde.
    Oseriez vous dire qu’un boulanger de province est dominant face à Christine Lagarde? Que Rachida Dati est une dominé à qui il faut donner un soutient moral et symbolique? Que les intellectuels et universitaire relativement bien payés de Paris 8 et compagnie souffrent de la domination que leur fait subir les pêcheurs bretons?

    « Partout c’est l’apartheid, ya ceux qui vivent le confort et ceux qui vivent au bled »
    Voilà la vrai domination. La vrai injustice. La vrai douleur.
    Les sur-diplomés, soutenues par des milliers de personnes, qui vivent au chaud en France à la Sihame Assbague sont les idiots utiles du capital, en plus de faire le lit des extrêmes et le jeux du fn.

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    1. Je ne leur donnais pas d’ordres je planifiais simplement la livraison des corrections de leurs bugs. Mon boulot c’était d’organiser ça pour que d’autres équipes de ma boîte sachent quand leurs problèmes seront résolus pour qu’ils puissent avancer. C’est un truc récurrent en informatique, les développeurs ne veulent pas corriger leurs bugs ça les fait chier. Et tout moyen est bon pour y échapper.
      D’autre part on ne parle pas de gens précaires mais d’ingénieurs. Je ne nie pas qu’il y a aussi de nombreux abus dans notre milieu, j’en ai été moi-même victime, mais les gens mécontents peuvent assez facilement démissionner, le rapport de force n’est pas le même.
      Pour finir, j’ajouterais que si leur but était de se rebeller contre l’oppresseur ils le feraient contre leurs supérieurs hiérarchiques mâles, pas contre une meuf qui essaie juste de faire tourner les équipes.
      Après, s’il vous semble acceptable de faire rester une meuf enceinte debout pour écouter sa musique ou de se moquer du peu de tenues qu’elle peut encore porter, bah je sais pas quoi dire de plus.

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      1. Merci d’avoir pris le temps de répondre avec politesse, malgré mon ton pas très correct (je vous prie de bien vouloir m’en excuser).
        L’explication plus précise de la situation me permet de mieux comprendre votre point de vue, que je partage finalement avec vous. En effet, vous n’étiez pas spécialement là pour les soumettre, et en effet, ils sont loin d’être précaires. J’ai travaillé dans ce milieux et il est vrai qu’ils ont beaucoup de difficulté à accepter la critique et à corriger leurs erreurs, surtout quand ils travaillent dans des structures hiérarchiques. Il y a chez les informaticiens une relative défiance de la gente féminine, surtout dans un cas, comme celui que vous avez décrit. Cependant, « faire tourner l’équipe » est une violence managériale, mais pour le coup difficilement dépassable.
        Dans ce cas, amha, ils cherchent à se rebeller à moindre coup, comme des enfants mal élevés qui donnent des coups de pied au premier qui passe pour canaliser leur frustration. Celle ci, s’exprime par l’inconscient en répétant des schémas de domination qu’ils ont intégré, ici le patriarcat. Rien n’excuse leur comportement, mais contrairement à Valls je pense que essayer de comprendre n’est pas la même chose qu’excuser. Il est bien évidemment parfaitement inacceptable que de laisser une femme enceinte debout pour faire son durs à cuire. Le problème ici semble être l’éducation de l’individu en question.
        Je vous prie donc de ne pas mal prendre mon commentaire précédent, très maladroit, j’essaye sans délicatesse de mettre en lumière des incompréhensions. Ou des oppositions, je réitère mon point de vue sur la hiérarchisation des dominations. Après, je vous attaque sur cela, mais c’est par imposition de problématique, c’est pas très honnête. Et puis c’est votre blog…

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      2. Merci 🙂 Oui après il est clair que mes interventions les dérangeait dans le cours normal de leurs activités, ce que j’essayais de mettre en lumière c’est juste le fait que je n’aurais pas été traitée de cette façon si homme, mais l’exemple n’était pas le mieux choisi car leur statut d’employé en faisait également des subalternes.
        On pourrait aussi longuement parler de l’organisation de cette boîte qui obligeait des employés sans relation hiérarchique à s’opposer à la force de leur caractère, tout était fait pour que ce genre de rapports se développent.

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      3. « j’en ai été moi-même victime les gens mécontents peuvent assez facilement démissionner »

        ça c’est une sacrée bonne réponse de blancHE bourgeoisE privilégiéE : la démission c’est bon pour tous, surtout pour les autres. On voit a qui on a affaire…

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      4. Oui en effet je suis une blanche bourgeoise privilégiée j’en suis consciente et je n’en fais pas mystère.
        Quand je parle de démissionner, je ne parle que de mon milieu où c’est encore une possibilité. Après je sais aussi qu’on n’en a pas toujours la force quand on est dans une situation difficile.
        J’ai moi-même démissionné de cette boîte après 4 ans de harcèlement sexiste et sexuel de la part de mon supérieur direct, mais j’ai mis le temps avant d’en trouver le courage. C’est pas toujours facile.

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  5. Il faut voir ce que l’on désigne comme « opprimé ». Je suis noir et quand je vois des manifestantEs « oppriméEs » blancHEs chercher à brûler vivant un policier noir, je ne me sens pas en sécurité. L’oppression ne justifie pas le harcèlement physique et violent, des mois durant, de policierEs de toutes origines lors de manifestations où des blancs bourgeois urbains privilégiés et leur pote muni d’iPhone vont mettre en scène leur agression par des CRS blancHEs ou de couleur en vue d’attiser la haine donc des forces de polices souvent bien plus prolétaires et opprimées que les manifestantEs urbains qui les poussent à bout.

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    1. Je ne pense pas que les CRS soient plus précaires que les manifestant·e·s.
      Concernant la voiture je ne pense pas que le but ait été de brûler vivant·e·s les occupant·e·s, et je ne pense pas non plus que ça ait été fait parce qu’une des personnes était racisée, même si on peut toujours avoir un doute.

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    2. Non, les manifestants n’ont pas « cherché à brûler vivant un policier noir ».
      Lequel a d’ailleurs dégainé son flingue avant de la remballer. Le fait qu’il soit noir n’a rien à voir là-dedans. Il est surtout et avant tout un flic.

      Par ailleurs, les gens descendus dans la rue n’étaient pas des privilégiés (vous devez trop lire le Figaro ou Valeurs actuelles) mais des « gens de toutes origines » pour reprendre votre terminologie, des pauvres dans leur grande majorité, des jeunes, des vieux, bref des gens qui ne voulaient pas de cette loi inepte qui va précariser encore un peu plus les français.

      Pour tout dire, votre commentaire, c’est un peu la charité qui se fout de l’hôpital, parce que les noirs, c’est plutôt par ces mêmes flics qu’ils se font tuer !

      Vous êtes flic ?

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  6. Je ne suis pas vraiment d’accord avec cet article. Pour moi brûler des voitures dans le cas des manifestants ou des bâtiments publics dans le cas des suffragettes (fréquentées aussi et aujourd’hui en majorité par des femmes), ça n’est pas justifiable.
    Pour ce qui est des gens dans les cités qui brûlent des voitures suite au meurtre d’un de leurs potes par des policiers, là je veux bien comprendre, car on parle de deuil, de violence policière. Je n’approuve pas bien sûr, mais je comprends la tristesse de ces gens.

    Il y a d’autres façons de faire bouger les choses hein… aller faire la guerre avec des crs et brûler des voitures de policiers, c’est être vraiment con.
    Sans rancune, j’aime bien votre blog 🙂

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      1. De la différence entre :

        – Ce qui n’est pô bien : brûler une bagnole ou casser une vitre (ayons une pensée pour les familles des vitrines …)

        – Ce qui est « normal » : les gens jetés sur le carreau après trente ans de bons et loyaux services dans les entreprises (pour délocaliser à Pétaouchnock), les petits paysans qui se suicident parce qu’ils préfèrent encore ça que crever à petit feu, les migrants qu’on laisse crever devant la forteresse Europe…

        On fait quoi ?

        Rien.

        On attend que ça se fasse tout seul ?
        On demande gentiment ?
        On va voter ?

        ;;; Nan, je rigole, là.

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      2. Excuse-moi, je n’avais pas pensé que tu répondrais du coup j’ai énormément de retard !
        Ben je manifesterais, je ferais des pétitions, je tenterais d’informer les gens (sur youtube par exemple : le mouvement « on vaut mieux que ça » a déclenché beaucoup de prises de consciences), j’essayerais d’attirer l’attention des médias en contactant des journalistes.
        Mais brûler des voitures (au passage les voitures brûlées ne sont pas toujours des voitures de luxe, parfois ce sont les voitures de personnes précaires qui en ont besoin pour aller bosser, idem pour les vitres cassées… les petits commerçants ne sont pas tous de riches bijoutiers) par exemple, à quoi cela sert ? A part s’attirer les foudres de téléspectateurs qui, la plupart du temps, cherchent pas plus loin que ce qu’ils voient à la télé ?
        Voilà, en fait je pense qu’on devrait réfléchir à ce qui est le plus efficace.
        PS : encore une fois quand il s’agit d’une réaction face à un meurtre, je comprends la colère qui pousse les gens à brûler des voitures ou autre, là je ne reprocherais cela à personne. Je parle ici des manifs en général, pas des manifs en réaction aux meurtres résultant des bavures.

        @Gavroche, où tu vois que je trouve ça normal ? Evidemment que la violence « structurelle » est pire.
        Et dire « casser une vitre, ayons une pensée pour les familles de vitrines », je veux pas t’offenser ou quoi mais c’est de la mauvaise foi : tu oublies que les commerçants sont parfois très précaires et n’ont pas besoin d’avoir en plus une vitre à réparer, ça coûte cher. Et puis c’est pas comme s’il y avait que « une vitre » cassée.

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  7. D’accord avec l’article sauf l’exemple de la voiture brûlée : si je ne m’abuse elle appartenait à un ouvrier qui a payé des années pour l’obtenir. On pourrait justifier les vols et la destruction d’objets de luxes, y compris des pauvres comme l’exemple de la voiture de luxe, tout ça pourquoi? Pour se défouler sur un objet.

    Pas sûre d’en saisir l’utilité d’autant qu’ils ne rembourseront jamais ces biens détruits.

    Évidemment si ça appartient à des riches, là je suis d’accord, on s’en branle de leur ressenti.

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    1. J’aimerais bien savoir combien « d’ouvriers » peuvent se payer de genre de voiture … mais ça illustre bien mon propos : il y a eu de nombreuses séquences focalisées sur la souffrance de ce pauvre homme qui aurait économisé tous ses deniers pour se payer la voiture. Rien sur pourquoi les militants sont dans la rue.
      Mon but c’est pas de dire si la violence des opprimé·e·s est une bonne ou mauvaise stratégie. C’est juste de dire que c’est toujours de celle là qu’on parle (comme tu le fais dans ton commentaire 😉 )

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  8. Cet article est vraiment génial, merci à son auteure! Je ne savais pas que les suffragettes se faisaient violer et que la police fermait les yeux! C’est vraiment monstrueux. Il est d’ailleurs intéressant que ça n’ait pas été évoqué dans un film qui visait pourtant à légitimer leur combat (Les suffragettes, 2015).
    Et cette notion d’oppression structurelle est parfaitement expliquée par cet article!
    Merci pour cette lecture éclairante 🙂

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  9. Je suis actuellement dans le cas typique malheureusement de la femme à qui l’on donne le poste de responsable sans « pouvoir » hiérarchique (et sans le salaire bien sûr).
    Et l’un de mes collègues a été encore plus loin que les vôtres. J’étais enceinte de 5 mois quand il a percé un de mes pneus de voiture. Oui oui. Tout ça parce que justement je n’ai jamais cédé au gaslighting, il a mit la barre un peu plus haut pour me faire peter un câble.
    C’est aussi à partir de ce jour que plus aucun de mes hiérarchiques masculins (qui m’offraient tout leur soutien hein) ne s’est déplacés sur le site de travail (ils téléphonaient pourtant tous les jours au commissariat pour vérifier qu’il n’y avait pas de preuve, pratique d’avoir des copains policiers).
    Par contre je ne suis pas d’accord avec la fin de la BD. L’arrachage de chemise, les violences dans les manifs et les cités qui brûlent, la violence n’est pas la solution. Leur colère est souvent justifiée mais elle doit être canalisée vers la justice et non pas la loi du talion.

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    1. Je n’ai pas dit que c’était la solution mais que c’est la seule forme de violence qui est désapprouvée. Les gens qui ont le pouvoir ont le monopole de la violence dite « légitime » car la grille de lecture de l’imaginaire collectif présente ces violences comme justes, méritées, voire pas violentes 🙂
      QUant à la justice … elle aussi favorise les dominants.

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  10. Excellent comme d’habitude.
    Je rajouterais qu’il se passe la même chose pour les militants antispecistes / animalistes. Par exemple l’association 269 Libération Animale est en permance condamnée pour ces actions directes prétendues violentes, en même temps que la souffrance et la violence des vraies victimes du spécisme (les animaux) est totalement invisibilisée et niée. C’est encore plus flagrant dans la mesure oû dans ce cas là les militants ne sont pas les victimes mais seulement leur voix, leurs représentants.

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  11. Merci Emma. Et bravo pour ta patience, ta psychologie et ta diplomatie.
    En ce qui concerne la violence, elle n’est pas toujours ce qui solutionne un problème, ok. Mais parfois, elle est nécessaire. Parfois, on est face à un problème qui ne se résoudra pas sans violence. Parce que c’est la seule chose que l’oppresseur percevra, la seule chose qui le fera agir autrement. Les gens qu’on asservi par la terreur par exemple, ont parfois une extrême violence comme seule issue. La dernière fois qu’un homme m’a agressée, s’il n’avait pas vu dans mes yeux cette fameuse violence, s’il n’avait pas vu que j’étais capable de le tuer et que je n’hésiterai pas à le faire, j’aurais été victime une fois de plus. Quand la police vous dissuade de porter plainte pour viol parce que vous allez vous en prendre plein la gueule c’est violent. Quand votre mari vous demande comme on peut violer sa femme puisque c’est sa femme c’est violent. Quand Toute une vie on est asservie parce que née femme, asservie par tous et toutes, y compris soi-même bien sûr, c’est violent. Je pense avoir été assez humiliée et brisée pour pouvoir tuer quelqu’un, un agresseur, froidement et sans le moindre regret. C’est violent? Je ne pense pas. Et je pense que « il existe d’autres solutions » ça n’existe pas quand on est passé par tout et que c’est la seule qui reste pour survivre: être violent. Dans les cas dont je parle, la violence est la seule issue. Chacun-e a ses limites, on ne peut pas hiérarchiser ce qui justifie qu’on utilise la violence ou non pour se défendre. Essayez de faire de la psychologie avec un mur. Le mur ne comprendra pas autre chose qu’un coup de masse.

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  12. « Il y a un moment où il faut sortir les couteaux.
    C’est juste un fait. Purement technique.
    Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez-vous à sa place.
    Ce n’est pas son chemin.
    Le lui expliquer est sans utilité.
    L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme un langage mais comme un bruit. C’est dans la définition de l’oppression.
    En particulier les « plaintes » de l’opprimé sont sans effet, car naturelles. Pour l’oppresseur il n’y a pas d’oppression, forcément, mais un fait de nature.
    Aussi est-il vain de se poser comme victime : on ne fait par là qu’entériner un fait de nature, que s’inscrire dans le décor planté par l’oppresseur.
    L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intellectuel) n’entend pas mieux.
    Car même lorsque les mots sont communs, les connotations sont radicalement différentes. C’est ainsi que de nombreux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance. Ou : divertissement-corvée. Ou : loisir-travail. Etc. Allez donc causer sur ces bases.
    C’est ainsi que la générale réaction de l’oppresseur qui a « écouté » son opprimé est en gros : mais de quoi diable se plaint-il ? Tout ça, c’est épatant.
    Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.
    Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.
    Peu importent le caractère, la personnalité, les mobiles actuels de l’opprimé.
    C’est le premier pas réel hors du cercle.
    C’est nécessaire. » Christiane Rochefort

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  13. Encore une fois, j’ai comme un sentiment désagréable après la lecture de cet article.

    j’espere (malheureusement) que la persécution ne se limitait pas à ces quelques réflexions. Je peux comprendre la persécution au travail, mais pour moi ça n’est pas ça. Mon curseur accepte certainement beaucoup plus de choses que le votre, ou alors je m’en fou tout simplement !

    Votre collègue trouve votre robe moche, et alors ?
    S’il avait été une femme, ça serait mieux passé peut être ? Il/elle aurait eu le droit de donner son avis ?

    les hommes ne sont pas des femmes. Nous sommes très différents, mais on peut se comprendre et s’aimer quand même

    Quant au commentaire qui dit que les riches on s’en fou, ça m’écœure. Je ne suis pas riche, mais je ne suis pas pauvre, et j’ai tout le temps l’impression de devoir m’en excuser !
    J’ai la chance d’avoir un travail qui me permet de vivre décemment sans pour autant vivre dans le luxe et l’exubérance. Je suis consciente de ma chance.
    Mais je n’ai pas les moyens de me re payer une bagnole qu’on aurait cramé.pas plus que je n’ai les moyens de me prémunir contre le viol, le harcèlement au travail ou dans la rue.

    C’est là que je rejoins vos dessins, car effectivement certaines choses doivent changer, pour autant, je ne pense pas que la violence, qu’elle soit écrite, dessinée ou actée n’est jamais une solution

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